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Tourisme: La promotion fait encore défaut sur le marché saoudien

Par L'Economiste | Edition N°:507 Le 14/05/1999 | Partager

· Malgré l'évolution des arrivées, le Maroc est loin d'être une destination prioritaire

· L'Egypte et la Syrie, premiers pays visités

· Le segment de la famille de plus en plus demandeur


Plus de 30.000 touristes saoudiens ont visité le Maroc en 1998, soit une hausse de 9,7% comparativement à 1997. Comme d'habitude, c'est la ville d'Agadir qui vient en pôle-position. Elle est suivie de Tanger, Marrakech, Casablanca, Ifrane et Rabat. Dans le dernier rapport de l'ONMT (Office National Marocain du Tourisme), il est indiqué que "la programmation du Maroc est incontournable" pour les voyagistes du marché saoudien. Si la demande existe effectivement, elle reste cependant fragile. Cette situation profite à d'autres destinations qui mettent les bouchées doubles à travers des tarifs bien étudiés et une promotion agressive pour attirer cette clientèle. C'est le cas notamment de l'Egypte, du Liban, de la Syrie et de plusieurs pays asiatiques, particulièrement l'Indonésie et la Thaïlande.
L'évolution enregistrée dans les arrivées de la clientèle touristique saoudienne ne conforte pas pour autant les motivations de plusieurs professionnels du secteur. En la comparant avec les nuitées réalisées, ils la trouvent encore insignifiante (le rapport de l'ONMT ne donne pas une idée sur les nuitées). Les touristes saoudiens préfèrent louer des appartements et des villas au lieu de résider dans des hôtels.

"L'évolution enregistrée dans les arrivées ne répond pas encore aux attentes des professionnels. Notre part sur le marché saoudien reste faible. La promotion devra être agressive pour développer la position de la destination Maroc", souligne M. Abderrahim Omani, président du GRIT (Groupement Régional des Industries Touristiques) d'Agadir.
"Mais avec un budget aussi faible, comment voulez-vous assurer une promotion agressive sur ce marché comme c'est la cas pour la France, l'Allemagne ou l'Italie. Notre priorité, c'est de consolider notre position sur les marchés touristiques traditionnels, sinon l'améliorer", fait remarquer un responsable à l'ONMT.
Si le rapport en question atteste du déficit de promotion, il reproche aux hôteliers marocains de ne pas assurer les transferts entre aéroports et hôtels (à part quelques exceptions) et de pratiquer des tarifs supérieurs aux voyagistes saoudiens par rapport à ceux en vigueur sur place.
Au-delà de ces aspects, bon nombre de professionnels insistent que l'évolution timide enregistrée par le marché saoudien se justifie par l'inadéquation du produit Maroc aux attentes de cette clientèle. Si le balnéaire, les centres d'animation, le thermalisme, la chasse et le shopping sont les produits touristiques sollicités, le segment de la famille est le plus prisé.

Mohamed DOUYEB

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