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Tétouan se repositionnne sur le tourisme interne

Par L'Economiste | Edition N°:1928 Le 30/12/2004 | Partager

. La destination est la quatrième région à promouvoir . Elle perd de son attrait en raison de l’absence d’une structure valable d’animation Le ministère du Tourisme veut capitaliser sur l’expérience du Plan Azur pour promouvoir des produits destinés au tourisme interne. Après Marrakech, Agadir et Tanger, c’est au tour de Tétouan de connaître cette nouvelle dynamique. A cet effet, une délégation du ministère du Tourisme s’est réunie jeudi 30 décembre 2004 avec les élus et responsables de la ville. L’objectif étant de faire passer le nombre des voyageurs nationaux de 1.1 million en 2003 à 2 millions à l’horizon 2010. Le département de Douiri prépare une étude nationale qui, dans chaque région, proposera des sites et des produits susceptibles d’intéresser le touriste local. La tâche n’est pas facile dans la mesure où ce travail nécessite l’implication et l’encadrement des élus locaux ainsi que des professionnels du tourisme dans chaque région. Toutefois, la démarche montre l’intérêt que le ministère accorde au tourisme national, longtemps ignoré. D’entrée de jeu, Hajar Kaghat, responsable du projet au ministère, a mis l’accent sur l’importance de l’article 14 de l’accord-cadre faisant de la promotion du tourisme national une des pierres angulaires de la vision 2010. Selon les chiffres officiels, les Marocains ont effectué 8,1 millions de voyages en 2003 dont 7,8 millions au Maroc. Voilà pour montrer les potentialités à mettre en valeur à l’intérieur du pays. Par ailleurs, 65% des voyages se font en groupe «d’où la nécessité de développer le concept d’hébergement en appartement». La région qui ,en été, accueille un million de touristes nationaux, ne capitalise presque pas sur ces flux importants. Le résidentiel informel les draine, confisquant toute possibilité de développement de la ville. S’y ajoute la saisonnalité de la destination qui, depuis trois décennies, décourage les investisseurs dans l’attente d’une politique intégrée. En effet, pendant les années 70, les investisseurs se sont rués sur les VVF (villages de vacances de famille) et clubs de vacances, encouragés par l’attrait commercial de Tétouan qui, à l’époque, était à son apogée. Ces projets n’ont pas fait long feu à cause du manque d’accompagnement et du professionnalisme dans la gestion des établissements touristiques. Aujourd’hui, le ministère propose le site situé entre Oued Laou et Kaa Srass (40 hectares) pour servir de base d’accueil pour les investissements potentiels. Une proposition qui n’a pas été du goût du secrétaire général de la wilaya de Tétouan, Hassan Sahimi. Pour ce dernier, le choix du site ne doit pas créer «un clivage entre la plage du pauvre et celle du riche». Sahimi a proposé le site de Kabila qui, jusqu’ici, était réservé à un tourisme de haut standing. Abstraction faite du site choisi, le gros écueil reste les TO qui seraient en mesure d’acheter des chambres d’hôtels en nombre important et proposer des packages spéciaux pour le touriste national.


Des hôtels «gonflables»

La saisonnalité de la destination de Tétouan est un vrai handicap pour l’essor touristique de la région. Les élus et responsables locaux, notamment ceux des Eaux et forêts, veulent mettre en valeur l’arrière-pays qui a beaucoup de potentialités. Les investisseurs qui connaissent bien les risques de la région, veulent des facilités fiscales mais aussi un accompagnement en matière de structures d’accueil et d’animation. Sur un ton d’humour, le délégué des Eaux et forêts, dit craindre que les investisseurs «soient obligés de concevoir des hôtels gonflables qu’il peuvent remballer en fin d’été». Toutefois, d’autres intervenants tablent sur la préservation de l’âme de la région. «Les touristes qui cherchent l’animation savent où la trouver». Un débat animé. Mostafa BENTAK

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