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Affaires

TEG: L'APSF ne veut pas lâcher prise

Par L'Economiste | Edition N°:1600 Le 12/09/2003 | Partager

. Dans son rapport annuel 2002, l'association appelle à la libéralisation des taux . Le remboursement de crédits contractés par les fonctionnaires pose toujours problèmeConsidéré comme le principal frein au développement des sociétés de financement, le taux maximum des intérêts conventionnels (TMICEC) matérialisé par le taux effectif global (TEG) est à chaque fois remis sur le tapis par les opérateurs sur le marché. Ces derniers n'ont pas hésité à placer cette problématique en tête de liste de leurs doléances dans le rapport annuel 2002 de l'Association professionnelle des sociétés de financement (APSF). L'association continue donc de sensibiliser les autorités monétaires au sujet de l'impact négatif de ce taux sur les conditions d'exploitation des sociétés de crédits à la consommation. “La définition de ce taux ainsi que ses modalités de calcul doivent être revues”, estime Abderrahmane Bennani Smires, président de l'APSF. Mieux encore, Bennani Smires considère qu'il est grand temps de le libérer et de laisser jouer pleinement les mécanismes de marché. Cette définition doit tenir compte, selon les professionnels, des conditions réelles d'exploitation et de refinancement. Lors de la mise en place de ce taux en 1997 est-il rappelé, les opérateurs ont attiré l'attention des autorités monétaires sur l'impact négatif qu'il “allait immanquablement produire sur le compte d'exploitation des sociétés de crédit à la consommation, en raison de sa définition et de ses modalités de calcul qui ne peuvent que le tirer vers la baisse”, considère Bennani Smires. Depuis cette date, le taux facturé à la clientèle a reculé de 6 points (voir courbe), avec en bout de chaîne une baisse de la marge presque de la même proportion, “vu que le taux de refinancement n'a pas suivi la même tendance”. Selon des opérateurs, la logique aurait voulu que soit défini un taux par nature de crédit et partant, par nature de risque, et par montant”, est-il indiqué auprès de l'APSF. Ou encore, poursuivent-ils, en ajoutant une marge fixe et non un pourcentage aux frais de fabrication du crédit, c'est-à-dire le coût de refinancement, les frais de gestion et le risque. Autre question soulevée dans le rapport annuel, celle du gel depuis 1999 par la Paierie principale des rémunérations, relevant de la Trésorerie générale du Royaume, du remboursement de crédits contractés par un grand nombre de fonctionnaires. “Il faut que tout un chacun prenne conscience de ses devoirs professionnels pour qu'un déblocage de la situation ait enfin lieu”, tonnent les membres de l'APSF. D'autant, ajoutent-ils, que le Trésor est partie prenante et que la majorité des dossiers bloqués concerne des agents encore en activité et donc disposant de ressources. “Cela signifie-t-il que les sociétés de financement n'ont qu'à passer pour pertes ces créances impayées?” s'interrogent-ils. “Cela constituerait, à n'en pas douter, un précédent gravissime”, concluent les professionnels. Le président de l'APSF attire aussi l'attention sur un point nouveau qualifié de préoccupant, celui du recours au redressement judiciaire. Un phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur. “Nombreux sont les clients qui en abusent pour se soustraire à leurs obligations de remboursement”, soulignent les opérateurs.


Observatoire… en retard

La création de l'Observatoire du financement des ménages figure parmi les principales préoccupations de l'APSF. Cet organisme, qui tarde à voir le jour, vise à doter l'économie marocaine d'indicateurs autant qualitatifs que quantitatifs sur le comportement des ménages relatif à la consommation et à l'usage des crédits. La finalisation de ce projet devrait associer les organismes publics et privés concernés par la question, ainsi que des chercheurs universitaires. D'ailleurs, l'APSF a déjà établi des contacts dans ce sens. “La réussite de ce projet dépend et en grande partie des informations que pourraient transmettre les sociétés membres sur les catégories socioprofessionnelles des clients qui s'adressent à elles, leur âge, leur situation de famille et l'usage qu'ils font des crédits.Fédoua TOUNASS

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