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Politique

Tous les chemins mènent-ils à… Rabat?

Par L'Economiste | Edition N°:2276 Le 16/05/2006 | Partager

. Saloua Karkri-Belkeziz se lance à l’assaut de la classe politique. Motivation, détermination et… «ambition» de la présidente de l’AfemAdministrateur et directeur général de la société GFI informatique Maroc et présidente de l’Association des femmes chefs d’entreprises au Maroc (AFEM), Saloua Karkri-Belkeziz se lance un nouveau défi: crédibiliser la classe politique auprès de la société. Pour cela, elle a adhéré au mouvement initié par Noureddine Ayouch avec la création de l’association «2007, daba». Sursaut citoyen? Prémisse à une nouvelle trajectoire? Saloua Karkri-Belkeziz lève le voile…. L’Economiste: Aujourd’hui chef d’entreprise… demain responsable politique?- Saloua Karkri-Belkeziz: Je suis issue d’une famille militante «Ittijadi». J’ai donc baigné dans ce «milieu» dès mon plus jeune âge. Bien que durant des années, j’ai priorisé un double engagement socioéconomique que ce soit à la tête de GFI Maroc ou dans le cadre de l’Afem, la sphère politique a toujours suscité en moi un intérêt naturel. Comment peut-on vivre dans un pays, être un acteur économique et associatif sans s’intéresser un minimum à la gestion de la chose publique? Cela me paraît difficile. Après réflexion (obligations familiales et professionnelles obligent), j’ai donc décidé de répondre favorablement à Noureddine Ayouch pour vivre pleinement cette nouvelle aventure.. Réconcilier le citoyen avec le politique est un chantier de longue haleine. Vous y croyez vraiment?- Je crois à mon pays! Devenue administrateur de GFI, en fin de mandat (fin juin 2006) au sein de l’Afem, j’aurais pu saisir les opportunités professionnelles qui m’ont été offertes et rejoindre la France ou le Canada. Si j’ai refusé, c’est tout simplement que je me sens bien dans mon environnement et que je souhaite participer activement à la construction du Maroc de demain. Et c’est aujourd’hui que les travaux ont débuté. Pour ma part, j’ai fait mon choix, celui de vivre et de militer avec les Marocains. Je pense que ceux qui ont eu la chance de suivre des études, de se culturer, se doivent de renvoyer l’ascenseur à ceux qui n’ont pas eu cette possibilité par un engagement citoyen au service du bien commun. Et puis, comme je viens tout juste de le préciser à mes collègues de l’Afem, au sujet du profil de la future présidente, sa qualité première est de croire au projet. Moralité: pas d’engagement sans convictions.. Des rencontres avec les principaux partis étaient d’actualité. - A ce jour, nous sommes allés à la rencontre de quatre partis à savoir l’USFP, le PPS, le PJD et dernière en date (jeudi 11 mai 2006), l’UC. Cela a été l’occasion de présenter l’association, sa démarche et ses objectifs, en précisant que nous nous positionnons en partenaire actif et non en concurrent passif. Sur les nombreux sujets que nous avons abordés, je retiendrai l’échange avec l’état-major du PJD sur leur proposition de faire en sorte que la journée du vendredi soit fériée. Etes-vous conscients des conséquences d’une telle décision? ai-je répliqué. L’impact direct se traduirait par trois jours d’inactivité avec nos partenaires commerciaux européens. Notre économie ne pourrait pas supporter une telle mesure. . Nombreux sont ceux qui affirment que tous les ingrédients sont réunis pour réussir la transition. Qu’en pensez-vous?- Si la volonté royale est clairement affichée d’aller de l’avant, que le pays compte des femmes et des hommes brillants dont les profils sont pointus, que les idées ne manquent pas, il n’en reste pas moins que chacun de nous doit adopter un esprit champion. J’entends par là de tenir compte des avancées et des réalisations effectives (ou en cours) car nous avons trop tendance à les occulter pour ne focaliser que sur les points noirs. Rien de tel pour saper le moral d’une société! Ce n’est pas parce que nous avons une institution politique comme le Parlement qui ne joue pas son rôle aujourd’hui, qu’il faut faire le deuil «du politique». A contrario, cela doit susciter une prise de conscience. N’oublions pas que nous serons tous responsables du Maroc que nous laisserons à nos enfants. C’est le leitmotiv qui doit nous animer!. «2007, daba» est donc vouée à être pérenne…- J’aurai franchement préféré que «2007, daba» ne voit jamais le jour. Créer ce type de structure associative, c’est déjà reconnaître des carences sociétales importantes où les notions d’engagement citoyen et de confiance à son environnement font défaut à notre société, mais c’est également d’émettre le désir de ne pas être passif. Si dans la vie rien n’est facile, elle n’est pas figée non plus. Arrêtons d’attendre! J’ai encore à l’esprit une anecdote personnelle qui date de 2002, une année où s’étaient tenues les élections législatives. Avec mon époux, nous avions abordé le sujet à maintes reprises. A chaque fois, c’était le même refrain. «J’y crois pas» où «ça sert à rien». Je suis allées récupérer les cartes d’électeurs… et nous avons rempli notre devoir en mettant le bulletin dans l’urne le jour «j». Avec «2007, daba», la méthodologie est identique (débattre et convaincre), à la différence près que c’est la tâche d’une équipe. Plus on est nombreux, plus on… est efficaces!. Saloua Karkri-Belkeziz, future responsable politique?- …Propos recueillis par Rachid HALLAOUY

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