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Transport aérien: L’Afrique se cherche une place

Par L'Economiste | Edition N°:2234 Le 15/03/2006 | Partager

. Le sécuritaire en ligne de mire. Assurer le financement par la coopération«L’Afrique a besoin d’un système de transport aérien efficace et fiable». C’est en ces termes que Nick Fadugba, organisateur de la 15e édition de la Conférence annuelle de l’aviation africaine, a introduit les travaux de la manifestation. Placée sous le thème de la maintenance et de la sécurité, la conférence regroupe la presque totalité des compagnies aériennes africaines. Elle avait déjà été organisée une première fois au Maroc en 1993. L’intérêt des participants a penché beaucoup plus sur l’aspect sécuritaire que les intervenants ont tenu à mettre en exergue pour faire oublier un certain 11 septembre. «L’Afrique doit avoir une qualité sécuritaire du transport aérien qui lui permettrait d’aspirer à un bien meilleur statut sur la scène internationale», ajoute Fadugba. Mais, si la sécurité (antiterroriste) reste le principal souci des compagnies africaines, il n’en demeure pas moins vrai que la sécurité passive, celle inhérente à la maintenance des avions, est encore plus importante. L’Afrique a-t-elle donc de quoi financer la maintenance de ses appareils? C’est là où la question devient intéressante. Plusieurs pays africains ont développé une «industrie» en la matière notamment le Maroc, l’Egypte et l’Afrique du Sud. Mais, combien de compagnies africaines s’y adressent pour assurer la maintenance de leurs flottes? Très peu. Il ne s’agit cependant pas d’un quelconque rapport de manque de confiance en leurs capacités, mais plutôt d’un manque de financement, comme le souligne un spécialiste. Aujourd’hui, des compagnies aériennes développent des partenariats entre elles. C’est le cas de Royal Air Maroc (RAM) avec Air Sénégal, Air Gabon et bientôt Air Congo. Ces partenariats intéressent, entre autres, maintenance et formation. Certains spécialistes du secteur les qualifient même «d’exemples modèles d’une coopération sud-sud fructueuse». D’ailleurs, Driss Benhima, président-directeur général de RAM, a fort bien souligné cet aspect dans son intervention devant les participants à cette conférence. Tout en rendant hommage au travail accompli par son prédecesseur, Mohamed Berrada, pour développer au Maroc une industrie aéronautique fiable, le nouveau patron de la compagnie aérienne nationale a insisté sur la nécessité de renforcer davantage la coopération interafricaine en matière de maintenance et de sécurité aériennes. Pour Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport, le train de réformes poursuivi par le Maroc sur la voie de la libéralisation de l’aérien est le meilleur exemple pour réussir le défi de la concurrence. Ce n’est pas un hasard si le Maroc a opté pour l’open sky multipliant les accords dans ce domaine. C’est ce qui a permis désormais de recevoir 15 nouvelles compagnies. En même temps, a dit le ministre, RAM a multiplié ses fréquences sur l’Afrique. Casablanca tend, en effet, à devenir une plaque tournante pour le transport aérien vers et de l’Afrique. D’ailleurs le nombre de passagers en transit dans la métropole a augmenté de 25% en 2005 et l’on s’attend à une croissance de 40% cette année. L’Afrique, ajoute encore le ministre, resprésente aujourd’hui le cinquième de l’activité de RAM.


L’exemple nigérian

Le Nigeria a vécu pendant des années dans une mauvaise passe. Le transport aérien y était presque réduit à rien, mais maintenant nous sommes arrivés à redresser la situation, a affirmé Babalola Borishade, ministre nigérian de l’Aviation. Les problèmes qui se posent à ce pays, quoique surprenants, ont trait au financement de la maintenance des appareils de la compagnie aérienne. Cela a handicapé le secteur pendant des années. Jamal Eddine HERRADI

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