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Très riches banques!
Epargne-retraite
Une offre de plus en plus sophistiquée

Par L'Economiste | Edition N°:2733 Le 12/03/2008 | Partager

. L’assurance-vie profite des incertitudes sur la retraite. Des taux de rendements entre 5,4 et 7,02% L’avenir de la retraite par répartition étant sérieusement sujet à questions, l’inquiètude des salariés est très légitime. Baisse du montant des pensions, allongement de la durée de cotisations ou hausse des prélèvements… la réforme des retraites n’a pas encore détérminé de solution pour pourvoir à un système démographiquement bancal. Afin de sécuriser leur avenir, salariés et entreprises s’orientent vers des produits d’épargne destinés à la retraite, qu’ils soient individuels ou collectifs.L’épargne-retraite entreprise devient de plus en plus prisée. Il s’agit d’un contrat d’assurance groupé souscrit par un employeur au profit d’une catégorie de cadres. Les entreprises voient là le moyen idéal de fidéliser et de motiver leurs collaborateurs en leur offrant la possibilité de maintenir leur pouvoir d’achat après la vie active. La clientèle des particuliers demeure tout aussi attrayante. Ce placement est le fer de lance du marché de la bancassurance de 20 à 30%, cette cible n’est pas prête d’être délaissée. Et pour cause, les opérateurs prévoient que la collecte de l’épargne assurance-vie des particuliers par les réseaux bancaires va encore fortement augmenter du fait de la  progression de l’équipement de la clientèle  et de la part  de l’assurance-épargne  dans les placements financiers des ménages.Conscientes de ces besoins, les compagnies d’assurances ont multiplié leur offre. Mais avant de souscrire à un produit d’épargne-retraite, il faut étudier plusieurs caractéristiques afin de s’assurer que la formule est accessible, rentable avec le moins de frais possible. Les formules classiques d’épargne-retraite, dites «en dirhams», commercialisées par les compagnies d’assurances depuis plusieurs années ont servi des taux de rendement en 2007 entre 5,40% et 7,02%.D’un autre côté, il faut savoir qu’il y a un minimum de cotisations à verser par mois, trimestre, semestre ou année, selon le choix du client. Ces cotisations peuvent aller de 100 DH par mois (chez Wafa Assurance) jusqu’à 250 DH (chez Axa Assurance). En outre, les souscripteurs peuvent effectuer des versements libres à tout moment, avec des montants planchers. L’ensemble des versements est revalorisé par un taux de rendement qui résulte des placements effectués par les compagnies d’assurances durant l’année écoulée. Le taux de rémunération moyen de Wafa Assurance sur la période 1992-2006 est de 7,38%. Les taux de rendement constatés en 2006 (servis en 2007) était de 7,02% pour Atlanta, 6,50% pour la CNIA, 6,10% pour RMA Watanya et 5,40% pour Axa Assurance.Pour rappel, le taux de rendement est calculé sur la base d’un taux minimum semestriel (qui ne dépasse pas 2,70% pour le premier semestre 2008), auquel les compagnies ajoutent le taux de participation aux bénéfices.Par ailleurs, les frais se composent de charges d’acquisition et de gestion. Les premières s’appliquent aux versements effectués. Elles sont de 3% chez la CNIA, RMA Watanya et Axa Assurance, et de 4% chez Atlanta et Wafa Assurance. Pour leur part, les frais de gestion sont supportés annuellement. Elles varient entre 0,5% et 0,6%. En sus de ces frais, il ne faut pas oublier les pénalités de rachat qui constituent l’un des inconvénients majeurs de ce genre de contrats, étant donné que l’épargne reste bloquée pendant une certaine durée. Atlanta applique une pénalité de 5% sur l’épargne constituée si le rachat total intervient durant les dix premières années. RMA Watanya et Wafa Assurance optent pour le même taux de pénalité mais se contentent d’une durée de blocage de 3 ans seulement (pour RMA Watanya, la pénalité continue d’être appliquée durant la quatrième année mais avec un taux de 3% seulement). Quant à Axa Assurance, ce taux passe à 10% de l’épargne si le rachat se fait durant la première année et 5% à partir de la deuxième et jusqu’à la quatrième année. Pour remédier à cette problématique, toutes les compagnies d’assurances offrent la possibilité de procéder à des rachats partiels sans pénalités. Elles permettent en effet d’effectuer au maximum deux rachats durant la durée de vie du contrat avec des montants ne dépassant pas 50% de la valeur de l’épargne constituée.Outre ces produits d’épargne- retraite classiques, un nouveau concept a été lancé au Maroc. Il s’agit du contrat en unité de compte (voir encadré).


Contrat en unité de compte 

Une unité de compte désigne un support d’investissement (fonds d’actions, fonds obligataire, etc.) sur un contrat d’assurance-vie mono ou surtout multisupport. Dans ce cas, le risque est, sauf cas particuliers, porté par l’assuré qui doit en être spécifiquement informé. Un seul produit du genre a pu voir le jour. Baptisé «Vital Retraite Multisupport», ce produit fait partie de la gamme de La Marocaine-Vie. Par rapport aux produits classiques, il offre l’avantage de répartir l’épargne entre huit instruments différents, à savoir un support en dirhams, qui assure la garantie du capital et un rendement régulier, et sept supports OPCVM gérés par Gestar.Le souscripteur peut choisir entre 3 types de profils. Le premier, dit «Prudence», est destiné aux personnes proches de l’âge de la retraite car il offre plus de sécurité que de rendement. Il consiste à mettre 40% de l’épargne dans le fonds général de la compagnie d’assurances, 30% dans les OPCVM investis en obligations et 30% dans les OPCVM actions et diversifiés. Le deuxième profil, nommé «Equilibre», vise à répartir l’épargne entre le support en dirhams à hauteur de 20%, les OPCVM investis en obligations à hauteur de 30% et les OPCVM actions et diversifiés à hauteur de 50%. Quant au troisième Profil, «Dynamique», il est destiné aux jeunes cotisants qui peuvent encore prendre des risques. «Dynamique» donne la possibilité au souscripteur de répartir ses versements entre les OPCVM obligations à hauteur de 20% et les OPCVM actions et diversifié à hauteur de 80%.Said MABROUK

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