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Transport en commun
Casablanca: Derniers préparatifs pour la concession

Par L'Economiste | Edition N°:1707 Le 18/02/2004 | Partager

. L'adjudicataire final doit être opérationnel dès le mois de juin prochain. Des concessionnaires ayant perdu la course montent au créneauIl ne reste plus que deux soumissionnaires en course pour reprendre la Régie autonome de transport en commun de Casablanca (RATC). Les prétendants avaient été retenus par la commission de préqualification. Il s'agit de la société Connex, filiale de Veolia Environnement et du Groupement M'dina Bus. Les deux soumissionnaires ont déjà commencé à prospecter le terrain. Il y a même eu des prises de contact avec le personnel de la RATC. Des options auprès de constructeurs de bus pour l'acquisition de véhicules auraient été effectuées. «Une démarche tout à fait normale et légale», affirme Mohamed Sajid, président du Conseil de la ville. L'un des deux soumissionnaires pourrait, en effet, devenir adjudicataire et il n'aura pas beaucoup de temps pour se préparer à exécuter les clauses du cahier des charges. «Le futur adjudicataire doit être opérationnel deux mois après l'ouverture des plis qui aura lieu le 31 mars prochain», indique Sajid. L'état du secteur des transports en commun à Casablanca ne peut souffrir une quelconque attente. «Il y a des priorités auxquelles il faut s'attaquer dès à présent. Le transport en commun en fait partie et l'on doit travailler vite, très vite», ajoute le président du Conseil de la ville. Quelle que soit la partie qui remportera le marché, elle doit répondre à toutes les dispositions du cahier des charges. Sajid est «catégorique» là-dessus. «Aucune place ne sera laissée à l'amateurisme et l'adjudicataire doit se conformer strictement à tout ce qui est stipulé dans le cahier des charges et dans le contrat qui sera passé avec lui», explique-t-il. Il doit donc assurer le transport en places assises et debout sur un ensemble de 146 lignes. Près de 63 lignes seront exploitées en monopole par l'adjudicataire. Alors que les 83 autres le seront conjointement avec des concessionnaires autorisés à assurer le transport exclusivement en places assises.Auprès de la Fédération des transporteurs, on estime que ces «dispositions ne favorisent pas les concessionnaires actuels, qui n'ont pu faire partie des soumissionnaires préqualifiés», étant donné que la candidature de groupement qu'ils avaient constitué avec la société espagnole Tusgsal n'a pas été retenue par la commission de préqualification. Au nombre de neuf, ces sociétés ont décidé de «faire part de leur colère» et de «leurs doléances» aux autorités concernées. Craignant qu'elles ne soient purement «éliminées» après la désignation d'un adjudicataire, elles disent «préférer arrêter immédiatement leur activité» pour «limiter les préjudices». Elles vont même jusqu'à brandir la menace de «suspendre le service lundi prochain (23 février 2004) et de «ne pas renouveler les cartes d'abonnement des étudiants et élèves pour le mois de mars».Réagissant à cette situation, le président du Conseil de la ville affirme que «la voie n'a jamais été fermée devant les concessionnaires en question». «Bien plus. Nous avons dérogé aux dispositions de l'avis de préqualification en les autorisant à rejoindre les deux soumissionnaires retenus», souligne-t-il.


Déficit d'un milliard de DH

La RATC a enregistré un déficit d'un milliard de dirhams. Un déficit que les autorités de tutelle essaient de combler, notamment en concédant une gestion déléguée de cette régie. Pour cela, affirme Mohamed Sajid, «nous avons privilégié une démarche participative. La ville ne peut, seule, supporter ce déficit; nous examinons donc le moyen de conclure des partenariats avec l'Etat». «Les 2.200 employés de la RATC n'ont rien à craindre d'une restructuration. Celle-ci sera réalisée seulement pour optimiser les rendements et donc rendre le travail plus agréable», ajoute-t-il. Jamal Eddine HERRADI

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