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Tourisme: Comment capitaliser l’effet «Musiques sacrées»

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

. La durée moyenne de séjour est de deux jours. «Donnez-nous les sièges d’avion et vous verrez», affirment les opérateurs. Globalia a pourtant fermé la desserte faute de traficFaire de la région une destination à part entière au lieu d’une étape dans le circuit des villes impériales est l’objectif central qui anime l’ensemble des opérateurs. La ville recèle de potentialités allant du tourisme culturel jusqu’au tourisme thermal en passant par le tourisme vert (randonnées, montagne, chasse et pêche). Pourtant, elle n’arrive pas à retenir ses visiteurs plus de deux nuits. Le taux d’occupation dans les établissements touristiques classés est estimé faible par rapport à celui enregistré dans les deux grands pôles touristiques comme Marrakech et Agadir. L’écueil du transport aérien, le déficit en liaisons directes avec les grands pôles émetteurs, est souvent avancé par les opérateurs comme obstacle majeur au développement touristique de la ville. Quelle que soit d’ailleurs la politique de communication, si on ne maîtrise pas le transport aérien, on ne fera pas venir les touristes», indique Farid Lahlou, directeur du Conseil régional du tourisme relayé par son président Driss Faceh, qui souligne que la ville a besoin de densifier encore la desserte aérienne. «Nous avons besoin de nouvelles lignes pour promouvoir la destination. Nous travaillons pour relier la ville à Marseille et à Frankfort. De nouvelles compagnies ont annoncé la mise en place de nouvelles lignes sur Fès. Nous avons aussi besoin de vols de départ de Madrid, et l’Italie parce que Fès ne peut être destination majeure que si nous développons le point à point. Les touristes ne peuvent plus se permettre de perdre une journée ou deux de leurs séjours en transit par Casablanca. Chose qu’on a d’ailleurs constaté lors du festival des musiques sacrées. La plupart des visiteurs étrangers sont venus à partir de Paris parce que c’est une liaison de point à point. Nous travaillons pour développer ce volet. Nous étions à deux fréquences, nous sommes aujourd’hui à 14 fréquences mais il faut encore plus d’effort de la part des différents intervenants», indique-t-il. En clair, il est important de multiplier les dessertes en provenance des principaux marchés émetteurs de touristes à destination de Fès d’autant plus que l’aéroport offre une grande marge de capacité d’accueil. Mais il est également important de renforcer la promotion pour pouvoir retenir les compagnies qui desservent déjà la destination et drainer plus de touristes. Globalia, l’opérateur espagnol, a dû renoncer à desservir Fès à partir de l’Espagne en raison de la faible affluence des passagers.  Outil essentiel dans le développement du tourisme, la promotion de la destination a, pendant très longtemps, été confrontée aux problèmes de moyens. Aussi l’essentiel de la promotion ciblait le marché français qui est le principal marché émetteur pour la région. Comparée à d’autres destinations touristiques en termes de nuitées, d’arrivées et de capacités hôtelières comme Marrakech et Agadir, la ville de Fès joue plutôt en catégorie inférieure. Mais avec le lancement en 2005 du PDRT (Plan de développement régional touristique), la ville se donne enfin les moyens de ses ambitions (cf. www.leconomiste.com).Le PDRT prévoit le développement de nouvelles capacités par la création de deux nouvelles zones touristiques à Ouislane et Oued Fès (plus de 3.100 lits), la création d’une capacité d’hébergement additionnelle en médina à travers la reconversion de maisons et de fondouks respectivement en palais et maisons d’hôtes. Trois maisons (Dar Glaoui, Palais Mokri et Dar Ba Mohamed Chergui) et deux fondouks (Achiyech et Sagha) ont été retenus et l’amélioration des capacités existantes par une incitation à une mise à niveau. . Reconversion de fondouks en cafés thématiques pour animer la ville Pour le développement de l’animation, le programme prévoit la reconversion de Fondouks en cafés thématiques (café théâtre, café concert, café littéraire, etc.) ou en espaces d’exposition (musée des arts religieux et Fondouk artisanat) et le renforcement et amélioration de l’événementiel en capitalisant l’effet «Musiques sacrées». Cœur du produit Fès, la médina verra la réhabilitation de deux quartiers-pilotes: Aïn Azliten et quartier historique (Sidi Hmed Tijan, Quaraouiyine et My Idriss), la consolidation des circuits thématiques mis en place par l’Agence de dédensification et de Réhabilitation de la médina de Fès et la redynamisation des medersas. Pour maximiser les retombées de l’activité touristique sur l’artisanat local, il est prévu d’accroître le trafic des touristes dans le circuit de vente (existant) des produits d’artisanat, d’augmenter la surface de contact des produits de l’artisanat avec les touristes par la création de nouveaux espaces de vente et la mise en place des échoppes de produits d’artisanat tout au long du circuit touristique actuel et dans les nouvelles zones touristiques à développer. Avec le PDRT, la promotion entend aujourd’hui se donner un autre visage. Il s’agit à travers la communication institutionnelle et des actions de comarketing avec des tour-opérateurs intégrés de faire la consolidation sur certains marchés déjà acquis notamment le marché français, la relance sur certains marchés pour lesquels Fès est un peu en perte de vitesse, la reconquête de nouveaux marchés comme le marché espagnol. Les investissements nécessaires à la réalisation de cet ambitieux plan d’actions se chiffrent à près de 3 milliards de dirhams sur la prochaine décennie. L’enjeu est de taille. Le tourisme est le secteur qui offre les meilleures conditions pour une croissance à court terme. C’est aussi un grand pourvoyeur d’emploi. Chaque lit exploité donne du travail à près de cinq personnes (employés d’hôtels, fournisseurs de produits alimentaires, prestataires de services, guides, artisans, bazaristes…). En tenant compte d’ailleurs des capacités d’hébergement additionnelles qui seront réalisées à terme dans le cadre de ce PDRT (plus de 4.500 lits), les responsables parlent de la création de 13.500 emplois dont 2.250 emplois directs et 11.250 emplois indirects. Les recettes qui seront générées par les nuitées touristiques additionnelles sont chiffrées à 1,26 milliard de dirhams par an dont 1 milliard par an à l’export et environ 26 millions par an comme chiffre d’affaires local. Aujourd’hui, les fruits de cet ambitieux programme se font encore attendre, mais pour bon nombre d’observateurs, l’année 2006 est celle de décollage de ce secteur considéré comme l’un des plus prometteurs pour l’économie de la ville. Reste à séduire un grand nombre de touristes. 


Un potentiel naturel inexploité

Dans le tourisme culturel, la demande évolue de plus en plus vers des produits moins monolithiques que ceux offert aujourd’hui par Fès. Les touristes préfèrent souvent des séjours qui combinent la visite de curiosités touristiques avec la découverte de sites naturels et le bien-être. Bien qu’il ne soit pas exploité, le potentiel de la région Fès-Boulmane offre de multiples possibilités de mettre de nouveaux produits et rendre la destination plus attrayante. Peu d’opérateurs programment des excursions d’une journée ou d’une demi-journée, soit vers les sites archéologiques comme Volubilis, col du Zeggota, Bhalil, soit vers le plateau des Lacs et les forêts de cèdres du Moyen-Atlas, alors que ces excursions peuvent représenter une bonne alternative pour enrichir le produit touristique de la région. Des circuits et des itinéraires de randonnées sont possibles en grand nombre et présentent un très grand intérêt paysager et écologique. Rachida BAMI

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