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    Transports : réaménagements, extension, sur tous les aéroports

    Par L'Economiste | Edition N°:28 Le 07/05/1992 | Partager

    Nos aéroports n'ont d'international que la longueur de leurs pistes. Leurs bâtiments sont petits, peu fonctionnels, sans manque de prestige. Pourtant ils sont ce qu'un investisseur ou un touriste découvre et utilise en premier, la dernière image qu'il emporte. L'ONDA investit désormais dans les infrastructures techniques et commerciales des aéroports.

    Erant actuellement 11 aéroports internationaux, l'ONDA (Office National Des Aéroports) a, face à l'ouverture du Marché Unique Européen de 1993, engagé un program-me d'aménagement de son infrastructure aéroportuaire, dont le coût s'éléverait à 1 milliard de DH. Entamé depuis 1990, celui-ci est destiné à améliorer les conditions d'accueil aussi bien du tourisme d'affaires que de loisirs.

    "Le programme de réaména-gement des 11 aéroports intrena-tionaux constitue un défi face à l'ouverture en 1993 du Marché Unique Européen. Cette ouverture aura pour conséquence la libéralisation des régles de protection qui régissent le trafic aérien. Le Maroc doit donc tirer profit de cette situation", déclarent les responsables de l'Office National des Aéroports.
    Ainsi, l'ONDA qui, depuis 1990, a pris en charge la gestion, le développement et l'exploitation de la navigation aérienne, ainsi que des installations aéroportuaires, a lancé un programme de réaménagement des aéroports.

    Lacunes à Casablanca

    Le coût de ce programme s'éléverait à environ 1,3 milliard de DH pour la période 91-94. "Le principal but de ces travaux, rappellent les responsables, est d'améliorer le confort et les prestations offerts aux passagers".
    Le "clou" du programme, selon l'expression des responsables, est l'aéroport Mohammed V, qui à lui seul coûtera 360 millions de DH. Le projet a été financé à hauteur de 80% par la BAD et les 20% restants par fonds propres de l'ONDA. Cet aéroport, dont la capacité d'accueil annuelle est de 2 millions de passagers, a, dés le début de son exploitation en 1981, révélé des lacunes au niveau de la sécurité, la fluidité et des surfaces réservées initialement aux passagers.
    En effet, dés le départ, cet aéroport, conçu pour un trafic de 3 millions de passagers, a trés vite montré que certains ratios "empruntés à des standards étrangers" étaient inadaptés pour traiter ce trafic. "Il s'est avéré que les surfaces réservées au traitement des passagers, particulièrement à l'embarquement, ne suffisaient pas, puisque, disent les responsables, "il n'y en avait qu'une seule".

    Les ingénieurs et les techniciens de l'Office ont donc construit 9 salles d'embarquement, triplant ainsi la surface initialement réservée au traitement des passagers. Ces salles, dont le coût s'éléve à 10 millions de DH chacune, ont été réalisées "sans déranger le trafic et l'exploitation" car elles ont été aménagées au niveau de la piste entre les passerelles par une technique utilisant, notamment des charpentes métalliques. Ces salles, dont la première a été inaugurée en 1989, sont actuellement toutes opérationelles. Dans la foulée, un second salon d'honneur a été construit, et ce pour garder à cette aérogare son caractère principal: "recevoir le maximum de visiteurs de marque".

    Extension du fret

    Toutefois, malgré toutes ces améliorations entamées depuis 1981, l'aérogare Mohammed V continue à souffrir du manque de surfaces, notamment dans la zone réservée à l'arrivée des passagers, zone considérée névral-gique.Pour y remédier, l'ONDA a entamé la construction d'une aérogare (20.000m2 de surface nouvelle) uniquement pour l'arrivée, réalisée en 14 mois et qui sera mise en service en juillet 1992.
    Les travaux ont été confiés à la société Campenon Bernard.
    Par ailleurs, une liaison de l'aérogare arrivée à la gare ferroviaire et au réseau national de l'ONCF est prévue. La durée du trajet entre la gare Casablanca-Port et l'aéroport Mohammed V sera d'environ 30 minutes.
    Le coût global de la réalisation, estimé à 460 millions de DH, sera financé par l'ONCF. L'ONDA participera à hauteur de 50% pour les ouvrages d'art et les aménagements permettant d'accueillir le train (escalators, 4 ascenseurs de 20 personnes chacun, aménagement des quais...).

    Le projet d'aménagement de l'aérogare Mohammed V comprendra également des équipements techniques tels que l'affichage public en français et en arabe, des convoyeurs à bagages, des ascenseurs, des escalators, l'enregistrement électronique, l'aménagement des darses, ainsi que 5 trottoirs roulants permettant la liaison directe des passagers et des chariots à bagages à la gare ferroviaire. A cela s'ajoutent des améliorations aussi bien internes qu'externes(divers commerces, infrastructure routière...).
    Ce programme inclut également l'extension du "Fret" aérien par la construction d'un grand hangar, d'une superficie de 6.000m2, pour le stockage des marchandises. Cet hangar sera subdivisé en 20 unités qui seront utilisées par les transitaires opérant sur le frêt. Le coût du projet sera d'environ 12,5 millions de DH financés à hauteur de 80% par la BAD, le reste par autofinancement.

    Zone "Technopole"

    Actuellement, L'ONDA procède à l'étude de l'implantation d'une zone "Technopole" de 300 hectares environ. Cette zone abritera un ensemble de bâtiments comprenant un centre commercial, une salle de conférences, des bureaux administratifs et des zones destinées à des activités industrielles de haute technologie (télécommunication, informatique, industrie aéronautique...).
    L'ONDA prévoit aussi, sur cette zone, la construction d'un hôtel. Le projet de construction est à l'étude depuis 1987, mais n'a toutefois pas encore attiré les promoteurs immobiliers nécessaires car "les perspectives de rentabilité de cet investissement sont pour l'instant peu évidentes", disent les responsables de l'Office.
    Par ailleurs, le programme de développement concerne, outre l'aéroport Mohammed V, les aéroports de Rabat, Tanger, Agadir, Marrakech, Fes, Oujda, Tétouan, Nador, Ouarzazate.
    Il s'agit, pour l'essentiel, d'augmenter la capacité d'accueil du tourisme d'affaires (particulièrement pour Mohammed V) et de loisirs, ainsi que d'étendre et de restructurer les aéroports marocains " auxquels on ne pourra plus reprocher leur inadaptation", déclarent les responsables de l'ONDA.

    Enfin, ce programme, notent les dirigeants de l'office, malgré une contribution extérieure importante (supérieure à 50%) ne peut se faire sans un développement des ressources financières de l'ONDA.
    Outre la politique de réajustement tarifaire des redevances aéronautiques et locatives, l'Office a mis en oeuvre une stratégie commerciale "agressive".
    Pour cela, il créera au sein des espaces aéroportuaires des structures industrielles et commerciales visant à développer le frêt aérien.

    Adil LAZRAK

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