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UGTM: L’après-Afilal se dessine

Par L'Economiste | Edition N°:2199 Le 24/01/2006 | Partager

. Un congrès national extraordinaire dimanche prochain. Mohamed Benjelloun El Andaloussi principal candidat à la succession Abderrazak Afilal jette l’éponge. Il démissionne de son poste de secrétaire général de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM). Dans la foulée, il se retire également du parti de l’Istiqlal. L’annonce de ce renoncement, qu’Afilal a confirmé à L’Economiste, a été faite dimanche 22 janvier. Elle met fin à plusieurs mois de bras de fer entre ses partisans et ses détracteurs. Cette démission intervient après l’occupation du siège central du syndicat à Casablanca, samedi dernier, par les membres et les sympathisants du mouvement réformateur. Les raisons de son départ tiennent également à son état de santé, jugé faible, et sa volonté d’en finir avec les tensions ayant marqué la vie de la centrale ces derniers temps. Au sein des opposants, on est loin d’être soulagé. Pour Mohamed Larbi Kabbaj, membre du mouvement réformateur, cette démission est une solution pour l’ancien secrétaire général, et non pas pour l’UGTM. «Nous sommes désolés de voir Afilal sortir de cette manière, mais il est le seul responsable de cette situation. Nous avons tout fait pour dépasser la crise que traversait la centrale. Mais son acharnement a bloqué toutes les issues possibles». Secrétaire général de la Fédération autonome de l’enseignement, affiliée à l’UGTM, et tête de pont du mouvement anti-Afilal, Mohamed Benjelloun El Andaloussi va dans le même sens. «Ce n’est pas la tête d’Afilal que nous voulions. Notre objectif était de l’amener à croire en la légitimité de notre démarche. Lui, persistait à croire que l’UGTM se limitait à sa personne». Pour lui, il est inconcevable que, 40 ans après sa création, le syndicat est toujours noyé dans des problèmes juridiques à cause de la gestion d’Afilal. «Le pays change. Et le temps des leaderships est révolu. Désormais, c’est aux institutions de dire leur mot. Afilal a choisi de nous faire revenir des années en arrière. Face à notre refus, il s’est retiré», ajoute El Andaloussi. Ces propos tranchent avec la volonté clairement exprimée auparavant par les opposants d’écarter Afilal. Rappelons que ce dernier a fait l’objet en 2005 de plusieurs tentatives de limogeage. Dans tous les cas, l’après-Afilal se dessine d’ores et déjà. «Nous tenterons de reconstruire l’UGTM sur des bases solides et transparentes», affirme Kabbaj. Le souci de transparence se traduit par la conférence de presse que tiendra le mouvement réformateur dans la matinée de ce mardi au siège de la centrale. Un congrès national extraordinaire est également programmé pour dimanche prochain, 29 janvier. Objectif: élire un nouveau bureau exécutif et un autre secrétaire général, provisoires, en attendant le Congrès national ordinaire l’année prochaine. «Nous chercherons, idéalement, à nous mettre d’accord pour désigner un nouveau secrétaire général. Sinon, nous procéderons par les moyens démocratiques à en élire un», explique Kabbaj. Et de lancer un appel «à tous nos frères éconduits par Afilal de rejoindre de nouveau la centrale. Maintenant, et plus que jamais, celle-ci a besoin de ses hommes». El Andaloussi reste le principal candidat à la succession d’Afilal. «Si on fait appel à moi, j’accepterais», dit-il. En attendant, la démission d’Afilal du parti de l’Istiqlal soulève plus d’une interrogation. Pour le syndicaliste démissionnaire, ce retrait est une manière de dénoncer ce qu’il qualifie de «conspiration», complotée contre lui par le mouvement réformateur et certains dirigeants du parti. A commencer par le secrétaire général de l’Istiqlal. «C’est Abbès El Fassi qui a orchestré l’occupation du siège central», affirme Afilal. Contacté par L’Economiste, le mis en cause est resté injoignable. Mais, pour El Andaloussi, l’explication est ailleurs. Elle tient au refus du parti de «couvrir» Afilal dans l’affaire du projet immobilier Hassan II, dans laquelle il est cité en sa qualité d’ex-président de la commune de Aïn Sebaâ. «Il est inconcevable de demander à un parti, qui plaide pour l’indépendance de la justice, de se mêler à cette affaire. Si Afilal est innocent, c’est à la justice de le dire. Vouloir impliquer tout un parti, qui a ses principes et fondamentaux, est inadmissible. S’en retirer pour une telle considération l’est davantage», déclare El Andaloussi.Pour Afilal, c’est Abbès El Fassi qui a orchestré l’occupation du siège central du syndicat à Casablanca par le proclamé mouvement réformateur. Ce qui explique sa démission de l’Istiqlal.Tarik QATTAB

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