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Tunisie: Merci Bourguiba!

Par L'Economiste | Edition N°:2730 Le 07/03/2008 | Partager

. La femme a bénéficié très tôt du Code de statut personnel. Le planning familial dès les années 60Dans les hôtels tunisiens, le personnel, en majorité féminin, affiche la politesse de rigueur. Les «bonjours» des femmes de ménage, tout en baissant immédiatement le regard, en disent long sur leur professionnalisme. Si cette démarche s’inscrit dans les procédures du travail, elle force le respect en tenant à distance les «malintentionnés». Dans les rues ou ailleurs, les femmes ne sont pas harcelées. Les hommes ne se hasardent pas à leur lancer ces formules vulgaires bien de chez nous. D’ailleurs, le Code pénal, en matière d’atteintes aux bonnes mœurs, réprime le harcèlement sexuel.Il est incontestable que, sur le chapitre de la femme, la Tunisie a été pionnière. L’ancien président Habib Bourguiba a été un visionnaire en misant sur la promotion de la femme avec la promulgation du Code de statut personnel avant même la Constitution. Le père de la nation avait enclenché le processus avec l’instauration du planning familial au début des années 60. Les pouvoirs publics ont alors encouragé la limitation des naissances, en s’appuyant sur la généralisation et la gratuité d’un système de santé. La polygamie étant interdite, les femmes ont eu davantage de liberté. Dans ce pays, la répudiation n’existe pas. Tout passe par le divorce civil. La Tunisie ne s’est pas limitée à produire des textes, elle a veillé à leur mise en application. Et c’est là l’aspect le plus important.La généralisation de l’enseignement n’a pas été un vain mot. Aujourd’hui, 99% des Tunisiennes âgées de 6 ans sont scolarisées. Dans l’enseignement secondaire, la proportion des filles atteint 53,3% , tandis que dans le supérieur, ce taux arrive à 59%. Et ce n’est un secret pour personne que de dire que l’instruction de la mère se mesure à l’éducation de ses enfants. La classe moyenne représente entre 65 et 70% de la société. Il n’y pas de grandes disparités dans le logement ou encore dans le parc de voitures. Les fondations mises en place, l’actuel président Zine El Abidine Ben Ali a tenu à les renforcer. «La femme tunisienne constitue aujourd’hui le symbole de la modernité et le garant de l’authenticité de notre peuple, en même temps qu’un des piliers de la République, la notion de citoyenneté ne pouvant être complète sans la citoyenneté de la femme», martelait-il en juillet dernier. . Le quart de la population activeD’ailleurs, un amendement du statut personnel a été promulgué la semaine dernière. Il accorde aux femmes qui ont la garde des enfants en cas de divorce, le droit de conserver la maison, en plus de la pension alimentaire. Auparavant, un amendement visait à durcir les sanctions encourues en cas de violence conjugale. Ce texte considère les liens matrimoniaux comme des circonstances aggravantes mais laisse la porte ouverte à la réconciliation et au pardon. De son côté, dans le monde du travail, les femmes constituent près du quart de la population active tunisienne. D’ailleurs, près de 18.000 femmes sont chefs d’entreprise. D’une manière générale, les taux de représentation féminine sont significatifs sur le plan institutionnel. Ainsi, elles représentent 32% des conseils régionaux, 27,4% des conseils municipaux et 25% du Conseil constitutionnel. A la Chambre des députés, elles sont 22,7% et 13,3% au Conseil supérieur de la magistrature. Dans certains secteurs d’activité, elles sont majoritaires. En effet, elles représentent 72% des pharmaciens, 51% du corps enseignant du primaire, 48% du secondaire, 42% du corps médical, 34% des journalistes et 29% des magistrats.Le Code de la nationalité n’est pas en reste. En effet, la mère tunisienne mariée à un non-Tunisien peut également accorder sa propre nationalité à son enfant, sous réserve de l’accord du père. Depuis un amendement de 2002, la seule déclaration de la mère suffit pour qu’un enfant obtienne la nationalité tunisienne, et ce en cas de décès du père ou lorsque ce dernier est juridiquement en état d’incapacité. D’autres mesures sont venues renforcer le statut de la femme dans la société. C’est le cas de l’unification des critères d’octroi des avantages en matière de couverture sociale entre les secteurs privé et public, de manière à garantir l’égalité entre les deux sexes.En janvier 2007, la Tunisie a introduit un régime spécial au profit de la mère, lui permettant de travailler à mi-temps et de percevoir les deux tiers de son salaire tout en gardant la plénitude de ses droits à la retraite et à la couverture sociale. Mohamed CHAOUI

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