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Tourisme résidentiel
Tanger veut profiter de l'expérience de Malaga
De notre envoyé spécial en Espagne, Ali ABJIOU

Par L'Economiste | Edition N°:1711 Le 24/02/2004 | Partager

. Des professionnels marocains étaient récemment en visite dans la région. Le marché des retraités pour doper le tourisme en périodes creuses Le défi des 10 millions de touristes est réalisable à condition d'étoffer l'offre en matière d'hébergement. Le créneau des apparts-hôtels peut être d'un grand secours pour accompagner cette vision. Tel est du moins l'avis des opérateurs tangérois. L'expérience de la région de Malaga et de sa côte, la Costa del Sol, a été donné comme exemple. A elle seule, cette région a reçu près de 8,6 millions de touristes en 2003. Et 60% de ces visiteurs préfèrent séjourner dans des résidences ou apparts-hôtels. Face à cette demande, la ville de Malaga a mis le paquet pour disposer de 250 complexes résidentiels dédiés à l'accueil touristique. Ces complexes représentent environ 31.000 lits selon les derniers chiffres publiés par la délégation du tourisme de Malaga. A comparer avec Tanger qui dispose de moins de 300 lits dans cette catégorie d'hébergement. Avec 2 apparts-hôtels dans toute la ville, “on reste loin du minimum de commercialisation”, note un agent de voyages tangérois.Pour sa part, la Costa del Sol, qui fait des jaloux à Tanger, est considérée comme la capitale du tourisme résidentiel espagnol. Ce créneau se développe très vite et commence même à prendre des parts de marché du secteur hôtelier. Ainsi, le taux d'occupation hôtelier, selon la délégation du tourisme de Malaga, a connu une chute de près de 1% même s'il se situe encore à des niveaux qu'envient les opérateurs marocains: si, pendant la haute saison, il frôle les 90%, il se maintient entre 40 et 50% entre décembre et février. Dans le meilleur des cas, à Tanger, le taux d'occupation arrive à peine à 60% en période de pointe, le reste de l'année, les hôteliers n'atteignent même pas le seuil de rentabilité qui est de 35%. Selon le directeur d'un grand palace, le manque d'animation de la ville et d'activités en dehors de la saison estivale y est pour Beaucoup. Les hôteliers espagnols, eux, font preuve d'ingéniosité. Afin de mieux vendre leurs chambres en basse saison, ils font des efforts en matière de prix et s'adressent à une clientèle très spécifique, les retraités espagnols, mais aussi ceux des autres pays européens. Cette clientèle, selon un opérateur espagnol, n'est soumise à aucune contrainte de période ni de congés. D'un autre côté, l'Etat espagnol encourage ce type d'initiatives en faveur des personnes âgées à travers des voyages organisés qui leur sont dédiés et à des prix préférentiels.


Habitudes de consommation

Le tourisme résidentiel n'a pas cessé d'accroître ses parts de marché en Espagne. Cette croissance n'est pas due uniquement à l'investissement et achat de résidences, mais aussi par le changement des habitudes de consommation des touristes. Essentiellement, la Costa del Sol attire des touristes britanniques et allemands, d'un certain âge. Ces derniers préfèrent, pour leurs consommations, recourir à des produits importés de leur pays d'origine au lieu d'aller dans des restaurants. Un autre facteur de développement du tourisme résidentiel reste la fiscalité avantageuse. En Espagne, les revenus de ce type d'activité sont assimilés à ceux de l'hôtellerie, alors qu'au Maroc, ils sont taxés à 40% comme les revenus fonciers. Le ministère du Tourisme avait promis de revoir ce taux en collaboration avec les Finances. Une formule fiscale plus attrayante permettrait de commercialiser ce type d'habitations à l'étranger et d'augmenter le nombre de lits. Déjà à Tanger, le nombre d'appartements fermés dépasserait les 5.000 selon les chiffres qui circulent.

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