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    Enquête

    Un Gadiri au siège de l'ONU à New York

    Par L'Economiste | Edition N°:502 Le 07/05/1999 | Partager

    Lahsen Mazouz, un interprète assermenté d'Agadir, occupe depuis le mois d'avril dernier le poste de traducteur-rédacteur à l'ONU.
    Pour arriver là, M. Mazouz dit avoir passé de nombreux examens, plusieurs concours et attendu très longtemps.
    Le bac en poche, il s'inscrit à la Faculté de Lettres de Marrakech pour préparer un Deug d'anglais. Il l'obtient en 1985 et poursuit son parcours estudiantin à l'Ecole d'Interprétariat de Tanger. Il était loin de s'imaginer à cette époque qu'un jour il transcrirait de sa plume les plus célèbres conventions mondiales.
    Comme beaucoup de nouveaux diplômés, le chômage le guette à la sortie de l'Institut. Il restera sans emploi pendant un an. Las d'oisiveté, il se suffit alors d'un poste d'agent d'exploitation à l'ONDA (Office National des Aéroports), mais reste à l'affût de tout avis de recrutement qui lui offrirait un avenir meilleur.
    En 1992, la chance lui sourit enfin. Informé par un avis médiatique des Nations Unies, il participe à un concours international pour le recrutement de traducteurs-rédacteurs de procès verbaux. Il le réussit brillamment, mais ce n'est pas fini, car ce premier barrage franchi lui permet seulement d'accéder à une formation dispensée à l'Institut de Tanger par des encadrants de l'ONU. Celle-ci sera sanctionnée par une dernière épreuve que M. Mazouz remportera haut la main.
    Toutefois, malgré ce succès, il ne peut exercer tout de suite sa fonction, il doit attendre, car il n'y a pas de postes vacants dans l'immédiat. Nous sommes en 1993 et les années passent. Pour ne pas perdre la main il travaille tout d'abord en free-lance et finit par s'installer en tant qu'interprète assermenté de la place.
    "Je n'avais pas perdu espoir, car je savais qu'un jour je serai appelé pour occuper ma fonction", dit-il. Et il avait raison. Cette année, après six ans d'attente, il est convoqué par l'ONU pour effectuer un stage de deux ans au siège à New York. A l'issue de cette période, il rejoindra son poste définitif à Adis-Abéba en Ethiopie au siège de la Commission Economique pour l'Afrique.

    Malika ALAMI

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