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Economie

Transport: Les camionneurs sont en colère

Par L'Economiste | Edition N°:527 Le 11/06/1999 | Partager

· Une grève à partir d'aujourd'hui

· Les transporteurs s'indignent de leur mauvaise image de marque

· Les camionneurs préfèrent le limitateur de vitesse plutôt que le tachygraphe


La riposte des camionneurs reprend de plus belle. Après avoir observé un mouvement de grève de 7 jours, au mois de février dernier, qui s'est clôturé par des promesses «sans suite» du Ministère du Transport et de la Marine Marchande, les transporteurs se révoltent une seconde fois. Ils menacent de suspendre leurs activités pour 120 heures, soit cinq jours, à partir d'aujourd'hui réclamant «le respect des engagements de leur autorité de tutelle et surtout celui de leur dignité», déclare M. Mustapha Rostoume, secrétaire général de la Confédération Nationale des Transporteurs, affiliée à l'UGTM.
Dignité, qui selon le syndicat, est de plus en plus bafouée depuis l'accident mortel survenu, il y a quelques semaines, sur la route de Berrechid. Les rumeurs vont bon train quant au manque de probité de cette catégorie de transporteurs. Rumeurs contre lesquelles ils s'insurgent, indignés. Pour leur porte-parole, le volet social est très important, mais il passe souvent sous silence. «Les camionneurs jouent un rôle économique important, ils voyagent dans les contrées les plus reculées du Royaume pour livrer leurs marchandises», fait observer M. Rostoume. Marchandises qui souvent n'arrivent pas à temps (5 à 6 heures de retard) à cause des nombreux contrôles routiers. En ne respectant pas leurs engagements, ils nuisent à la qualité du service.
Mais au coeur du litige, il s'agit encore une fois du chronotachygraphe, ce fameux appareil censé représenter la boîte noire en cas d'accidents.

Suite au mutisme du Ministère de tutelle, qui avait promis de trouver des arrangements au niveau gouvernemental quant à l'utilisation de l'appareil (un procès verbal avait été signé entre les deux parties), l'UGTM a saisi l'occasion pour remettre à jour son cahier revendicatif. Les transporteurs ne sont pas convaincus de l'utilité du chronotachygraphe, qui pour eux «ne constitue pas un véritable instrument de sécurité». Avec l'état actuel des routes, il ne peut reproduire la vitesse réelle. De plus en Europe, ce moyen est dépassé. En fait, selon eux, la meilleure solution serait d'équiper, leurs véhicules, d'un limitateur de vitesse, plus efficace en cas de prévention contre les accidents. Toutefois, l'installation de celui-ci nécessite une étude technique afin d'établir un rapport entre la puissance du moteur et la limitation de vitesse.
Par ailleurs, les transporteurs désirent également que l'on se penche sur leurs conditions de travail. Dans la tendance actuelle de la globalisation, ils estiment qu'une mise à niveau du secteur devrait être opérée. «Nous souhaitons une révision globale de la réglementation en vigueur, qui commence à être dépassée», indique M. Rostoume.
Il ajoute que c'est un secteur qui tente de résorber le chômage, avec la création de PME qui débutent petites avec un camion et quelques chauffeurs. Même ces jeunes entrepreneurs (souvent ex-diplômés-chômeurs) se disent prêts à manifester, diplômes en main pour soutenir les transporteurs.

Radia LAHLOU

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