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Transport en commun
Fès: Les priorités du nouveau directeur de la Ratuf

Par L'Economiste | Edition N°:2375 Le 04/10/2006 | Partager

. Améliorer le service, augmenter le chiffre d’affaires de la régie…. Les services de la circulation doivent s’impliquer davantage Abdellatif Filah, nouveau directeur de la Régie autonome de transport urbain de Fès (Ratuf), a du pain sur la planche. Il succède à Hassan Zahaf qui préside désormais aux destinées de la Régie des transports urbains d’Agadir. Le nouveau directeur de la Ratuf a la responsabilité un réseau de 450 km, utilisé par 73 millions de passagers par an. Le transport urbain est un service fortement sollicité dans la capitale spirituelle. D’autant plus que l’on compte plus d’1 million d’habitants, dont près de 40.000 étudiants. Ainsi, la Régie exploite un réseau de 53 lignes et assure également la desserte de Sefrou (Bhalil et Azzaba). La façon de concevoir le réseau n’est pas toujours porteuse sur un plan économique et financier. Cependant, service public oblige, la Régie fait rouler ses bus sur des lignes dont la rentabilité n’est pas garantie. Les tarifs aussi ne suivent pas la logique du prix de revient mais plutôt le pouvoir d’achat des usagers. En d’autres termes, la Régie fait jouer des mécanismes de compensation de prestations à tarifs sociaux. Filah est donc chargé de la gestion d’un secteur très fragile. D’ailleurs, l’augmentation des tarifs appliquée (+ 0,5 DH/ ticket) en novembre 2005 a provoqué un véritable bras de fer avec les étudiants (cf.www.leconomiste.com). Actuellement, la Ratuf dispose de 248 véhicules, dont 160 circulants, 23 de réserve, 50 immobilisés et 15 proposés à la réforme. Toutefois, l’augmentation du chiffre d’affaires de la régie et l’amélioration de sa structure financière sont tributaires de l’élimination du transport clandestin, notamment sur les axes de Ouislane, la gare ferroviaire et Aouint El Hajjaj. Dans ces différents endroits, les grands taxis font leur trafic sans vergogne et sous l’œil indifférent des policiers. Ce qui lèse l’activité de la Régie et lui cause une perte sèche de plusieurs millions de dirhams par an. A ce sujet, le wali, Mohamed Rharrabi, est intransigeant. Selon lui, les services de la circulation ont déjà reçu les instructions requises et doivent passer à l’action. Enfin, pour ce qui est de la mise à niveau de la Régie, ce volet nécessitera un peu plus de 74 millions de dirhams. L’établissement contribuera à hauteur de 46 % de ce montant. Le reste sera financé grâce aux subventions du ministère de l’Intérieur et de la Commune de Fès. Celle-ci a doté récemment la régie d’une enveloppe d’ 1 million de dirhams. Ce montant servira à l’uniformisation des couleurs des véhicules. Les élus veulent, par ailleurs, doter la ville d’un plan de déplacements urbain (PDU) inspiré de l’expérience des villes de Montpellier, Strasbourg et Barcelone. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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