×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Télécoms
Trois majors se bousculent dans le marché

Par L'Economiste | Edition N°:3367 Le 22/09/2010 | Partager

. L’arrivée d’Orange confirme le statut de pays-relais du Maroc. Zain, le koweïtien, a déjà fait le pas pour tirer sa croissance. Maroc Telecom préserve son avance et mise sur l’Afrique CERTAINS partent, d’autres arrivent. Le secteur des télécoms ne fait pas exception à la règle. Après le départ des Espagnols et des Portugais en septembre 2009, voilà que les Français d’Orange font l’entrée dans le tour de table de Méditel. C’est une vraie revanche pour le groupe français qui avait été battu sur le fil par le consortium conduit par Telefonica pour la 2e licence GSM. Dorénavant la partie se jouera entre trois mastodontes: deux européens (Orange et Vivendi) et un arabe (Zaïn). Le marché affiche certes des signes de maturité, mais les services et les contenus s’avèrent des relais de croissance pour la téléphonie mobile. L’enquête de l’Observatoire des technologies de l’information réalisée en avril 2009 confirme: plus de 30% des usagers GSM sont friands de gadgets annexes tels que la musique, la vidéo et la photo. Le parc mobile comptait 27,8 millions de clients à fin juin.Dans le marché du mobile, Itissalat Al-Maghrib est toujours leader. Et table dorénavant sur ses filiales africaines au Gabon, Mauritanie, Burkina Faso et Mali.

Bataille des contenus
Avec un chiffre d’affaires de 30,03 milliards de DH, l’opérateur historique maintient le cap en prévoyant une légère croissance et la poursuite de l’investissement. Méditel, elle, compte «continuer à investir dans les services voix». Plus d’infrastructures pour couvrir tout le territoire et assurer la disponibilité de son réseau. L’opérateur table aussi sur des «offres segmentées» et la production de contenu, dont les sonneries. Elle a déjà signé un accord avec la chaîne TV Rotana (L’Economiste 26 mars 2010). L’arrivée d’Orange va la consolider dans ce choix.«Le groupe français a un savoir-faire qui lui permet rapidement de déployer de nouveaux contenus, de nouveaux services… Orange est l’un des cinq premiers opérateurs du monde, il a tout les atouts pour bousculer Maroc Telecom», commente un expert. Il donnera aussi à Méditel une plus grande marge dans le marché entreprise (B to B). Un segment sur lequel «le 2e opérateur a beaucoup misé mais qui n’a pas totalement bien fonctionné», poursuit notre source. Dix ans après sa création, l’ex-filiale de Telefonica a déjà fait le grand ménage dans ses 14 marques. Sur le plan visuel, «il y avait déperdition. Nous les avons donc regroupées en quatre: 3G (internet), Jily (offre jeune), mobile et fixe», déclarait son top management, Mohamed El Manjra.Au premier trimestre de l’année, le chiffre d’affaires de Méditel s’est établi à 2,7 milliards de DH, soit une hausse de 12% par rapport à la même période de 2009 (www.leconomiste.com). Une performance qui ne parvient pas à arrêter la baisse de la marge Ebitda depuis 2007. El Manjra est persuadé qu’il faut mener côte à côte désendettement et investissement. La dette à l’international de 6,3 milliards de DH a été reconvertie dès 2006 auprès des banques marocaines. Chez Wana, l’arrivée d’Orange ne suscite «aucun commentaire officiel». Son directeur général, Frédéric Debord, connaît bien la maison où il a fait une partie de sa carrière. L’arrivée de France Télécom va accroître la pression sur ses équipes. Il va falloir se battre avec un adversaire à l’envergure bien plus grande que Méditel. Par ailleurs, la filiale télécom de l’ONA-SNI a connu elle aussi un changement d’actionnariat. Elle a cédé à Zaïn et Al Ajial 31% du capital contre 2,850 milliards de DH. La mise des Koweïtiens ne couvre pas pourtant les besoins d’investissement de Wana. Les six milliards de DH initialement prévus se sont révélés insuffisants. Mais jusqu’à ce jour Wana a dû investir 1,2 milliard de DH dans les réseaux, leur extension et leur entretien pour étendre la couverture nationale. Zaïn compte aussi lui fournir une assistance technique dans le déploiement de son nouveau réseau GSM. L’opérateur télécom Koweitien dispose du premier réseau de téléphonie mobile sans frontières, couvrant 17 pays et sans frais additionnels du roaming. Le fait que les trois opérateurs nationaux soient concomitamment adossés à de grosses pointures -opérateurs métiers- marque un tournant dans l’histoire des télécoms: le Maroc, «pays émergent», est dorénavant considéré comme un relais de croissance.Faiçal FAQUIHI
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc