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Très riches banques!
L'ancrage africain de BMCE Bank
Entretien avec Jaloul Ayed, président du directoire de BMCE Capital

Par L'Economiste | Edition N°:2733 Le 12/03/2008 | Partager

. Le groupe veut se greffer à l’offensive chinoise sur le continent. Arriver à une quinzaine de représentations d’ici la fin de l’annéeLe bras armé du groupe bancaire sur le continent est Medi Capital Bank qui, depuis Londres, développe l’activité de banque corporate, d’investissement et de marché. Dans la banque commerciale, le partenariat avec Bank of Africa, dont le groupe est actionnaire de référence, lui assure un maillage important. L’objectif est d’arriver à 15 pays d’ici la fin de l’année et, à terme, être présent partout en Afrique.- L’Economiste: Quelle évaluation faites-vous de votre présence sur les marchés africains?- Jaloul Ayed: L’évaluation ne peut être que positive puisqu’en l’espace de quelques années seulement, BMCE Capital s’est affirmée comme une banque d’affaires de référence en Afrique de l’Ouest. Profitant de son quartier général à Dakar, elle a surtout travaillé sur des opérations au Sénégal, entre autres, le nouvel aéroport de la capitale, projet dans lequel BMCE Capital a été la banque-conseil et arrangeur du financement. C’est une expérience très positive qui nous a poussé à des ambitions encore plus importantes sur l’ensemble du continent.- En quoi consistent ces ambitions, justement?- Depuis plus de deux ans, nous avons commencé à réfléchir à une reconfiguration complète de notre présence à l’international pour aller vers la création d’une structure dédiée à l’Afrique. C’est ce qui a été fait avec Medi Capital Bank, filiale à 100% de BMCE Bank dotée de 200 millions de dollars de fonds propres. Medi Capital Bank a repris dans une première phase BMCE Paris, qui est historiquement la plus grande succursale du groupe à l’étranger. BMCE Paris est donc devenue une agence de Medi Capital Bank avec un passeport européen. Dans une seconde phase, la filiale espagnole de BMCE intégrera aussi le périmètre de Medi Capital Bank. Cette entité a pour mission de développer les activités de banque corporate, d’investissement et de marché sur l’ensemble du continent africain, mais aussi en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.- L’Asie, n’est-ce pas trop loin en plus des risques de dispersion?- Le point focal de notre activité reste l’Afrique. Les implantations que nous ouvrirons en Asie, soit à Shanghai ou à Hong-Kong, couvriront en priorité le continent africain. L’objectif n’est pas de développer l’activité en Asie, mais de sourcer des opportunités d’investissement, de financement ou de mise en relation entre partenaires de cette région et des opérateurs africains.- Peut-on imaginer des rapprochements avec des opérateurs chinois au vu de l’offensive actuelle de la Chine en Afrique?- C’est exactement cela notre idée. Nos voulons faciliter aux groupes, aux entrepreneurs et aux institutions financières chinois, l’accès au marché africain.- Il va falloir apprendre le mandarin et les méthodes de travail chinoises...- Vous savez, cela fait une dizaine d’années que notre groupe est présent en Chine, nous connaissons assez bien ce pays. Nous sommes l’une des rares banques africaines à avoir à ce jour une présence à Pékin.- Vous êtes aussi depuis cinq ans à Brazzaville. Comment s’y portent vos affaires?Il ne faut pas oublier que BMCE Bank a un historique probant, je dirais même glorieux en Afrique puisque nous avons remis sur pied, il y a plus de quinze ans déjà, la plus grande banque malienne, la Banque de développement du Mali qui était alors au bord de la faillite. Nous avons également pris une participation dans un établissement bancaire au Congo Brazzaville en 2003. La Congolaise des banques a été rapidement érigée en leader incontesté sur son marché. Pour ce qui est de BMCE Capital, à part l’implantation sénégalaise, nous finalisons actuellement notre installation au Cameroun. Par ailleurs, nous avons racheté une petite banque d’affaires en Tunisie, Axis Capital. Pour le futur, comme je vous l’ai dit, le cahier des charges de Medi Capital Bank consiste à développer les activités de banque corporate d’investissement et de marché en Afrique. Pour cela, plusieurs axes lui ont été fixés: créer des joint-ventures avec Bank of Africa dans certains pays cibles, sourcer des transactions par ses propres équipes et travailler avec des partenaires sur des montages de projets en Afrique. Ces partenaires peuvent être des banques internationales de premier rang, des agences de développement ou des institutions financières spécialisées. Concernant la banque commerciale, sa supervision relèvera directement du groupe BMCE Bank depuis le siège avec l’objectif développer le réseau en partenariat avec le groupe Bank of Africa dont nous sommes actionnaire de référence avec 35% du capital. A ce titre, nous participons dans les instances de gouvernance et dans les entités opérationnelles du groupe. Tout un plan a été établi avec nos partenaires pour voir dans quelle mesure BMCE Bank peut apporter sa contribution au développement du réseau, de nouveaux produits et marchés.


La concurrence étrangère...

-L’Economiste: La concurrence des banques internationales doit être intense en ce moment sur l’Afrique... - Jaloul Ayed:Ecoutez, nous avons été précurseur dans notre vision. Comme je vous l’ai mentionné auparavant, cela fait trois ans que nous avons développé cette vision africaine, qui est portée par notre président et qui dépasse le seul cadre de la banque. En fait, nous voulons utiliser la plateforme bancaire comme levier d’accès pour mieux connaître ces pays. Bientôt, d’autres métiers du groupe viendront s’y greffer. Je vous le répète, notre ambition va bien au-delà de l’activité bancaire. Ce que nous souhaitons, c’est de préparer le terrain pour introduire des groupes marocains sur ces marchés émergents. Ceci va nous permettre de promouvoir la coopération Sud-Sud, une philosophie qui est très chère à notre président et pour laquelle toutes nos équipes sont engagées.Quant à la concurrence internationale, elle ne nous fait pas peur. Nous sommes les bienvenus en Afrique subsaharienne, nous avons des affinités culturelles et historiques surtout avec les pays francophones. C’est ce qui nous distingue des concurrents internationaux . Notre ambition est de faire du Maroc un vrai hub non seulement financier, mais d’investissement. Je dirais même une plateforme commerciale pour l’Afrique. Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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