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Très riches banques!
Services bancaires: Le «tout payant» devient la règle

Par L'Economiste | Edition N°:2733 Le 12/03/2008 | Partager

. Peu de prestations échappent aujourd’hui au paiement. Encore des progrès sur la transparence de la tarificationVous êtes sorti en trombe de chez vous le matin et vous avez oublié d’amener votre chéquier. Si vous passez à votre agence bancaire pour retirer un peu d’argent, il vous faudra recourir au chèque-guichet. Cela vous coûtera entre 20 et 30 dirhams selon l’établissement. Si vous réglez par ailleurs votre abonnement GSM par virement automatique, vous recevrez tous les mois la confirmation du paiement, mais aussi votre relevé mensuel qui retrace la même opération. Au titre des frais d’envoi du courrier vous avisant du règlement, vous vous acquitterez de 11 dirhams. Idem lorsque votre banque vous adresse une confirmation par voie postale de la réception de votre salaire. Tous les moyens sont bons pour gagner de l’argent de la part des banquiers. Il y a de moins en moins d’opérations gratuites contrairement à ce que soutiennent les banques qui mettent en avant une concurrence que la clientèle particulière ne voit pas du tout. De la demande spontanée d’un relevé au guichet de votre agence à la certification d’un chèque, la quasi-totalité des services est aujourd’hui payante. Et si l’on en juge par nos investigations, très peu d’établissements sont prêts à jouer la carte de la transparence sur la tarification des services. Cette opacité est constamment critiquée par les autorités monétaires. D’ailleurs, le gouverneur de la Banque centrale ne cesse de rappeler à l’ordre les banques sur la lisibilité des tarifs des services au client, petit ou grand, particulier ou professionnel. Lors d’une tournée dans quelques agences à Casablanca, L’Economiste a eu beaucoup de mal à accéder à la grille des tarifs censée être publique. Dans les grandes banques européennes, ce document est systématiquement remis au client. La tendance lourde aujourd’hui est à la généralisation du paiement du moindre service. Le chéquier et le retrait (à l’agence de domiciliation) sont deux rares «gratuités» dans le package des prestations bancaires. C’est d’ailleurs l’argument que brandit la profession pour rejeter toute idée de rémunération des dépôts à vue. Dès l’ouverture du compte, la machine s’emballe. Les frais de tenue de compte observés dans les agences que nous avons sondées oscillent entre 30 et 60 dirhams par trimestre. Dans le premier cas, il s’agit du Crédit Agricole du Maroc et Attijariwafa bank, dans le second. Même la gratuité des versements en espèces est virtuelle: la banque retire 1,25 dirham de timbre pour le compte du Trésor. Pour les opérations de retrait, il est vivement conseillé de n’opérer qu’avec son agence de domiciliation. Sinon, il vous en coûtera au minimum 20 dirhams (avec passage obligatoire par un chèque-guichet). Les banques les plus chères facturent ce service 10 dirhams de plus. Retirer de l’argent d’un guichet automatique autre que celui du réseau de sa banque coûte 6 dirhams. Curieusement, la plupart des établissements appliquent le même tarif. Pendant ce temps, ils jurent tous que «le jeu de la concurrence est ouvert sur le marché». Pourtant, il est de notoriété publique qu’au sein du GPBM un deal non écrit existe sur certains points dont celui-là, entre autres. Certains banquiers l’affirment en aparté tout en relevant «que de plus en plus de banques ont fait voler en éclats ce type d’accords». Cela pouvait aller jusqu’à un accord tacite de non-agression sur les ressources humaines, notamment la restriction de la mobilité sectorielle des cadres supérieurs. Les mises à disposition, très utilisées pour leur côté pratique, font partie de ces opérations qui «margent» le plus pour les banques. La commission sur ce transfert est au minimum de 30 dirhams, mais elle peut atteindre 100 dirhams pour les plus chères. D’autres établissement appliquent un pourcentage sur la transaction, avec un minimum fixé à 0,025%. Pour l’encaissement de chèques, il convient de différencier entre un chèque émis au Maroc et vers l’étranger. Dans le premier cas, comptez en moyenne 10 dirhams. Pour les chèques émis vers l’étranger, il faudra s’acquitter d’une noria de commissions et de frais: commission d’encaissement, frais de dossier, récupération de frais d’envoi, etc. C’est soit un pourcentage de 0,1% soit 20 à 30 dirhams au titre de frais de transfert, en plus de «frais engagés» de 150 dirhams. Aussi, le rejet de chèque sera facturé entre 20 et 30 dirhams et le même montant pour les frais de recommandé. Pour les oppositions, le prix maximum appliqué est 100 DH.Pour les virements, les plus utilisés restent incontestablement le virement permanent, les virements vers l’étranger (pour les étudiants et les opérations d’export). Pour ces services, plusieurs frais sont prélevés: un pourcentage représentant les commissions de transfert (0,1%) ainsi que des charges engagées, (environ 150 DH). Pour les virements permanents, il faudra compter entre 10 et 30 dirhams.


Transparence

Entrée en vigueur en juillet 2006, l’obligation d’afficher les tarifs dans les agences est globalement respectée, mais peu de banques mettent à disposition de leurs clients leur grille tarifaire. En France, sous la pression des associations des consommateurs, les banquiers sont tenus de signer une convention de compte avec le client. Celle-ci garantit au consommateur plus d’informations sur les prix des services liés à la gestion d’un compte à vue: conditions générales sur les tarifs, l’ouverture, fonctionnement et clôture du compte. Elle comporte également le détail de tous les prix concernant votre compte de dépôt et son fonctionnement ainsi que le mode de calcul des intérêts débiteurs et les dates de valeurs, lorsqu’elles s’appliquent. Outre ces détails précis, la convention de compte contient des informations pratiques concernant la médiation, et notamment la marche à suivre pour régler un différend éventuel. M.A.B.

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