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    Economie

    TI: Positionner le secteur à l’international

    Par L'Economiste | Edition N°:2769 Le 05/05/2008 | Partager

    . L’Apebi et la SFI prolongent leur contrat de convention. Porter le CA des TI de 30 à 60 milliards de DH en 2012. Un centre de services pour plus de croissance L’Association des professionnels des technologies de l’information (Apebi) et la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, viennent d’étendre à fin décembre 2008 leur convention de partenariat signée dernièrement. Convention qui répond à une politique publique, basée sur une vision stratégique de développement du secteur des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring, «établie dans le cadre d’un véritable modèle de partenariat public-privé». Il s’agit de mesures communes prises par le gouvernement et le secteur privé pour la mise en œuvre d’un plan de développement du secteur des TI dans sa première phase (www.leconomiste.com). L’objectif est de positionner le secteur dans une dimension internationale, de participer à la croissance économique et à la création d’emplois, de consolider les acquis au niveau de l’ingénierie nationale et d’en faire une industrie forte. Concernant les objectifs chiffrés, il s’agira de réaliser, à l’horizon 2012, la création de plus de 30.000 nouveaux emplois directs dans l’industrie des TI qui s’ajouteront aux 90.000 prévus par les activités de l’offshoring. Mais le challenge sera sans doute de porter le chiffre d’affaires généré par le secteur, 30 milliards de DH, à plus de 60 milliards, dont 1,8 milliard à réaliser à l’export et hors activités offshoring. Chez l’Apebi, l’on ne doute pas quant à la possibilité de relever ces défis qui seront «rendus possibles grâce à toutes les stratégies de développement», initiées ici et là. Le soutien à l’innovation, un des chevaux de bataille de l’Association, se fait grâce à un fonds doté de 100 millions de DH dans une première étape. Le volet encouragement à la recherche et développement pour rendre éligibles les entreprises du secteur au fonds de la R&D, alimenté à raison de 25% du chiffre d’affaires des opérateurs télécoms, participe aussi de cette volonté de voir les entreprises des TI développer leur activité innovation. A noter que la dotation de ce fonds s’est élevée à 50 millions de DH en 2007. Le développement des ressources humaines et des politiques de formation devraient bénéficier, d’ici à 2012, à 11.500 personnes dans le secteur des TI. Et pour porter la R&D au rôle de facteur de développement de la valeur et de la compétitivité des entreprises du secteur des TI, le gouvernement s’est engagé à les faire bénéficier du financement prévu dans le cadre du compte d’affectation spéciale intitulé Fonds national de soutien à la recherche scientifique et au développement technologique. La participation au financement des projets R&D est fixée à 50% du coût total de celui-ci, dans la limite de 1 million de DH par projet.A noter que la démarche des professionnels des technologies de l’information est basée sur la synergie entre l’offre et la demande, avec un cadre et des actions qui rapprochent entre les grands donneurs d’ordre publics et privés, d’un côté, et les entreprises du secteur, de l’autre.Si l’on en croit le directeur de l’Apebi, «la confiance de la SFI de prolonger notre partenariat est basée sur des résultats concrets enregistrés dans le cadre de notre projet commun». Jamal Benhamou cite pêle-mêle les travaux réalisés: l’appui à la mise en œuvre du fonds de soutien à l’innovation, la mise en œuvre du service d’aide à l’accès au financement, l’appui à la mise en œuvre du centre de services d’aide à l’export et le lancement du premier bulletin trimestriel de l’Apebi.La mise en œuvre de ce centre de services Apebi s’est effectuée sur la base d’une méthodologie élaborée avec la Banque mondiale et répondant aux normes internationales en vigueur. Comment ça fonctionne? Au quotidien, le centre procède à des analyses de la situation réelle du marché, de la demande, des capacités internes, à la définition des groupes cibles fédérateurs, à l’évaluation de la concurrence et au ciblage de l’offre. Pour cela, l’Apebi a mis en place un process marketing et des méthodes d’évaluation pour ratisser large. Approche rendue possible grâce à une série de partenariats signés avec des bailleurs de fonds, autre que la filiale financière de la Banque mondiale. C’est le cas du Programme d’accompagnement des associations professionnelles (PAAP) ou encore celui dédié à l’appui aux entreprises (PAE). Afin de mener à bien ces deux programmes, l’Association a signé un partenariat avec l’UAP Meda 2, pour mettre en place un budget d’investissement de 7 millions de DH. Investissement qui vient en complément de celui initié avec la SFI à hauteur de 9,5 millions de DH.Pour rappel, les composantes de ce partenariat sont basées, d’une part, sur les résultats de l’enquête de besoins menée à fin 2005 auprès des entreprises membres de l’Apebi et, d’autre part, sur les résultats du workshop organisé par la SFI et les professionnels des technologies de l’information, en février 2006.


    Les services rendus

    La création du centre de services Apebi a nécessité un budget d’investissement de l’ordre de 268.300 dollars, soit près de 2 millions de DH. Quatre grands chapitres rythment le quotidien du centre. Le premier volet du contrat progrès porte sur l’assistance au lancement du service lié au fonds de soutien à l’innovation. Dans les détails, il s’intéresse aux modalités de fonctionnement et d’utilisation du fonds par les entreprises du secteur, la mise en place du service d’accompagnement et la création d’une boîte à outils dédiée.Le second porte sur l’assistance au lancement du service d’aide aux exportateurs. Il s’agit de la mise en place d’un service de conseil pour l’aide à l’export personnalisé et de la mise à disposition d’études de marché et d’opportunités en fonction des marchés cibles. Il y a également l’assistance au lancement du service d’aide à l’accès au financement. Elle englobe la mise en place d’un service d’assistance à la rédaction de dossiers de soumission en vue d’un accès au financement, l’appui à la visibilité aux sources de financement existantes (identification et modalités d’approche) et la mise à disposition d’une boîte à outils dédiée. Le dernier volet porte sur l’accompagnement dans l’amélioration du service de communication de l’Apebi. Il s’agit de la mise en place d’un bulletin périodique à destination des professionnels du secteur (dont le premier numéro est déjà sorti).


    Un centre, pourquoi faire?

    La création du centre de services de l’Apebi repose sur 5 principales raisons. Il génère des revenus pour l’association. Ce qui lui permet de développer une autonomie financière, tout en assurant la viabilité et la pérennité de ses actions. Le centre fournit des prestations spécifiques et pointues en adéquation avec les attentes de ses membres. Il serait même à l’origine de l’élargissement de la base des adhérents à l’Apebi. Pour Benhamou, «le centre permet d’équilibrer les services non rentables, mais prépondérants dans la mission de notre fédération notamment pour le lobbying et réunions de haut niveau, la dynamisation des relations au niveau national et international…». Pour lui, le centre permet aussi de motiver les collaborateurs actifs et surtout de fédérer les membres autour de thématiques répondant à leurs préoccupations professionnelles et sectorielles quotidiennes.B.T.

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