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    Entreprise Internationale

    Travail temporaire en France : La crise devrait se poursuivre jusqu'en 1994

    Par L'Economiste | Edition N°:58 Le 17/12/1992 | Partager

    La crise du travail temporaire devrait durer encore douze à dix-huit mois, selon le rapport “Travail temporaire en France, fragilisation et restructuration du secteur", établi par le cabinet d'études Precepta.

    La liquidation de RMO, la restructuration chez Adia et les difficultés de Bis sont éloquentes. Le diagnostic du cabinet d'études rejoint celui de l'Union Nationale des Entreprises de Travail Temporaire (UNETT), un syndicat du secteur. “Pour 1992, nous tablons sur un recul d'activité plus prononcé, qu'en 1991 (-4,5%) et 1993 sera toujours marquée par une croissance négative”, explique un responsable de l'UNETT. Pour Precepta comme pour UNETT, la profession est fragilisée par la persistance du marasme économique. En effet, “Les difficultés du travail temporaire ne tiennent pas de l'accident de parcours", précise le cabinet d'études, “mais d'une crise réelle et durable”, poursuit-il. Toutefois, le tableau n'est pas entièrement noir puisqu'à moyen terme, Precepta prédit un rythme de croissance annuel de 5 à 6% en France, un marché qui représente un chiffre d'affaires de 50 milliards de Francs, soit près de 25% du marché mondial, et qui est la cible de nombreux groupes étrangers.

    Parmi ceux-ci figurent l'américain Kelly et le néerlandais Randstadt. Toujours selon Precepta, la crise que traverse l'intérim devrait donner lieu à une profonde restructuration du secteur, jugé “émietté”. Emietté parce que sur les 1.100 entreprises de travail temporaire existant en France, 59 à peine dépassent un chiffre d'affaires de 100 millions de Francs.

    Près de 500 entreprises, soit 4 milliards de Francs de chiffres d'affaires, seraient donc menacées de fermeture ou de rachat par d'autres firmes étrangères ou même françaises.

    Le mouvement de restructuration devrait également atteindre des sociétés comme Bis, qui est “financièrement vulnérable et très exposée aux mouvements de concentration qui s'annonce”, note Precepta dans son étude. Elle reste cependant optimiste quant à l'avenir d'Ecco, dont "la rigueur de gestion et le professionnalisme” ont été cités en exemple. Une fois sorti) de la crise, le secteur présentera un tout autre visage, conclut le rapport.

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