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    Economie

    Tourisme: Marrakech déprime

    Par L'Economiste | Edition N°:2774 Le 12/05/2008 | Partager

    . Grand écart entre les chiffres officiels et le vécu professionnel. Les 3, 5 étoiles et VVT, principalement touchésUn 1er trimestre négatif pour de nombreux établissements hôteliers de Marrakech. La première destination touristique du pays recule. Et la contre-performance vient d’être confirmée par le ministère de tutelle. Les très officielles statistiques du ministère indiquent une baisse de 8% en termes de nuitées sur les trois premiers mois. Sur place, les professionnels, qui se basent sur des statistiques établies par la ville et non des données émanant du ministère de tutelle, estiment que la baisse est beaucoup plus importante. Dans tous les cas, institutionnels et professionnels locaux sont unanimes: la ville affiche une tendance à la régression beaucoup plus prononcée que celle constatée à l’échelle nationale (cf.www.leconomiste.com).Premiers à être touchés par ce repli, les 3 et 5 étoiles ainsi que les villages de vacances touristiques (VVT). Chez les premiers, l’activité a chuté de 31%. Alors que les VVT ont accusé une baisse de 19%. Ainsi, au cours du premier trimestre 2008, le taux d’occupation des établissements de Marrakech a atteint 57%, perdant 10 points par rapport à l’année précédente. Selon le ministère de tutelle, l’analyse par marché émetteur révèle que la baisse est induite par les résultats négatifs des marchés français, britannique, italien et allemand. Les établissements classés de Marrakech accueillent beaucoup moins de touristes français que d’habitude: le marché de l’Hexagone est en baisse de 18% depuis janvier. La chute est en réalité quasi générale et n’épargne aucun marché, y compris les grands pays émetteurs de touristes à destination du Maroc. Le marché britannique, qui a cartonné l’an dernier, a reculé de 13%. Les opérateurs, eux, ont une autre lecture des indicateurs: la baisse de la demande touristique à destination du Maroc remonte à plus d’un an. Elle est due à plusieurs facteurs et, entre autres, à un déficit de mesures d’accompagnement pour s’adapter aux nouveaux circuits de commercialisation. En effet, une part de plus en plus importante de cette demande se trouve désormais drainée via Internet. Or, à ce niveau, Marrakech souffre cruellement d’un déficit de communication. Sinon, comment expliquer le fait que le flux des arrivées par avions ne profite que partiellement à la destination? Pas moins de 70 vols par jour, y compris le low-cost, sont enregistrés par l’aéroport de Marrakech-Ménara, mais les 40.000 lits que compte la ville ocre ne sont occupés qu’à hauteur d’un peu plus de 50%. Dur donc de réaliser l’équation, chère aux professionnels: un siège, une chambre. Certes, l’informel existe bel et bien, mais il n’explique pas l’écart qui ne cesse de s’élargir entre le chiffre des arrivées et le nombre des nuitées réalisées au niveau de l’hébergement.  «L’activité touristique et Marrakech ont besoin d’une plus grande mobilisation et de moyens de communications sur les principaux marchés émetteurs», martèle, à chaque fois, le président du Conseil régional de tourisme (CRT). L’activité aurait-elle enregistré une reprise en avril? Les réponses des professionnels sont mitigées. Avril coïncide avec le début de la haute saison de Marrakech et les vacances scolaires. «Il y a eu une légère reprise. On ne pourra toutefois pas compenser les baisses enregistrées», indique ce professionnel.Derrière ces baisses, il y a des facteurs exogènes, notamment pour le marché européen, mais aussi des contraintes d’ordre local. «Marrakech n’a plus l’apanage de la marque qu’elle s’est forgée au fil des années», constate, avec amertume, un professionnel. Et pourtant, des destinations autrefois sinistrées, comme l’Égypte et la Turquie, ont repris du poil de la bête avec un rapport qualité/prix sensiblement identique au produit de Marrakech.


    Le local à la rescousse

    Dans ces tableaux négatifs de l’activité touristique, un marché est au vert: le tourisme des résidents. Il affiche une croissance de 35% depuis le début de l’année avec 185.600 nuitées réalisées. Rien que pour le mois de mars, le tourisme national a réalisé plus de 63.000 nuitées. Un fort gisement si on sait l’exploiter, avait souligné Faouzi Zemrani, président de la Fédération des agences de voyages (FNAVM) (cf.www.leconomiste.com). La fédération concocte d’ailleurs un programme pour le tourisme interne. Il s’agit de mettre en place des packages pour les touristes nationaux à des prix attractifs pour plusieurs types d’hébergement. La formule all inclusive est aussi envisagée. Badra Berrissoule

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