×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Tarifs de téléphone: Les espoirs sur le deuxième larron du GSM

Par L'Economiste | Edition N°:439 Le 09/02/1999 | Partager

Malgré les efforts d'Itissalat Al-Maghrib, les prix des communications téléphoniques sont jugés élevés. Mais il faut relativiser, car les tarifs des autres prestations, notamment les frais de branchement et les redevances, sont compétitifs. Nombre de spécialistes prédisent à l'opérateur public des souffrances avec l'arrivée prochaine d'un nouvel exploitant au GSM.

A ceux qui reprochent à Itissalat Al-Maghrib (IAM) d'être plus chère, son président-directeur général, M. Abdeslam Ahizoune, aime à dire que le Maroc se situe parmi "le plus bas de la zone la plus chère et le plus cher parmi les plus bas". Si l'on tient compte d'un package de prestations intégrant le raccordement (ouverture d'une ligne), la redevance d'abonnement et le tarif des appels locaux et interurbains. IAM soutient effectivement la comparaison avec certains opérateurs des pays à niveau de développement similaire au Maroc.
Il faut cependant nuancer, car le boom du téléphone mobile renchérit mécaniquement les coûts d'exploitation du réseau traditionnel, surtout pour les opérateurs publics qui n'ont pas vu venir ou exploiter cette évolution. C'est sur le critère du droit d'entrée au réseau, les frais d'ouverture d'une ligne (500 DH hors taxes pour le fixe et 450 DH au GSM) que l'opérateur marocain se montre le plus compétitif. Dans l'échantillon figurant dans le tableau, l'Afrique du Sud l'emporte nettement (331 DH pour le fixe et 162 DH pour le GSM) face au Maroc. A noter que le pays de Mandela en est actuellement à sa quatrième licence GSM et la concurrence y est déjà une réalité. Au Maghreb, l'opérateur tunisien fait payer 682 DH pour le raccordement au réseau fixe et 1.279 au GSM. Ses abonnés sont en revanche choyés en ne déboursant que 23 DH au titre de la redevance d'abonnement. Dans le mobile, l'opérateur portugais bat les records avec zéro DH pour se brancher au GSM.
Malgré ses efforts, l'opérateur public marocain du téléphone a du mal à se défaire de son image d'une entreprise aux prestations onéreuses. Il a beau concéder des baisses des tarifs de communication sur le GSM, rien n'y fait. "Au-delà de la valeur absolue du prix de la minute de communication, le jugement du grand public sanctionne sans doute un rapport qualité/prix très moyen", analyse un professionnel. Dans une conférence de presse annonçant les résultats de l'entreprise et la baisse de prix des appels sur GSM, le président d'IAM reconnaissait "qu'il y avait encore des efforts à faire en matière d'amélioration des prestations".
Dans l'ensemble, ce sont surtout les tarifs à l'international qui sont mis à l'index, notamment par les entreprises, principal contributeur dans le chiffre d'affaires de l'opérateur. Car, pour la majorité des abonnés "particuliers", appeler l'étranger relève d'un luxe et cela se traduit d'ailleurs dans la structure de recettes de l'opérateur: plus de la moitié des factures de téléphone sont en dessous ou approchent à peine la somme des 100 DH. Les appels internationaux, même s'ils représentent en volume moins d'un dixième de l'activité d'Itissalat Al-Maghrib, contribuent pour plus de 80 % à son chiffre d'affaires. A l'évidence, même s'il faut relativiser du fait de la barrière du pouvoir d'achat, la plupart des ménages ne se servent de leur téléphone que pour la réception des communications. A l'époque de l'ONPT, le trafic international constituait le pilier du mécanisme de péréquation, et servait à subventionner le réseau intérieur et l'activité de la Poste. Avec l'éclatement des entités de l'ex-Office, on ne sait toujours pas par quelles ressources ce mécanisme a été remplacé.
Au siège de l'opérateur à Rabat, "IAM répercute systématiquement ses gains de productivité sur les tarifs qu'elle pratique", soutient la Direction. "La politique tarifaire est toujours orientée dans le sens de la baisse", ajoute-t-elle.
Avec l'arrivée d'un nouveau larron dans le GSM, bien des spécialistes prédisent des souffrances à IAM, notamment une érosion de sa clientèle "mobile", mais aussi de celle du réseau fixe qui ne résistera pas aux sirènes des offres de la concurrence. Le taux de transfert est estimé entre 3 et 5%. A cela s'ajoutent des résiliations d'abonnements au réseau classique de l'opérateur historique, un phénomène qui avait été observé dans plusieurs pays aux premiers mois de l'ouverture du marché à la concurrence.


La mécanique du tarif GSM


Une unité de communication, soit l'équivalent de 15 secondes, revient à 0,80 DH HT. Ce qui théoriquement équivaut à 3,20 DH la minute.
Mais attention, toute minute entamée est facturée, c'est-à-dire, 12 minutes, trois secondes sont payées 13 minutes.
A l'international, l'abonné GSM qui appelle de son combiné paie en plus du tarif de la minute du réseau traditionnel, une majoration dite surtaxe de 0,80 DH (hors-taxe) par tranche de 20 secondes.
Si vous avez l'option roaming international (possibilité d'utiliser le réseau de partenaires d'Itissalat Al-Maghrib à l'étranger) vous payez le tarif de l'opérateur du pays où vous vous trouvez plus une majoration de 30%.
Attention aussi aux appels entrants à l'étranger, car c'est l'abonné qui supporte la partie "internationale" de la communication. De même, pour les appels à partir d'un combiné du réseau fixe, c'est le tarif GSM qui s'applique, c'est-à-dire 3,20 DH la minute.

Abashi CHAMAMBA


  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc