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Tourisme: Les voyageurs deviennent plus casaniers

Par L'Economiste | Edition N°:1544 Le 20/06/2003 | Partager

. Par crainte d'attentats, les touristes préfèrent leur pays ou des destinations proches . Conclusion d'un rapport de l'OMT qui constate aussi que l'activité devrait rebondir rapidementLe marché mondial s'oriente vers une plus grande «régionalisation»: l'an dernier, 80% des 715 millions de touristes ont privilégié leurs propres régions par rapport à des destinations lointaines. C'est l'une des conclusions majeures qui se dégagent du dernier rapport présenté par le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), Franscesco Frangialli. «La crainte de voyager loin, spécialement en avion, conduit les gens à privilégier le transport par route à courte ou moyenne distance et à demeurer dans leur propre pays ou dans les régions proches», constate l'OMT. Pour des destinations comme le Maroc, situé à 3 heures de vol (en moyenne) des grandes villes européennes, cette évolution est une formidable opportunité, à condition de la saisir en se donnant les moyens. Sur son principal marché -la France- la concurrence directe s'appelle la France mais aussi tous les pays limitrophes de l'Hexagone (Italie et Espagne). Selon le patron de l'OMT, le conflit en Irak a été plus néfaste dans sa période d'attente que lors de son éclatement lui-même. En fait, l'incertitude d'avant-guerre a fait beaucoup plus de mal que le conflit en lui-même. L'incertitude et la crainte ont poussé une partie des voyageurs à différer ou à réorienter leurs réservations et pour les opérateurs, à retarder certains programmes d'investissement. . La guerre des prix est inefficaceL'offre et la demande ont subi des mutations et des répercussions dues aux chocs successifs, essentiellement dans le secteur du transport aérien. Par ailleurs, des enquêtes d'opinions ont permis de démontrer que chez le voyageur, la crainte des petits incidents lors du voyage l'emporte sur celle du terrorisme ou de la guerre. Le consommateur se montre plus serein en dépit des événements, même s'il doit changer de destination ou raccourcir la durée, il tient quand même à maintenir son voyage. En termes de solutions, les opérateurs se trompent parfois en réévaluant les prix vers le bas, ce qui les fragilise encore plus. Alors que souvent, c'est plus l'appréhension et la crainte qui dissuadent les voyageurs. Pour Frangialli, les réponses microéconomiques données par les entreprises ne sont pas nécessairement adaptées à une situation globale influencée par les facteurs externes.Les opérateurs doivent suivre l'évolution du marché en faisant preuve de plus de flexibilité. Cela passe par plus de réactivité (le marché étant très volatile. Le consommateur choisit ces voyages à partir d'une panoplie de propositions: il peut changer à tout moment et de plus en plus, à la dernière minute, de destination. Il faut par ailleurs une disponibilité à toute épreuve au service d'un consommateur de plus en plus exigeant et averti, observe l'OMT. La malléabilité qui caractérise les solutions de proximité est une première réponse aux besoins de sécurité et d'accessibilité. L'industrie du voyage sait à quoi s'en tenir.Laila HIDA

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