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Turquie: Ralentissement des négociations d’adhésion

Par L'Economiste | Edition N°:2421 Le 13/12/2006 | Partager

. Ankara sanctionnée pour son refus d’ouvrir ses ports et aéroports aux Chypriotes grecsLes ministres européens des Affaires étrangères ont trouvé, lundi 11 décembre, un accord à l’arraché pour ralentir les négociations d’adhésion à l’UE de la Turquie, évitant ainsi aux dirigeants européens un sommet qui s’annonçait difficile jeudi et vendredi 15 décembre.«La présidence finlandaise est arrivée à un compromis sur une position commune de l’UE sur les négociations d’adhésion de la Turquie», a indiqué la présidence, déjouant ainsi les pronostics des analystes qui jugeaient un accord improbable lundi. L’accord des 25 comporte plusieurs points, a expliqué la ministre française des Affaires européennes, Catherine Colonna.Les 25 se sont, d’une part, entendus pour suspendre 8 des 35 chapitres qui jalonnent les négociations d’adhésion à l’UE, ralentissant de facto la marche de la Turquie vers l’Union, déjà prévue pour durer 10 ou 15 ans.Ils ont aussi décidé de ne conclure aucun autre chapitre de négociations tant que la Turquie n’accepterait pas d’ouvrir ses ports et aéroports au trafic chypriote grec, son refus sur ce point étant à l’origine de la sanction des 25.Ils ont également trouvé un compromis pour réévaluer «si nécessaire» tous les ans, jusqu’en 2009, les progrès que pourrait effectuer la Turquie, sanctionnée lundi pour son refus d’ouvrir ses ports et aéroports aux Chypriotes grecs.Enfin, ils sont d’accord pour dégeler les chapitres suspendus «à tout moment» en cas de progrès turcs.Avec cet accord, les ministres évitent à leurs chefs d’Etat et de gouvernement un sommet qui s’annonçait épineux jeudi et vendredi à Bruxelles. Si l’accord n’était pas intervenu, ils risquaient de passer le plus clair de leur temps à se disputer sur la Turquie, dont la perspective d’adhésion à terme à l’UE divise profondément les 25.Cette décision de ralentir les négociations d’adhésion constitue une «injustice» pour Ankara, a estimé mardi 12 décembre le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. «Malgré toute notre bonne volonté, la décision du Conseil (des ministres des Affaires étrangères) de l’UE est malheureusement une injustice pour la Turquie», a-t-il déclaré. Il a cependant souligné que son gouvernement irait de l’avant «avec la même détermination» dans le processus des réformes nécessaires pour mettre son pays en conformité avec les normes européennes.Dans une tribune publiée lundi dernier dans l’International Herald Tribune, le  ministre turc des Affaires étrangères a prévenu les 25 des «conséquences» d’un «déraillement» des négociations d’adhésion de son pays. La Turquie «deviendra bientôt la 6e économie européenne», a fait valoir Abdullah Gül. «Ce n’est pas le moment d’utiliser des prétextes pour faire dérailler (son) processus d’adhésion». Synthèse L’Economiste

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