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Economie Internationale

UE: Pas encore d'accord sur le financement de la PAC

· 50% du budget pour la Politique Agricole Commune

Par L'Economiste | Edition N°:441 Le 11/02/1999 | Partager

Statu quo suite à la rencontre qui a réuni les quinze ministres des Finances pour un accord sur le financement de l'UE, notamment sur la question du déplafonnement des dépenses agricoles qui représente près de la moitié du budget de l'Union.

Les ministres européens des Finances n'ont pas de progrès importants sur la réforme du financement de l'Union Européenne (UE), alors qu'ils se réunissaient en début de semaine.
Ils n'ont pas obtenu d'accord de principe sur le plafonnement des dépenses agricoles, contrairement aux objectifs affichés de la présidence allemande.
L'Agenda 2000 comprend, rappelons-le, la réforme de la politique agricole commune (PAC), des fonds d'aide aux pays les plus pauvres et une nouvelle répartition des charges budgétaires.
D'après le ministre français de l'Economie et des Finances, "chaque ministre s'est contenté de défendre ses propres positions". Cependant, une majorité des pays membres de l'UE ont toutefois confirmé qu'ils étaient favorables à un plafonnement des dépenses agricoles européennes à un niveau proche de 40,5 milliards d'Euros (441,5 milliards de DH) par an, pour la période allant de 2000 à 2006.
L'Espagne, le Portugal et la Grèce, principaux bénéficiaires de l'aide européenne, refusent toujours cette stabilisation des dépenses agricoles qui se traduirait par une forte réduction des aides directes à leurs agriculteurs.
Le problème du cofinancement partiel de la PAC par les Etats-membres pose également problème. L'Allemagne, l'Italie et la Finlande insistent toujours sur cette idée, rejetée avec virulence par la France.
Les Britanniques sont également pour ce cofinancement partiel de la PAC par les Etats membres. Mais ils militent surtout pour "une réforme agricole radicale" dans laquelle la compensation des baisses de prix par des aides directes serait très limitée dans le temps.
Une assemblée des ministres européens des Affaires Etrangères va essayer de rapprocher les points de vue le 21 février, à la veille du "marathon agricole" chargé de boucler la réforme de la PAC.
Les Quinze s'étaient fixé comme objectif de trouver un accord global sur l'Agenda 2000 lors d'un sommet européen spécial les 24 et 25 mars à Berlin.
Pour rappel, cet Agenda 2000 comprend, outre la réforme de la PAC, la réforme des aides aux régions européennes les plus pauvres et une nouvelle répartition plus équitable des charges budgétaires entre les pays membres de l'UE.


En quoi consiste cette réduction?


L'agriculture européenne représente à elle seule la moitié du budget européen, soit à l'heure actuelle environ 40 milliards d'Euros (436 milliards de DH) pour huit millions d'agriculteurs européens.
Plusieurs pays, dont la France, la Grande-Bretagne et la Suède, proposent une dégressivité des aides directes versées aux agriculteurs européens pour réduire de manière conséquente les dépenses agricoles.
Pour la France particulièrement, cette réduction pourrait se faire en diminuant de plus de 10 milliards d'Euros (10,9 milliards de DH) pour la période 2000-2006 les aides directes versées aux agriculteurs européens.
L'Allemagne soutient ces propositions sans abandonner l'idée du cofinancement partiel de la PAC par les Etats membres. Paris s'est opposée à cette proposition de la Commission européenne. Selon elle, il ne s'agirait pas d'une véritable réforme, mais d'un simple transfert qui aboutirait à une renationalisation progressive de la PAC.
Rappelons que, pour l'Allemagne, l'ancien chancelier Helmut Kohl avait réclamé une diminution de l'ordre de 3,5 milliards d'Euros (environ 38,15 milliards de DH) par an de la contribution allemande. Le nouveau gouvernement de Gerhard Schroeder se contenterait de la moitié.

Wissal SEGRAOUI

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