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Tenue autour de l'adaptation des filières de formation : La troisième session du CNJA restera ouverte

Par L'Economiste | Edition N°:68 Le 25/02/1993 | Partager

Afin de résorber le déficit sur le marché de remploi, le CNJA, lors de sa troisième session, analyse les possibilités d'améliorer la qualité de la formation et d'adapter ses filières aux créneaux porteurs.

Pour sa troisième session(1), le CNJA a débattu des actions à entreprendre pour une meilleure adéquation entre le système éducatif et les besoins de l'économie en emploi. Le chômage des diplômés, révélé par le recensement de 1991 et par le rapprochement entre l'offre et la demande(2), découle en premier lieu d'un décalage entre la croissance démographique et le faux de croissance économique. En deuxième lieu, ce chômage s'explique par une inadéquation de la formation aux besoins, tant par la qualité de l'enseignement que par la mauvaise répartition des diplômés par filières.

Créneaux porteurs

Le Conseil a alors remis en cause le système éducatif en vue d'améliorer sa rentabilité. La revalorisation de l'Université serait un objectif à atteindre par l'amélioration du niveau de formation, mais aussi par l'évolution des profils de formation vers les créneaux porteurs.

Pour ce faire, le CNJA milite en faveur d'une gestion autonome et rationnelle des universités (révision du Dahir de 1975). L'organisation des cycles de formation continue et l'implication des "personnes d'expérience pratique" à la formation (cadres et ingénieurs de l'administration et du secteur privé) permettront également cette revalorisation.

Par ailleurs, et afin de rééquilibrer les filières de formation en les adaptant au mieux à l'offre d'emploi, le Conseil propose la création, dans les bâtiments de l'Université, d'un bureau d'information et de liaison avec les entreprises. Cette mesure serait accompagnée par un développement de réseaux décentralisés d'informations des systèmes éducatif et productif. Néanmoins, la méconnaissance du marché de l'emploi demeure un handicap pour la gestion de ses déséquilibres. Le Pr Habib El Malki, secrétaire général du CNJA, a suggéré alors que le secteur privé instaure un observatoire afin d'évaluer ses besoins en emplois.

L'introduction dans le système éducatif des formations en alternance, contractuelles et par modules pourrait également contribuer à une meilleure articulation entre les profils de formation et les besoins de l'économie (mesure 6). Pour ce faire, une formation et une information de l'entrepreneur marocain, et en particulier dans les PME, sont prévues.

La revalorisation du système éducatif nécessitera également le renforcement de l'enseignement des langues d'apprentissage au niveau de l'enseignement fondamental et secondaire indifféremment des options d'orientation (mesure 3).

Restructuration des entreprises

Cette troisième session du CNJA a également décortiqué les moyens à mettre en oeuvre afin d'encourager l'emploi qualifié. Parmi ces moyens, figurent l'incitation des entreprises à intégrer la formation continue et l'encouragement des départements de formation à développer ses programmes.

Aussi, et afin de rapprocher les systèmes éducatif et productif, la relation entreprises et systèmes éducatifs devra être dynamisée. La mise en place d'une convention-cadre entre les deux "partenaires" et la création d'un fonds de soutien à certaines actions de partenariat seraient les deux moyens à mettre en oeuvre.

Enfin, est proposée la sensibilisation des entreprises à l'intérêt de créer des "structures qualifiantes", et à l'impact économique de la valorisation des ressources humaines.

Cette troisième session s'est également penchée sur la généralisation de la scolarisation, puisque "la formation est un facteur de développement". Ainsi, en vue de lutter contre l'analphabétisme, le Conseil pense à la création d'un fonds national pour le développement de l'enseignement de base, utilisant les opportunités de la coopération internationale. Il s'agit, par ailleurs, d'identifier les facteurs de blocages spécifiques selon les milieux urbain et rural. Ensuite, et afin de permettre aux élèves qui ne parviennent pas à terme de leurs études d'intégrer le système productif, "il convient d'intégrer, au niveau de l'enseignement f
fondamental, un minimum de formation professionnelle", expliquent les responsables du CNJA.

Le Pr El Malki a, lors de la séance de clôture, déclaré que cette session restera ouverte: "l'adéquation de la formation à l'emploi ne pourrait être une affaire réglée par quelques mesures, mais elle nécessite un suivi permanent, les deux systèmes évoluant en permanence", affirme-t-il. C'est une première dans l'histoire du CNJA qu'une session demeure ouverte. Ainsi, est prévu que la généralisation de la scolarisation fasse l'objet d'un débat national. Il en est de même pour l'enseignement technique.

Le débat qui pourrait être engagé à ce niveau est le problème d'application de ces différentes mesures. Le CNJA s'est alors dégagé de toute responsabilité. "Notre rôle est de penser les problèmes. L'application relève des instances concernées", déclare M. Laraki, président de la présente session. Néanmoins, le ministre de l'Education Nationale, M. Taïb Chkili, s'est engagé pour l'application de l'ensemble des mesures.

L.T.

(1) La troisième session du CNJA s'est tenue les 16, 17 et 18 février à Rabat.
(2) Cf L'Economiste du 18 janvier et du 11 février.

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