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Tétouan: Vers une délégation de la gestion des déchets solides

Par L'Economiste | Edition N°:1900 Le 22/11/2004 | Partager

. Le budget de la commune ne peut assurer le standard exigé. Tétouan, en phase de devenir une ville-dortoir? «Nous sommes incapables, vu les moyens dont nous disposons, d’améliorer nos prestations en matière de propreté de la ville». Rachid Talbi Alami, président du Conseil de la ville de Tétouan, n’y va pas par quatre chemins. Il a voulu ainsi mettre un terme aux débats et rumeurs sur la meilleure façon de gérer une situation qui devient critique. Quelques jours seulement après une rencontre du même type organisée à la wilaya et au lendemain de l’aïd, Talbi Alami était à la mairie pour répondre aux questions de la presse. Le choix du timing paraît suffisamment politique pour ne pas s’attendre à des surprises ou à de nouvelles déclarations. Pourtant, le maire-ministre et Rniste Talbi Alami, avec son style anglo-saxon, a tranché sur un nombre important de sujets: la collecte des déchets, la nouvelle gare routière, la salle de sport couverte, l’habitat insalubre, le déplacement du marché de Bab Nouader… La liste est longue. Le plus intéressant dans la rencontre avec Talbi Alami est la manière dont il a exposé les contraintes qui se posent à une ville en devenir, confrontée à des choix stratégiques. Parmi eux, sa position par rapport au port méditerranéen: une ville-dortoir pour des armées d’employés (145.000 personnes) et commerçants, ou une structure d’accueil pour les sociétés de service qui seront intéressées par les opportunités qu’offre le nouveau port? Ce sujet de réflexion taraude les responsables de la ville qui exigent une assistance et des aides étatiques à ce sujet. En tant que ministre, Talbi Alami a expliqué que sa disponibilité pour la ville prend désormais la forme de recherches des sources d’investissement pour les grands projets. Il a aussi proposé la création d’un observatoire du développement à Tétouan. “Nous avons décroché un prêt sans intérêt de l’Agence du Nord pour la nouvelle gare routière et nous nous attelons à créer un fonds de développement local en prenant la région de Souss-Massa-Drâa comme exemple”, a-t-il déclaré. L’année 2005 s’annonce donc riche en chantiers comme celui de l’éradication des bidonvilles et la création d’une zone d’activité économique de 20 hectares. Les activités polluantes qui de surcroît dénaturent les quartiers résidentiels devront y être délocalisées. Toutefois, la question des moyens reste entière. Par rapport au nombre d’habitants (plus de 500.000), le budget de gestion de la commune de Tétouan qui, depuis 2003, regroupe trois communes ne dépasse pas 184 millions de DH. Il ne s’est amélioré que de 60 millions de DH depuis 1992. Parler du “grand Tétouan” en prenant en compte ce petit budget relève de l’utopie. Autre élément à prendre en considération, l’impôt sur l’investissement qui reste inchangé à Tétouan alors que Tanger bénéficie d’une amnistie partielle de 50%.


Commune apolitique?

Le Conseil de la ville de Tétouan connaît petit à petit sa mue. Au sein du bureau, on parle d’un consensus qui doit dépasser les obédiences politiques. C’est en tout cas ce qui ressort des déclarations de différents responsables. Le Conseil sait très bien que les lumières sont braquées sur son mode de gestion, particulièrement en cette période de transition. La commune est passée au système des contrats de marché suite à des appels d’offres au lieu des bons de commande. Des cadres ont été remplacés pour ne pas avoir respecté les cahiers des charges. Autant de signes qui augurent d’un nouveau mode de gestion. Mais la population attend toujours des résultats palpables au quotidien. Ce qui n’arrange aucunement la vision stratégique que Talbi Alami semble adopter pour sa ville. De notre correspondant à Tétouan, Mostafa BENTAK

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