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    Titrisation: Rush sur l’opération CIH

    Par L'Economiste | Edition N°:2926 Le 23/12/2008 | Partager

    . 1,5 milliard de DH émis en obligations. Divers mécanismes de couverture prévusLa plus importante opération de titrisation au Maroc. Tels sont les termes évoqués pour décrire la transaction de 1,5 milliard de dirhams, qui a eu lieu hier lundi. Le CIH et Maghreb Titrisation viennent de boucler cette opération, qui porte sur la cession d’un portefeuille de prêts habitat à un Fonds de placements collectifs de titrisation (FPCT). Baptisé Credilog III, celui-ci a émis deux catégories d’obligations, amortissables uniquement auprès d’investisseurs institutionnels. La catégorie A porte sur les obligations prioritaires ou Senior. Elle est répartie en deux tranches A1 et A2. Quant à la catégorie B, elle concerne les obligations spécifiques ou subordonnées. Une part résiduelle a également été émise et souscrite par le CIH. C’est la loi 10-98 qui a servi de cadre à l’opération, alors que, dans un premier temps, les équipes de Maghreb Titrisation et du CIH espéraient bénéficier des avantages de la nouvelle loi 33-06. «Maghreb Titrisation avait même réalisé un premier montage financier avec un système à compartiments, intégrant des possibilités de rechargement et de multiplicité d’émissions», souligne-t-on chez CDG Capital, chef de file du syndicat de placement. Mais le bénéfice de la nouvelle loi ne serait que partie remise, car la même source évoque un FPCT version 33-06 pour le premier semestre 2009. Sous réserve d’adoption du décret d’application pour la nouvelle loi.Plusieurs mécanismes de couverture sont prévus pour les obligations émises. Parmi ces derniers, un différentiel d’intérêt, un compte de réserve, une ligne de liquidité, une garantie d’intérêts à travers la ristourne de l’Etat, ainsi que des hypothèques de premier rang. Celles-ci profitent à chaque prêt titrisé, et couvrent en valeur historique plus de 130% de l’encours. Le but de cette structuration est de positionner les obligations émises par le fonds comme étant les plus sûres après les bons du Trésor. Ceci s’explique par le fait que les FPCT sont les seuls émetteurs ayant l’obligation d’assortir leurs émissions de titres de mécanismes de couverture. Ce qui implique des primes de risques relativement faibles.Pour rappel, le syndicat de placement est composé de poids lourds de la place: CDG Capital en tant que chef de file accompagné de BMCE Capital, Attijariwafa bank. Quant à Maghreb Titrisation, il cumule les casquettes de conseiller financier, coordinateur global de l’opération et établissement gestionnaire, dépositaire du FPCT.


    Les assureurs, premiers souscripteurs

    49% des souscriptions ont été faites par les compagnies d’assurance, soit un total de 737 millions de DH. Les OPCVM quant à eux ont souscrit à hauteur de 525 millions de DH (35%), tandis que les établissements de crédit se sont contentés de 21 millions de DH (1,5%). 217 millions ont été souscrits (14,5%) par divers institutionnels. CDG Capital souligne que ces derniers «n’ont pas été influencés par la publicité négative dont fait l’objet la titrisation et se sont uniquement intéressés à la qualité intrinsèque des obligations émises».A. B.

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