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Economie Internationale

UE-Amérique latine: Un sommet pour le libre-échange

Par L'Economiste | Edition N°:537 Le 25/06/1999 | Partager

· Négociations sur les produits soumis à des barrières douanières

· Accords de coopération dans les domaines de l'éducation, de la culture et des sciences

· Une structure commerciale traditionnelle


L'Union Européenne est aujourd'hui le deuxième partenaire commercial de l'Amérique latine et des Caraïbes, après les Etats-Unis et avant le Japon. Elle est le premier partenaire commercial des pays membres du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay).
Pour intensifier leurs relations commerciales et entamer des négociations sur les produits soumis à des barrières tarifaires, 48 chefs d'Etat des deux blocs se rencontrent aujourd'hui lundi 28 mai et demain mardi à Rio de Janeiro, sous la coprésidence du Mexique et du Brésil.
Il est prévu de lancer la première phase de négociations rapides sur les produits tarifaires, un premier pas pour la création d'une zone de libre-échange Mercosur-UE. D'après M. Manuel Martin, vice-président de la Commission Européenne, "les Quinze se donneront ainsi les moyens de contrer les Etats-Unis très présents dans cette zone".
Le sommet de Rio sera en outre l'occasion pour l'UE de proposer à l'Amérique latine et aux Caraïbes "un nouveau partenariat pour le XXIème siècle". Les relations économiques et commerciales y seront discutées, mais également l'éducation, la culture et la politique.
A l'issue du Sommet, deux documents doivent être adoptés: "une déclaration de Rio" et une "liste de priorités d'action".

Les relations commerciales entre les deux régions restent toutefois traditionnelles. Les importations de l'UE se concentrent sur les matières premières, tandis que ses exportations sont dominées par les produits manufacturés.
A ce sujet, le Président du Brésil, M. Fernando Henrique Cardoso, a fait part de sa volonté de changer cette situation. "Notre priorité est de promouvoir un échange ouvert, sans entraves et diversifié avec l'UE. Le Sommet de Rio peut représenter un moment de renversement du processus injuste et déséquilibré qui affecte les marchés émergents appelé globalisation asymétrique". Et d'ajouter que, "de 1990 à 1997, les importations en provenance de l'UE ont augmenté de 340%, tandis que la croissance de nos ventes vers ces pays n'a été que 30% seulement". L'Union Européenne a beaucoup augmenté au cours des dernières années l'IDE (investissement direct étranger) à destination de cette région. Elle arrive en seconde position derrière les Etats-Unis mais loin devant le Japon. Par ailleurs, elle est son premier bailleur d'aide publique au développement bilatéral. Comme pour tous ses partenaires en développement, l'Union assortit cette aide à "une clause démocratique" prévoyant le respect des principes démocratiques et des droits de l'Homme.


 

15 millions de Dollars pour relifter Rio


A l'occasion de la tenue du Sommet de Rio, la ville s'est offert un "lifting" de quinze millions de Dollars pour cacher sa misère. Elle a tenté ainsi de cacher quelque 600 bidonvilles où vivent près du quart de ses habitants. Mendiants, enfants des rues et marchands ambulants ont été retirés des rues, une attitude vivement critiquée par certaines organisations humanitaires. Quelque 7.000 hommes dont 3.200 soldats ont été mobilisés pour assurer la sécurité. Plus de 6.500 arbres ont été replantés, les bords de mer repavés, une immense salle de presse construite et 11 parkings préparés pour recevoir les voitures officielles. Le coût des travaux d'infrastructure, du dispositif de sécurité et de la décoration des chambres d'hôtel s'est élevé à quelque 15 millions de Dollars, financés par le gouvernement et des entreprises privées.

Nadia BELKHAYAT (AFP)

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