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    Télécoms: Olivetti réussit son raid sur Telecom Italia

    Par L'Economiste | Edition N°:512 Le 21/05/1999 | Partager

    · Plus de 50% du capital de Telecom Italia sous le contrôle d'Olivetti
    · L'opération confirme le dynamism de nouveaux entrants
    · Des incertitudes sur le projet de fusion entre Deutsche Telecom et Telecom Italia


    Olivetti a enfin remporté son bras de fer. Malgré une opposition de l'état-major de Telecom Italia à l'OPA lancé le 20 février dernier, David a terrassé Goliath. Malgré tout, l'heure est à l'apaisement de deux côtés. Les présidents de deux groupes M. Roberto Colaninno d'Olivetti et Franco Bernabè de Telecom Italia (qui a essayé de contrer en vain l'OPA d'Olivetti) se rencontrent aujourd'hui pour le premier contact.
    Une pluie de commentaires élogieux a salué ce week-end l'audace du groupe italien Olivetti après qu'il ait réussi son pari de mettre la main sur Telecom Italia. Il faut rappeler qu'Olivetti est cinq à six fois plus petit que Telecom Italia. Au terme d'une opération qui aura animé les marchés boursiers pendant plusieurs mois, Olivetti a finalement conquis 51,02% du capital de l'ex-monopole du téléphone italien. Le raid réussi d'Olivetti sur Telecom Italia est considérée comme l'opération la plus importante jamais réalisée dans le secteur en Europe. La transaction se chiffre à 60,4 milliards d'Euros (plus de 600 milliards de DH). Et selon les analystes, elle devrait chambouler le statu-quo actuel dans le paysage des télécommunications en Europe où les héritiers des ex-monopoles maintenaient leur leadership.
    Cette opération présage ce que deviendra demain le secteur des télécommunications en Europe, à savoir la montée en puissance de "challengers" arrivés sur le marché à la faveur de la déréglementation. Le groupe allemand Mannesman qui "harcèle" Deutsche Telekom en Allemagne est le plus grand bénéficiaire de l'OPA d'Olivetti.
    Déjà présent en France via Cegetel (15% du capital), il devrait renforcer ses positions sur le marché italien avec l'acquisition des parts de son partenaire (Olivetti) dans la filiale commune de téléphonie mobile (Omnitel) et celle indirecte dans Infostrada (opérateur de téléphonie fixe).
    Le perdant du jour est incontestablement Deutsche Telekom. Non seulement il n'aura pas réussi à contrer son adversaire sur ses bases intérieures (le groupe Mannesman qui sort gagnant de cette opération), mais la nouvelle donne compromet son plan de fusion avec Telecom Italia. Son management fait cependant mine de l'ignorer pendant que les analystes se demandent si le géant allemand a une solution de rechange. Le succès de l'offre d'Olivetti est considéré comme un désaveu de son projet par les actionnaires de Telecom Italia, Ron Sommer, le patron de Deutsche Telekom, lui, continue à y croire. Dans une interview rapportée par l'AFP, il considère que "la fusion proposée par son groupe à Telecom Italia a une logique séduisante, offrant beaucoup d'avantages pour les deux entreprises, leurs actionnaires et leurs salariés,...".

    Abashi SHAMAMBA (AFP)


    Une victoire des actionnaires aussi


    Le groupe Olivetti était à sa création une entreprise spécialisée dans la production des machines à écrire avant de se reconvertir dans les années 70-80 dans l'informatique (fabrication d'ordinateurs), puis plus récemment, dans les télécommunications. Il est présent dans la téléphonie mobile via Omnitel et dans le fixe, à travers Infostrada. Le principal actionnaire d'Olivetti est la holding luxembourgeoise Bell avec 13,92% du capital. Le deuxième gros actionnaire du groupe est la banque Schroders Investment Management qui détient 4,68%. Le troisième actionnaire de référence est le colosse allemand Mannesmann, à 3,07% du capital. Viennent ensuite, les fonds d'investissement de la banque Intesa Asset Management (1,98%) et l'Allemand Deutsche Boerse Clearing (1,86%). Le reste est éparpillé en Bourse.

    A. S.

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