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Tourisme: Douiri tient à son programme

Par L'Economiste | Edition N°:1552 Le 02/07/2003 | Partager

. Invité par l'AmCham, le ministre a brossé un portrait précis du secteur. Priorité à l'aérien, le couplage avec des TO étrangers et aux chantiers déjà entrepris. Le tourisme low-cost à l'étudeC'est avec concision et détermination à l'égard des professionnels présents que Adil Douiri, ministre du Tourisme et invité de la Chambre de Commerce Américaine (AmCham), a dressé un panorama de son secteur, le 30 juin dernier à Casablanca. Au menu, la stratégie à adopter après le 11 septembre, dont les effets continuent à se faire sentir sur la destination Maroc, les efforts à entreprendre pour se relever des attentats du 16 mai et poursuivre les plans d'actions prioritaires dans le cadre de la vision 2010. En d'autres termes, comment gérer les chocs conjoncturels sans ralentir la progression des chantiers de fond, dont le ministre en conclusion de son débat, souligne les avancées notables. Tout le monde connaît les objectifs du contrat-programme de la profession: atteindre dans une décade 10 millions de touristes, tripler la capacité hôtelière en la faisant passer à 230.000 lits, former en moyenne 8.500 personnes par an, programmer des lignes additionnelles, et surtout améliorer l'image du produit Maroc. D'ailleurs, pour cela, l'ONMT entame actuellement sa mise à niveau.Pour le ministère, l'objectif de 10 millions de touristes est loin d'être utopique. Surtout si, d'après Adil Douiri, l'on en croit la définition de l'OMT selon laquelle, est considérée comme étant touriste, toute personne non résidente au Maroc. Alors même si dans les 4,5 millions d'entrées que réalise actuellement le Royaume, la moitié sont des MRE, ils devront à l'avenir être considérés en tant que tels. Aujourd'hui, précise le ministre, 70% des 2,5 millions de touristes se dirigent vers des hôtels classés et dépensent en moyenne 800 euros pendant leur séjour. Demain, en 2010, avec une barre de 10 millions de touristes, «7 millions d'entre eux devront aller dans des hôtels classés, les MRE devront se comporter comme des touristes et les dépenses par personne devront se maintenir aux alentours de 800 euros«, explique le ministre. Mais pas de touristes, si les vols sont insuffisants. Aussi est-il question de tripler l'offre et planifier la programmation aérienne en fonction de la capacité hôtelière: pour chaque lit, un siège, tel est le challenge. A ce niveau, les pouvoirs publics ont entamé une approche agressive avec les tour-opérateurs étrangers sur les grands marchés émetteurs, proposant un package complet (transport et hébergement). A ce titre, rappelle le ministre, Agadir et Fès sont «en danger« car sans positionnement aucun, sans niche et sans marketing. Il invite donc les professionnels et les CRT à étudier la question. Parmi les priorités, il faudrait aussi développer de nouveaux créneaux comme l'écotourisme à petite ampleur en nombre de touristes mais à grand impact sur les régions. Et puis aussi, et très important, «le développement du tourisme interne pour des faibles budgets et qui nécessiteront un jour ou l'autre des subventions de l'Etat«, annonce le ministre. La mauvaise conjoncture n'a pas empêché les actions de suivre leur cours. Aucun impact sur les aménageurs-développeurs qui ont ainsi contribué au lancement de plusieurs stations balnéaires (Saïdia, El Haouzia, Essaouira). Le plan de la station de Taghazout doit être déposé le 24 juillet prochain. Aussi, une forte hausse des investissements au niveau de la capacité hôtelière a été enregistrée. Cela a permis de construire 2.800 lits supplémentaires en 2001, 6.000 en 2002 et près de 10.000 en 2003. Enorme, comparé aux 1.500 lits créés entre 1996 et 2000. Pour Adil Douiri, le contrat-programme doit suivre son bonhomme de chemin coûte que coûte. Il exhorte professionnels, pouvoirs publics et élus à travailler de concert, de façon à ce que le secteur puisse déjà, dans quelques mois, s'enorgueillir d'avancées notables.


Choc

La conjoncture turbulente de cette année (guerre du Golfe, attentats) a fait chuter les nuitées de manière sensible. Premier choc en mars avec un recul de 13% du nombre de nuitées par rapport à la même période en 2002. Une reprise semblait se profiler en avril quand le coup de grâce du 16 mai fut assené. Résultat: chute de 8% des nuitées entre le 17 et le 31 mai. Une véritable plaie, sans parler des annulations dans l'incentive. Seule lueur, l'opération Kounouz Biladi qui s'est tout de même bien déroulée.Radia LAHLOU

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