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Un complexe touristique en projet à Saïdia

Par L'Economiste | Edition N°:507 Le 14/05/1999 | Partager

· Une enveloppe de 500 millions de DH pour un site balnéaire sur 65 hectares à 6 km de Saïdia

· Objectif, drainer un tourisme international et faire du Maroc oriental une destination de découvertes


Du sable doré, des randonnées à cheval ou en 4x4, des parties de chasse, de la thalassothérapie, une résidence ou un appartement de vacances sur mesure, le tout taillé dans du tout fait. C'est ce package que veut réaliser un investisseur belge à Saïdia.
Baptisé «Borj Saïdia», le site touristique sera aménagé à 6 km de cette ville sur un terrain des Domaines de l'Etat de 65 hectares, acquis par décret en février 1999. Montant de l'investissement: 500 millions de DH.
L'idée de ce projet n'est pas récente. Elle remonte à la fin de l'année 1992. Natif de la ville de Saïdia, M. Manuel Dar Hadef, président-directeur général de la société promotrice, Borj Saïdia Project, créée il y a près d'un an, décide de revenir dans sa ville natale après plusieurs années passées en Belgique.

«Ce projet est pour moi la réalisation d'un rêve, celui de faire connaître une superbe région, d'une grande richesse zoologique, mais surtout de la développer», explique-t-il. Pour lui, il est temps que cette côte, trop longtemps laissée en veilleuse, ressorte et qu'elle prenne sa place dans le tourisme marocain et international. Borj Saïdia sera, selon M. Dar Hadef, un projet pionnier dans la région. Le site, argumente-t-il, se situe le long de la rocade méditerranéenne, à 800 m du port de Saïdia, à la même distance de Nador et d'Oujda et non loin de l'enclave de Mélilia.
Le promoteur est actuellement en pourparlers avec des partenaires financiers locaux et étrangers, dont les noms n'ont pas été révélés. «Nous sommes en train de constituer le tour de table pour donner le coup d'envoi à la réalisation de Borj Saïdia», explique M. Dar Hadef.
Une fois cette opération réalisée, les appels d'offres des différents corps de métiers seront lancés et les premiers coups de pioche devront être donnés vers l'automne prochain. Selon les clauses du cahier des charges, le site devra être construit en plusieurs phases de 18 mois chacune.

Train hôtel


Dans le détail, à côté des 65 hectares, sur la zone tampon entre le projet et le Site d'intérêt biologique, 32 ha seront dédiés à un golf de 9 trous. Le site comprendra également un hôtel 5 étoiles de 80 chambres. Y seront reliés 817 villas (de 150, 300 et 500 m2 de surface de terrain), et 50 appartements (110 m2). Tout autour se grefferont notamment un aquaparc, un centre commercial, des restaurants et cafés, une mosquée, des espaces de jeux pour enfants, un parking. De plus, cinq stations d'épuration seront installées au sein du complexe.
Afin de permettre à ce village touristique de fonctionner toute l'année, le complexe hôtelier visera le touriste étranger, en particulier européen et regroupera entre autres diverses activités. Il s'agit ainsi d'un centre de thalassothérapie, d'un club d'équitation avec randonnées vers l'intérieur des terres et les berges de la Moulouya, des raids avec 4x4 vers le Sud (Figuig et régions) ou vers les zones montagneuses (Taforalt, Zegzel...). Ces randonnées à cheval ou raids en 4x4 s'accompagneront de parties de chasse, battue de sanglier ou pêche. L'amphithéâtre et les salles de congrès seront utilisés pour des séminaires, des réunions et autres manifestations. Les restaurants et les cafés seront ouverts pendant toute l'année.

Par ailleurs, le projet Borj Saïda vient avec une idée «nouvelle», celle de créer un train hôtel d'Oujda à Bouarfa permettant aux touristes étrangers de découvrir la région sud de l'Oriental. Ce train, explique M. Dar Hadef, pourrait contribuer à développer les régions traversées (Guenfouda, Aïn Béni Mathar, Tandara, Bouarfa et Figuig) et créer un nouveau type de tourisme méconnu dans la région, le sur-mesure. Et le promoteur mise sur le boom de l'incentive et des conventions et autres voyages d'entreprises.
Au total, le site emploiera près de 150 personnes, dont 100 pour le complexe hôtelier et 50 pour la maintenance et la sécurité. En haute saison, les emplois atteindraient environ 250 personnes.
Aujourd'hui, des opérations de prospection pour la commercialisation des villas et des appartements sont menées auprès d'une population-cible: les locaux, les étrangers et les ressortissants marocains résidant en Europe, particulièrement en Belgique et en Hollande.


D'autres projets dans le pipe


Autre le site touristique de Borj Saïdia, M. Manuel Dar Hadef travaille sur d'autres projets.
Il en est ainsi de la création d'un site industriel papetier valorisant l'alfa. Sur les 9 millions d'hectares dans le monde, le Maroc en compte près de 3,2 millions. Cette ressource naturelle renouvelable annuellement, pour sa grande majorité concentrée dans la région de l'Oriental, reste encore très peu exploitée.
Une étude de préfaisabilité a été menée il y a un peu moins d'un an par des experts étrangers et a abouti, explique M. Dar, à «la nécessité de réaliser une étude de faisabilité complète et détaillée pour l'implantation d'un projet industriel». Ce dernier comprendrait trois unités. La première concernerait la pâte à papier et papier, la deuxième la production de cordage biodégradable et de crin et la troisième unité serait dédiée à la fabrication de briquettes d'énergie à partir des déchets d'alfa.
«Ce projet pourrait être une des solutions à la reconversion de la ville de Jerrada et donnerait un coup de fouet au développement de la région», estime M. Dar Hadef. En effet, ajoute-t-il, ce site pourrait permettre la création de 2.500 à 3.000 emplois dont 500 à 600 sur le seul site industriel et le reste pour la cueillette notamment.
Autre projet en phase d'étude, l'installation de sites de «déballastage», ou de vidange des bateaux de tout type. Ecologiques, ces sites permettront de récupérer les résidus des vidanges, les traiter et les transformer pour une partie en pétrole et pour l'autre en engrais pour l'agriculture à partir des déchets solides.

Meriem OUDGHIRI

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