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Economie

Tétouan: Une station-pilote de traitement de déchets

Par L'Economiste | Edition N°:470 Le 24/03/1999 | Partager

· Un don espagnol de plus de 10 millions de DH pour le projet
· Une caisse de 10 millions de DH pour les jeunes promoteurs
· Création d'un observatoire et d'une base de données pour la région


L'Agence pour la Promotion et le Développement des Provinces et Préfectures du Nord (APDN) a signé deux conventions avec la Région Tanger-Tétouan et la Communauté Urbaine de Tétouan(1). M. Saâd Alami, président de la Région Tanger-Tétouan, a précisé à l'issue de cette signature qu'une caisse de 10 millions de DH sera créée pour les jeunes promoteurs. Trois autres partenaires se sont joints au projet, en plus de la Région, l'Agence, la BP et la BNDE.
Quant à M. El Kharraz, président de la Communauté Urbaine de Tétouan, il a annoncé le lancement dans les jours qui viennent d'une station de traitement des déchets solides à Tétouan. L'expérience est probablement la première du genre dans le pays, la ville voulant jouer le rôle de pionnier en la matière. Le don de plus de 10 millions de DH a été débloqué par les Espagnols.
Mais le développement de la région est une oeuvre de longue haleine, tant les handicaps sont lourds, malgré les 9 milliards de DH débloqués par l'Etat.
Une démographie très dense, un taux important d'analphabétisme et de chômage, une région montagneuse fortement enclavée, des infrastructures de base très insuffisantes, l'exode rural, l'érosion des sols sont les principaux inconvénients au développement durable de la région. Cependant, la situation n'est pas que noire. La région dispose de ressources hydriques non négligeables, la pluviométrie étant abondante et les oueds et fleuves y sont assez nombreux (Martil, Smir, Sebou, Laou, Kert, Rhis, Nekor, Loukkos).
De plus, l'agriculture représente l'activité principale de la région: 52% de la population active. Sur le plan de la mise en valeur des ressources agricoles, l'APDN répartit la région en deux zones: l'occidentale dotée d'un climat favorable et de sols de qualité suffisante avec une prédominance de la culture de printemps (blé, orge, maïs); la centrale, montagneuse. Dans le Haut-Rif, la culture céréalière, l'arboriculture et la culture de cannabis sont les principales activités agricoles. Contre le cannabis, l'APDN essaie de développer des cultures alternatives.
Quant au tissu industriel, il reste peu dense. La région n'abrite en effet que 15,7% des établissements industriels et emploie 13,4% de la main-d'oeuvre industrielle. Le secteur est marqué en outre par l'inégalité de la répartition. En effet, la péninsule tingitane (Tanger, Tétouan, Larache) enregistre 64% des établissements et 75% de la main-d'oeuvre. Quant aux ressources halieutiques, la région est caractérisée par une présence portuaire assez importante. Ce secteur enregistre près de 2.000 emplois directs.
Le secteur touristique, qui normalement devrait être prospère, a enregistré une forte baisse. Le poids des provinces et préfectures du Nord a chuté de 29,5% en 1984 à 19,7% en 1994. M. Hassan Amrani, directeur de l'Agence, a estimé que les opérateurs de la région devraient multiplier les efforts pour apporter un produit varié à même de plaire et d'attirer un nombre important de touristes. «Il faut dépasser le caractère saisonnier de l'activité», a-t-il dit. Cette prospection de la région a permis à l'Agence de mettre en place une stratégie de développement en vue d'apporter des solutions aux différents problèmes de la région. M. Amrani a indiqué que plusieurs projets sont déjà lancés et d'autres sont en cours de réalisation.
L'électrification et l'approvisionnement en eau potable en milieu rural occupent une place privilégiée dans la stratégie de l'Agence. Pour une enveloppe de 816 millions de DH, l'électricité entrera dans 16.753 logements au Nord, dont 6.617 à Tétouan, 533 à Chefchaouen et 8.208 à Tanger. Pour l'eau potable, le projet nécessitera, pour l'approvisionnement de 31 points à Tétouan 3,5 millions de DH; à Tanger 1,5 millions de DH pour 20 points; 420 mille DH à Chefchaouen pour 17 points et 5 millions de DH à Larache pour 28 points.
Pour mener à bien tous les projets de l'Agence, les participants ont adopté un document qui insiste sur l'établissement d'un développement équilibré de la région. A cet effet, les participants ont recommandé la création d'un observatoire régional qui serait chargé des études nécessaire et de la gestion d'une banque de données.

De notre correspondante, Ilham Berrada

(1) La signature a eu lieu le jeudi 18 mars lors de la journée d'études organisée par l'APDN.


Les Tétouanais paient leur redevance et ne captent pas 2M


LE passage de M. Messari, ministre de la Communication et originaire de Tétouan, lors de cette journée d'études, était l'occasion de demander si les habitants de la ville du ministre pouvaient visionner bientôt la seconde chaîne nationale. Les Tétouanais paient leur redevance et ne peuvent capter la chaîne de Aïn Sbaâ, alors que quelques kilomètres plus loin, Tanger a ce «privilège».
«Lors du dernier conseil d'administration de 2M, nous avons abordé la question. L'installation d'un émetteur nécessite une grosse enveloppe et de plus celui de Tanger doit être renforcé. Mais le projet est toujours en étude et cela risque de se réaliser prochainement», a dit M. Messari.
Quant au projet de création d'une télévision maroco-espagnole qui émettrait à partir du Nord, le ministre a répondu que plusieurs pas ont été réalisés dans ce sens, notamment par la signature d'une convention entre la SOREAD et la chaîne régionale andalouse Canal Sur. Cette dernière a déjà son bureau au sein de 2 M.
Pour M. Messari, «le développement du Nord, qui est une nécessité historique», devra permettre à l'avenir au Maroc de réintégrer l'espace euro-méditerranéen». Le ministre a indiqué que la régionalisation représente une évolution naturelle et traduit le degré de maturité atteint par la démocratie au Maroc.
Quant au développement durable de la Région Tanger-Tétouan, M. Messari a souligné qu'il revêt une grande importance du fait de la position stratégique et du rôle que la région pourrait jouer dans le cadre de la coopération avec la Communauté européenne. «C'est pourquoi le gouvernement a fait de la promotion de cette région une priorité, juste derrière la question du parachèvement de l'intégrité territoriale du Royaume, et a chargé de cette mission l'Agence qui joue un rôle de coordonnateur interministériel et d'animateur institutionnel», a-t-il dit.

Ilham BERRADA

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