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Economie

Textile: Le Maroc trois fois plus cher que la Chine

Par L'Economiste | Edition N°:1557 Le 09/07/2003 | Partager

. L'Euromed tiendra-t-il face à la déferlante chinoise?. Pour l'instant, le rendement sauve le textile maghrébin. La minute-textile est devenue un marché mondialiséL'espace «paneuroméditerranéen« évitera-t-il la débâcle de l'industrie du textile maghrébin devant la déferlante asiatique et surtout chinoise?A fur et à mesure que s'approche 2005, l'échéance du désarmement ATV, l'accord qui restreint les entrées de textile sur les grands marchés comme l'Union européenne, la question devient cruciale (cf. L'Economiste des 5, 6 et 7 mai 2003; www.leconomiste.com): la Chine produit à 0,6 dollar de l'heure, le Maroc est plus de trois fois plus cher, à 1,9 dollar. Mais le Maroc pas plus que le Maghreb n'a dit son dernier mot.Depuis son élection à la tête de l'Amith (association marocaine des industries du textile et de l'habillement), Mezouar a fait de ce défi son unique objectif: rebondir face à la déferlante asiatique et surtout chinoise. L'Amith, avec Euro-Maroc Entreprise et le soutien de l'Institut français de la mode (IFM) ont aussi commandité des enquêtes pour savoir où se trouvent les niches capables de sauver le secteur. Ce qu'ils ont découvert est particulièrement intéressant: certes, le salaire est trois fois plus élevé au Maroc qu'en Chine, mais, a souligné Jean-François Limantour, consultant et responsable des enquêtes Amith/EME, «une ouvrière marocaine vaut dix ouvrières chinoises et douze bengalaises« du point de vue du rendement (cf. le compte rendu de ces travaux: www.leconomiste.com du 18 mars 2003).Cependant, il s'agit d'un écart fugace: les progrès réalisés en vingt ans par les ouvrières marocaines ou tunisiennes, le seront de la même manière par les employées des nouveaux pays asiatiques arrivant sur le marché du travail mondialisé. Pour sa part, l'Association du patronat français, le Medef, recommande à ses membres de maintenir autant que faire se peut, les approvisionnements auprès des usines maghrébines. Celles-ci sont souvent des délocalisations de groupes européens. Cependant, une partie de ces groupes commence à chercher en Chine des circuits alternatifs. La moitié des approvisionnements européens vient déjà d'Asie et 17% vient de Chine. L'IFM et le Medef considèrent qu'après 2005, la part chinoise peut doubler, voire grimper jusqu'à 40%. Selon Paul Morand, qui donnait son point de vue pour les lecteurs de L'Economiste, la mode permet de résister au mouvement, comme le font l'Italie ou l'Espagne. Mais il ne reste plus que 10% des vêtements vendus en Europe qui ont effectivement été fabriqués sur le vieux continent, contre 17% qui arrivent de l'Europe de l'est. Les pays du Sud de la Méditerranée, directement visés par la concurrence chinoise, tiennent le coup avec 26%, mais la bataille de la productivité ne fait que commencer et sera très rude. J. R.

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