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Les connexions du partenariat à Marrakech

Par L'Economiste | Edition N°:1795 Le 22/06/2004 | Partager

. Il renforce le statut de premier pôle d’investissement de la destination. Des opérateurs indépendants redoutent la force de frappe du duo Accor-Club MedLe partenariat Accor-Club Med pèse désormais plus de 3.200 lits sur les 22.000 actuels de Marrakech, en y incluant les trois unités sous enseigne Accor, le Sofitel en cours d’extension, Ibis et Coralia Palmariva et les deux villages du Club Med (Médina et Palmeraie) et enfin Jet Tours, filiale à 100% de Club Méditerranée avec Eldorador. Sur Marrakech, Jet Tours avait été délogé du Palmariva au profit d’Accor Voyages, il y a 5 ans. Le village est entré alors dans le giron du groupe français Accor. La filiale de Club Med s’était rabattue sur des unités dans la Palmeraie avant de conclure en 2002 un contrat avec le tout nouvel Eldorador sur la route de l’Ourika. Le TO français avait perdu presque 50% de sa clientèle sur Marrakech, passant de 70.000 clients en 2001 à 35.000 l’année dernière.Pour sa part, Club Med a réalisé en 2003, 11.600 arrivées sur Marrakech sur un total de 50.000 à travers tout le Maroc. Cette année, la reprise est au rendez-vous puisque durant le premier semestre, le Club a pu ramener 35.000 touristes déjà sur le Maroc avec 25% sur Marrakech, qui devrait aller vers une augmentation logique après l’ouverture du village de la Palmeraie.Le regroupement avec Accor tombe à point nommé dans une ville qui réalise plus de 60% des arrivées françaises sur la destination marocaine. Les voyagistes français se disputent le gâteau dans la cité ocre, que ce soit sur le nombre de lits, les meilleurs emplacements ou encore les réseaux de distribution. Ce rapprochement entre ces deux spécialistes français aura sans doute un impact direct sur l’échiquier touristique dans la ville. D’abord au niveau des économies d’échelles que l’alliance permettra, avec des centrales de ventes pour les deux. A noter au passage que Club Med n’accorde plus son exclusivité à Havas Voyages (réseau français qui est passé dans le giron de l’Allemand Thomas Cook et qui avait, selon les analystes, de sérieuses visées sur le groupe français). Par ailleurs, l’on peut déjà miser sur un plus grand développement si les moyens financiers des deux entités sont mis en commun au niveau des structures locales. Un fonds de développement comme celui initié par la CDG et qui a déjà investi dans le village de la Palmeraie à hauteur de 80%, est ouvert à d’autres bailleurs de fonds, avaient indiqué les managers de la CDG, soulignant en outre toutes les connexions possibles, qui encouragent les investissements extérieurs à Marrakech. Justement, ce sont ces dernières qui inquiètent des opérateurs indépendants de la ville qui ne bénéficieraient pas du même traitement, du moins au niveau des conditions de financement des projets. En effet, ce partenariat tripartite à Marrakech (Accor-Club Med et Club Med-CDG), ajouté aux connexions avec les TO qui se sont renforcés dans la ville récemment, pèse de son poids. En dehors du marché français, Accor est partenaire stratégique dans l’alliance des voyagistes internationaux avec notamment Globalia. Du reste, sur le terrain, le Palmariva est lié par un contrat au groupe allemand TUI. «Désormais, soit il faudra intégrer un groupe, soit plier bagage et se reconvertir», analyse ironiquement un hôtelier indépendant. Même sentiment auprès des agences de voyages et réceptifs à Marrakech. «Dans ces regroupements, le petit ne survivra pas», commentent les voyagistes. «Pas du tout», nuance le ministre du Tourisme, Adil Douiri, qui estime que ces alliances de la taille du Club Med et Accor, ou encore celle de Sogatour et Sotoram, devraient amener les entreprises locales à se muscler face à cette concurrence. «De notre côté, dit-il, la stratégie est claire: elle devra pousser à la création de grands groupes nationaux. Nous mettons en place sur la base des dernières assises du tourisme, un plan avec une batterie de mesures au niveau financier prenant en compte les types de fonds de développement et les crédits remboursables selon la spécificité du secteur. Un plan auquel participe aussi bien le GPBM que la Fédération hôtelière et qui devra être finalisé avant la fin de l’année», indique le ministre.Cette stratégie devrait aussi être un point de départ pour la formation et le partage de l’expérience. «Le banquier doit se familiariser avec les spécificités du secteur.


TO français au Maroc

Les TO français se sont partagé la destination, Marrakech étant le point de départ pour tout autre voyage à travers le Maroc. La carte.• FramLes Idrissides à l’Hivernage avec 545 lits et le Chem’s en gestion avec 300 lits. Fram a ramené 94.000 touristes en 2003.• Etapes NouvellesIl s’est hissé au premier rang des TO sur le Maroc en quelques années. Il a l’exclusivité commerciale sur l’hôtel Le Marrakech 700 lits.• Nouvelles Frontières (TUI)Ses points de chute à Marrakech sont Tropicana et les Almoravides avec au total 600 lits.• Club MedLes deux villages de la ville donnent au total près de 1.400 lits.• Jet ToursA l’Eldorador, contrat conclu en 2002, ce sont 160 chambres mises à la disposition de ce TO.• Look VoyageCe TO a un club dans la Palmeraie. Il réalise près de 47.000 touristes au Maroc annuellement.• MaxiIl ramène ses clients principalement dans le Club Oasis de la Palmeraie de Marrakech géré actuellement par la chaîne Kenzi. Près de 12.000 touristes au total au Maroc.B. B.

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