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Culture

Trois femmes marocaines décorées de la Légion d’Honneur

Par L'Economiste | Edition N°:1659 Le 10/12/2003 | Partager

. Najat M’Jid, Hakima Himmich et Amina Benkhadra, trois profils différents. Cette distinction est attribuée aux mérites éminents tant français qu’étrangersNajat M’Jid, présidente de l’Association Bayti, Hakima Himmich, présidente de l’Association marocaine de lutte contre le sida (ALCS) et Amina Benkhadra, directrice générale de l’Onarep (Office national de la recherche et des études pétrolières). Ces trois femmes ont été décorées de la Légion d’Honneur lundi 8 décembre 2003 par l’ambassadeur de France au Maroc, Frédéric Grasset. Et ce, au nom du Président de la République française, Jacques Chirac. Trois femmes aux parcours fondamentalement différents, exerçant dans des domaines que rien ne semble rapprocher mais qui ont toutes oeuvré pour une juste cause. C’est d’ailleurs là une des raisons pour lesquelles elles ont été choisies par le Président de la République Française, seul habilité à décerner la Légion d’Honneur. C’est aussi «parce qu’elles sont un symbole de la coopération partagée et harmonieuse entre la France et le Maroc», déclarera l’ambassadeur Grasset lors de la cérémonie offerte à l’occasion. Le diplomate aura beaucoup insisté sur le «courage» dont font preuve ces femmes, chacune à sa manière. Amina Benkhadra pour avoir travaillé dans un monde «presque exclusivement réservé aux hommes», celui des mines en l’occurrence. Elle a aussi, tout au long de son parcours à l’Onarep et au GPRM (groupement pétrolier de recherches minières), piloté de nombreux projets dans le cadre de la coopération maroco-française. C’est pour «son travail de la terre marocaine», dira Frédéric Grasset, qu’elle fut décorée d’un des plus prestigieux insignes de la République Française. Pour elle, cette décoration qui «réchauffe le cœur» est également l’expression d’une coopération fructueuse, facteur d’enrichissement mutuel aussi bien entre le Maroc et la France qu’entre les pays des deux rives de la Méditerranée, de façon plus globale. Dans un tout autre registre, Najat M’Jid, a «aussi gagné l’attention de la France». Cette fervente militante dans l’action sociale, connue surtout pour la création de Bayti, un des tout premiers refuges pour les enfants de la rue, est également médecin et militante pour «la dignité de l’ être humain». C’est à L’Heure Joyeuse, l’association présidée actuellement par Leïla Cherif, qu’elle fait ses débuts dans la vie associative marocaine. Elle la quittera pour créer Bayti, à l’heure où parler des enfants de la rue au Maroc était encore un sujet tabou. C’est cette situation inadmissible qui l’incite à mener quotidiennement, avec son équipe, le dur combat de réinsertion des jeunes avec lesquels elle dit «partager la reconnaissance de l’Etat français». Troisième femme à avoir reçu cette décoration, Hakima Himmich, présidente de l’ALCS, par ailleurs médecin et chercheuse. Grasset dira d’ elle qu’ elle est de ceux «dont l’action mérite non pas d’ être citée mais de ne surtout pas être oubliée. Elle est un digne représentant du décryptage de la médecine de la société». Himmich est également connue pour le courage dont elle a fait preuve en portant sur la scène publique le problème du sida, au moment où la société refusait d’admettre même l’existence de la maladie. Celle qui s’est consacrée passionnément à son métier avoue avoir voulu, si le destin en avait décidé autrement, être une militante des droits des femmes et déclare «devoir beaucoup à la France en termes de formation et de soutien à la lutte contre le fléau».


Bicentenaire

Cette année, la France célèbre le bicentenaire de la création de l’Ordre national de la Légion d’Honneur. C’est en effet Napoléon Bonaparte qui, par un décret en date du 19 mai 1802, crée le premier ordre national pour récompenser les militaires. Plus tard, cette récompense sera étendue aux Français et étrangers aux «mérites éminents». Ces distinctions sont en effet «destinées à récompenser des personnes en reconnaissance de leurs mérites personnels ou professionnels constatés dans leurs actes ou leurs œuvres, pour la défense d’une cause au service de la collectivité, ou dans des domaines particuliers». Le Président de la République est le grand Maître de l’Ordre. Les nominations ou promotions dans la Légion d’Honneur sont faites par le Président de la République sur proposition des ministres. Toutes les propositions pour la Légion d’Honneur concernant des étrangers sont transmises par le ministre compétent au ministre des Affaires Etrangères, qui a charge de les présenter au Conseil de l’Ordre. L’Ordre national de la Légion d’Honneur est la plus élevée des distinctions nationales. Amale DAOUD

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