×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie

    Transport maritime: Intégrer la filière coûte que coûte

    Par L'Economiste | Edition N°:499 Le 04/05/1999 | Partager

    · Près de 99% des échanges extérieurs sont effectués par mer

    · Un diagnostic des forces et faiblesses du secteur réalisé par des cabinets canadiens

    · Onze recommandations pour mettre à niveau le secteur


    Tous les échanges commerciaux avec l'étranger, ou presque, sont réalisés par voie maritime. Le constat renseigne sur la position stratégique qu'occupe aujourd'hui le secteur du transport maritimes. En effet, 99% des échanges extérieurs marocains sont effectués par mer. C'est du moins ce qui ressort de l'étude stratégique et institutionnelle du secteur du transport maritime effectuée par un groupe de cabinets canadiens(1) et marocains. Les chiffres, propositions et recommandations contenus dans cette étude, réalisée en 1997, sont toujours valables, est-il souligné auprès du Ministère du Transport et de la Marine Marchande. Concernant la problématique du secteur, le cadre juridique et institutionnel figure en tête de liste. A ce niveau, l'étude met en exergue l'existence d'une multiplicité de textes d'application régissant le Code de Commerce maritime. Il s'agit de dahirs, d'arrêtés ministériels et de décrets portant sur des sujets nombreux et variés: le navire, l'immatriculation, la sécurité, l'hypothèque maritime, les gens de mer, l'assurance maritime, notamment. Outre ce cadre légal, le secteur continue de traîner derrière lui le passif de l'environnement institutionnel. Là aussi, les intervenants sont nombreux. Il s'agit entre autres de la marine marchande, des Ministères du Transport, des Travaux Publics, ou encore de l'ODEP.
    Toujours au chapitre de la problématique, les experts de l'étude listent particulièrement la situation financière qualifiée de "précaire". De même pour l'état de la flotte et les ressources humaines. Dans un environnement extrêmement concurrentiel marqué par la stabilité des marchés et l'évolution des prix, le coût de revient des entreprises marocaines est de plus en plus élevé et leurs marges bénéficiaires sont souvent dramatiquement réduites. Du coup, les opérateurs privés s'orientent, "trop souvent", vers les activités d'affrètement, abandonnant ainsi leur métier de base. L'objectif de la reconfiguration de ces entreprises est de minimiser les risques encourus.

    De plus, les navires de propriété publique ne sont pas "en bonne condition". C'est du moins ce qu'a révélé l'étude en se basant sur une enquête effectuée sur neuf navires faite par l'Organisation Maritime Internationale (OMI). Pour leur part, les experts du Ministère du Transport et de la Marine Marchande considèrent que la compétitivité des entreprises du transport maritime devra passer inévitablement par une intégration de l'amont en aval de cette filière, indiquent les analystes.
    Au nombre de onze, les objectifs assignés au secteur du transport maritime par l'étude diligentée auprès des cabinets canadiens regroupent la somme des doléances des opérateurs aussi bien publics que privés. Il s'agit notamment du renouvellement de la flotte des compagnies maritimes, de la reformulation du rôle de l'Etat dans ce secteur ainsi que de la recherche d'une efficacité logistique internationale.


    (1) Lors de cette étude réalisée en 1997, le Centre de Formation et de Recherche en Transport maritime et intermodal du Québec (CFoRT) a assuré la maîtrise d'oeuvre. Les autres firmes canadiennes sont l'Institut Maritime du Québec (IMQ), l'Université du Québec à Rimouski (Uqar), Roche International Litée ainsi que deux entreprises marocaines, le cabinet CMB Maroc et Agro Concept

    Hassan BOUCHACHIA

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc