×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie

    Tourisme: "Ne tuez pas la poule aux oeufs d'or"

    Mohamed Benamour, président de la Fédération Tourisme-CGEM

    Par L'Economiste | Edition N°:501 Le 06/05/1999 | Partager

    · Une charte pour le tourisme est un minimum

    · Au gouvernement de hiérarchiser ses priorités

    · Un organe unique de promotion? Non merci


    Dans le monde du tourisme, c'est la grande déception quant au contenu du texte du projet de Loi de Finances. Et c'est au moment où l'activité a le plus besoin d'entretenir sa dynamique (16,2 milliards de DH de recettes l'an dernier) qu'elle se voit reléguée au second rang. C'est vrai que les pouvoirs publics sont tiraillés entre plusieurs urgences. "Mais de manière globale il y a un problème de hiérarchisation de priorités", analyse M. Mohamed Benamour. "Nous souhaitons que des signaux forts soient donnés à des secteurs prioritaires dont l'industrie touristique est le fer de lance". Une charte spécifique pour remettre ce secteur sur des rails de développement durable me semble un minimum dans ce sens, tout comme la reconnaissance dans les faits de son caractère stratégique, martèle le président de la Fédération du Tourisme.
    Par son apport à l'équilibre de la balance des paiements et son rôle dans la création d'emplois ainsi qu'au niveau du monde rural, le tourisme peut constituer un pôle de développement économique. Cela passe inévitablement par un renforcement du leadership du Département du Tourisme, dans les domaines transversaux du secteur: l'aménagement du territoire, le transport, etc.

    Pas plus que l'an dernier, le projet de Loi de Finances 1999/2000 n'apporte strictement rien au secteur: aucune concession sur les droits de douane sur le matériel, rien non plus sur la TVA. Tant que le texte n'est pas encore adopté, les choses sont toujours rattrapables, espère M. Benamour. Mais il nuance aussitôt: "Le problème, et c'est une analyse personnelle, plutôt que d'encourager un secteur qui commence à se porter bien et lui donner des chances pour en faire une locomotive de l'économie, on est en train d'essouffler avant même qu'il n'ait pris son envol". Il est évident que le Ministère de tutelle doit s'imposer en tant que département représentatif d'une activité majeure de l'économie nationale.
    Par ailleurs, le projet de création d'un organe unique investi de la promotion du Maroc à l'étranger est fustigé par la profession: "Tel qu'il est envisagé, cet organisme n'a aucune viabilité, car il risque de phagocyter les ressources déjà limitées de l'ONMT". Pour le président de la Fédération du Tourisme, c'est clair: "C'est d'abord le souci d'une mainmise sur le budget et les structures étrangères de l'Office du Tourisme qui se cache derrière ce regroupement. Au terme de la réunion du mardi 4 mai consacrée au sujet, la Fédération a d'ailleurs réitéré son opposition à une structure "qui ne correspond pas à la vision des professionnels.

    Abashi SHAMAMBA

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc