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Tourisme: Ce qu’en pensent les professionnels

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

. «Unir les efforts et multiplier la promotion»Marc Thépot, directeur général d’Accor Maroc  En ce début d’année, les chiffres de fréquentation touristique de Fès ont accusé un retard important par rapport à 2005. On parle de -3 points de taux d’occupation à fin mars et de -6% en termes de nombre de nuitées. Il est vrai que cette ville est confrontée à une arrivée massive de nouvelles chambres et qu’il faut «digérer ces nouvelles capacités». Le plus important à mon sens et le plus positif, est l’adoption du PDRT présentée en novembre dernier. Un plan qui a marqué tous les observateurs par sa cohérence, son volontarisme et surtout le consensus général qu’il a entraîné auprès de tous les opérateurs tant publics que privés. Fès est, en outre, en train d’opérer un repositionnement marketing pour attirer une clientèle individuelle à forte contribution en complément de la clientèle circuits de masse qui a été, souvent, la seule clientèle ciblée. Avec l’arrivée des liaisons aériennes directes et surtout le développement sur Fès des liaisons «low-costs», Fès va conquérir une nouvelle clientèle. L’engagement déterminé de la CDG sur cette zone est en plus un formidable encouragement. De ce point de vue, le deuxième semestre devrait voir les tendances baissières s’inverser. Le développement formidable des riads de qualité avec leur dynamisme commercial participe au renouveau de cette mythique destination. Le Festival des musiques sacrées a, en outre, donné un formidable coup de projecteur sur cette cité d’exception. Je suis confiant pour l’avenir. Mais il faut désormais, s’en tenir au PDRT qui donne une vision structurée et équilibrée du développement de cette destination. Il faut unir les efforts, mutualiser les démarches de promotion, oublier la politique et raisonner pour le bien de cette cité. Cette ville a tant d’atouts. Je pense même que Fès a une notoriété internationale comparable à celle d’Agadir et Marrakech. . «La destination est en phase de décollage» Farid  Lahlou, directeur du CRT-Fès  Les nuitées à Fès ont régressé ces derniers temps  mais il n’y pas lieu de s’inquiéter. La destination Fès est en phase de décollage. Mais l’offre aérienne reste encore insuffisante.  Elle ne dessert pas l’ensemble des marchés émetteurs qui peuvent booster la destination. Ceci dit, les autorités de la ville en partenariat avec les acteurs privés du tourisme suivent à la lettre l’évolution du PDRT. Je pense qu’aujourd’hui  la destination Fès est bien  coaché pour démarrer… Nous nous intéressons beaucoup aux marchés espagnol, italien, allemand et anglais. Nous partons la semaine prochaine pour une semaine culturelle à Montpellier. Le développement des maisons d’hôtes attire une nouvelle clientèle. Il y a aussi un nouveau tourisme qui vient d’être lancé à Fès, c’est le logement chez l’habitant. La politique des festivals que nous essayons de multiplier draine également une clientèle internationale. Lors de la dernière édition du Festival des musiques sacrées, nous avons eu le plaisir d’accueillir des touristes de différentes nationalités. Nos tablons aussi sur cette politique pour attirer les touristes. Notre objectif à terme est d’organiser chaque mois un événement.  . «La médina, notre atout»Driss Faceh, président du CRT-Fès  Le PDRT prévoit un repositionnement de la destination d’une simple étape dans le circuit villes impériales à une destination majeure. Une destination à part entière pour le séjour et le congrès. Cela passe bien entendu par la densification de l’aérien et le renforcement de la capacité hôtelière. Le développement des riads participe d’ailleurs amplement dans le développement de la capacité d’accueil. Nous avons officiellement une trentaine de riads. Avec une moyenne de 10 chambres par riad,  nous disposons aujourd’hui de quelque 600 lits en plus. Ils représentent 15% de la capacité hôtelière commercialisables actuelle de la ville qui est de 5.000 à peu près. Ces établissements vendent  à partir de 120 à 400 euros la chambre et ils ont un taux d’occupation très élevé qui dépasse les 60%. Par ailleurs, les touristes cherchent plutôt à s’installer au cœur de la médina dans des riads et maisons d’hôtes. Depuis novembre 2003, la durée moyenne de séjour est passée de 1,7  à 2,2 nuitées. Les touristes restent aujourd’hui à peu près 40% de plus à Fès. Nous espérons atteindre dans les deux années à venir 3 nuitées. On aura ainsi gagné notre pari d’atteindre 2  millions de nuitées avant 2015.  . «D’abord des vols directs»Omar Lebbar, président de l’association «Maisons d’hôtes de Fès»  Le tourisme à Fès se porte beaucoup mieux que par le passé. Il y a quelques années notamment pendant la basse saison, les hôteliers ne recevaient aucun touriste pendant une semaine ou même 10 jours.   Il y avait des moments de pic et surtout une espèce de saisonnalité en dents de scie où vous avez beaucoup de monde pendant une période et puis rien par la suite. Aujourd’hui, même en basse saison, le taux de remplissage tourne autour de 10% par rapport à notre capacité. Il faut absolument renforcer l’aérien. Le touriste n’a pas envie de faire 10 h de trajet alors qu’il peut en faire trois grâce à une liaison directe. Jet 4 you a annoncé qu’elle va programmer Fès à partir du mois de novembre.  . «Protéger le patrimoine»Aziz El Ghiti, président de l’Association des guides et accompagnateurs touristiques  Dans la médina, cœur battant de Fès, il y a le lancement de plusieurs projets de restauration. Ces nouveaux projets touristiques lancés vont renforcer la capacité hôtelière mais il faut veiller à ce que cela ne dénature le charme typique de la cité. Par exemple, l’emplacement du  projet Ouislane risque, selon nombre de professionnels et de touristes, de dénaturer et défigurer la ville. Avant, on souffrait du problème d’insécurité, mais aujourd’hui, on sillonne les 9.000 ruelles de la médina avec les touristes sans problèmes grâce notamment à la coordination entre les guides, administration et en police touristique. Il reste toutefois le problème des enfants des rues et nombreux aliénés mentaux qui circulent dans la ville, faute de structures d’accueil adéquates. Propos recueillis par R. B.

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