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    Transports maritimes : L'armement en attente de rénovation

    Par L'Economiste | Edition N°:191 Le 03/08/1995 | Partager

    Le secteur des transports maritimes prend plus d'importance avec la libéralisation et le développement du commerce extérieur. Cependant, face à la concurrence étrangère, la flotte se caractérise par son obsolescence.


    Les transports maritimes couvrent en volume 98% des échanges extérieurs.
    La politique maritime s'est donc penchée sur la constitution d'une flotte performante, surtout depuis 1980 avec l'instauration du trafic conteneur. L'offre de transport maritime comprend des opérateurs nationaux (publics et privés) et internationaux. Les trois sociétés publiques sont la COMANAV (lignes régulières, navires spécialisés et vraquiers sur le marché de l'affrètement), MARPHOCEAN (filiale de l'OCP opérant pour le groupe et sur le marché international, spécialisée dans le transport d'acide phosphorique et de minerais) et PETROCAB (cabotage de produits pétroliers).
    L'armement privé est composé d'une vingtaine de sociétés avec des flottes de taille variable (mais généralement petite), concentrées sur les lignes régulières, le transport spécialisé et les car-ferry pour la traversée du Détroit de Gibraltar.

    Le développement des lignes régulières avec l'émergence d'une vive concurrence entre opérateurs sur les destinations traditionnelles, sont les traits saillants des développements de la décennie passée. La valeur globale des produits transportés dans le cadre des lignes régulières représente 60% de la valeur globale du commerce extérieur. La chaîne de lignes régulières couvre environ 76 ports étrangers; quant à l'armement marocain, il couvre 40 ports.
    Du fait de la structure des échanges du Maroc, les transports spécialisés se sont fortement développés en liaison avec les exportations d'acide phosphorique (MARPHOCEAN) et les exportations d'agrumes (COMANAV, COTRAMA, COMARIT, NAVIMAR, SOFRUMA, UNIMAR). Ainsi, la plupart des armateurs privés sont spécialisés dans le transport frigorifique de la campagne agrumes/primeurs.

    La loi sur la marocanisation (à présent abrogée), imposant un partenaire marocain pour tout investissement au Maroc, avait empêché l'installation des grandes compagnies de navigation sous forme de filiales. La démarche généralement mise en oeuvre avait été de transformer un agent en partenaire pour développer l'activité à partir du Maroc. Ainsi, près de 80 agents maritimes opèrent au Maroc pour le compte de compagnies de navigation étrangères.
    Le taux de participation de l'armement national au transport du commerce extérieur marocain se situe, en 1994, à 13,5% contre 16% en 1993, avec un tonnage global de 5.173.253 (3.882.815 en tonnage propre et 1.290.438 en tonnage affrété) contre 5.760.000 tonnes en1993, engendrant un taux de couverture de la balance des paiements relative aux transports maritimes de 25% contre 30% en 1993. Le chiffre d'affaires de l'armement marocain pour 1994 est de 2.275.906.207 cs dont 1.717.066.364 pour les navires propres et 558.839.843 pour les navires affrétés.

    Une politique en faveur du tourisme et des RME

    Cette baisse de participation tient principalement aux difficultés rencontrées par l'armement marocain pour le renouvellement de ses unités obsolètes ou inadaptées à la nature du trafic exigé par la scène internationale des transports maritimes. Ces difficultés se matérialisent en l'absence de sources de financement suffisantes, compte tenu de la grande capitalisation du secteur, alors que le secteur mondial des transports maritimes se restructure par la naissance de sociétés géantes de transport maritime aboutissant à l'instauration de l'hégémonie de régions traditionnellement maritimes, telles que l'Europe. La capacité de port en lourd global de la flotte nationale s'est réduite suite à la cession d'un certain nombre de navires à l'étranger, principalement en raison de leur âge avancé. Par ailleurs, le secteur ne bénéficie d'aucun soutien public, contrairement à d'autres pays.

    Quant à l'intervention de l'armement marocain dans le transport des passagers et des véhicules, il est appréciable, compte tenu des investissements réalisés pour l'acquisition d'unités adaptées au secteur. L'évolution de celui-ci va de pair avec la politique concernant le transit des RME (résidents marocains à l'étranger). En 1994, la flotte de passagers se compose de 6 unités (contre deux en 1986): Marrakech (COMANAV), Boughaz, Bismilah (COMARIT), Ibn Batouta 1, Ibn Batouta 2 (LIMADET), Idriss 2 (Transtour). La capacité globale est de 5.574 passagers et 1.105 voitures. Au cours de 1994, cette flotte a transporté 952.207 passagers et 196.209 véhicules.
    Dans le domaine du cabotage, cette activité reste axée essentiellement sur l'approvisionnement des raffineries de pétrole de Dakhla à Nador en vue d'alimenter toutes les provinces du Royaume de produits pétroliers raffinés, soit 955.105 tonnes en 1994.

    Rewriting L'Economiste
    Source : Rapport d'activité 1994 de la Direction de la Marine Marchande.

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