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    Affaires

    Transport maritime
    La ligne Casablanca-Tunis opérationnelle

    Par L'Economiste | Edition N°:2755 Le 14/04/2008 | Partager

    . Partenariat entre l’armateur IMTC et le tunisien AMC . Probable extension à Alger, Tripoli et Nouakchott La coopération maritime entre le Maroc et la Tunisie vient d’être renforcée par l’ouverture d’une ligne directe entre les deux pays. En effet, le voyage inaugural de la ligne Casablanca-Rades a eu lieu, comme prévu,  le 31 mars dernier en présence du ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab, et de son homologue tunisien, Abderrahim Zouari.L’ouverture de cette ligne répond aux recommandations de la haute commission mixte maroco-tunisienne (réunie en février 2008 en Tunisie) appelant à promouvoir le partenariat entre les deux pays, notamment dans le domaine maritime. Un premier navire a été ainsi mis en exploitation pour le transport de marchandises entre les deux pays. La traversée ne durera plus que trois jours. Avant, il en fallait au moins 15 pour relier les ports de Casablanca et de Tunis. Le premier voyage a été effectué par le «Fès », un navire de transport de marchandises d’une capacité de 70 conteneurs et 33 semi-remorques. Créée à l’initiative de l’armateur marocain privé, International Maritime Transport Corporation (IMTC) en partenariat avec la société tunisienne Africa Marine Company (AMC), cette liaison maritime directe entre les deux pays maghrébins va dispenser leurs bateaux de toute escale dans les ports européens (Malte, Marseille, Valence…). A signaler qu’il y aura une traversée tous les 10 jours. Selon le commandant Mohamed Karia, dont le groupe IMTC finance la liaison à hauteur de 80%, l’acquisition d’un navire d’une plus grande capacité est envisagée prochainement pour répondre à l’augmentation prévisible du volume des échanges par voie maritime entre les deux pays. Bel exemple de la coopération entre deux Etats du grand Maghreb dans le secteur privé, la nouvelle ligne va répondre à un besoin urgent en liaisons maritimes. Non seulement entre Maghrébins, mais aussi avec les espaces méditerranéen et arabe. Mohamed Karia, estimant que les échanges commerciaux entre les pays du Maghreb sont forcément appelés à se développer, a confié à L’Economiste qu’il est fort probable que la nouvelle ligne desservira prochainement le port d’Alger. Et pourquoi pas aussi Tripoli et Nouakchott ? Eventualité qui pourra, après, s’inscrire tant dans le cadre bilatéral qu’à l’échelle de la grande zone arabe de libre-échange, ou encore dans celui de l’accord d’Agadir.Il est certain, en tout cas, que l’initiative d’IMTC va offrir de nouvelles perspectives commerciales aux hommes d’affaires des deux pays. Elle va aussi permettre de renforcer les relations économiques entre Rabat et Tunis qui souffrent de l’absence du transport terrestre à cause de la fermeture de la frontière entre le Maroc et l’Algérie.


    Nouvelle unité pour IMTC

    A signaler que IMTC a acquis pour un montant de 30 millions de dollars (près de 220 millions de DH) un nouveau navire pour développer sa flotte. D’une capacité de 1.000 conteneurs et 350 prises frigo, l’unité est destinée au transport des exportations marocaines d’agrumes, de fruits et de légumes à partir du port d’Agadir et à destination de Saint-Petersburg en Russie. Le navire sera réceptionné par l’armateur vers fin avril.J.E. HERRADI

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