×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Tanger/investissement: L’effet Renault-Nissan

    Par L'Economiste | Edition N°:2833 Le 04/08/2008 | Partager

    . Les projets du constructeur automobile dopent l’activité dans la région. 110 projets pour 26 milliards de DH approuvés à fin juin 2008La région de Tanger-Tétouan semble avoir battu tous les records en termes d’investissement. Selon les chiffres du Centre régional d’investissemet, pas moins de 26 milliards de DH ont été investis au cours du premier semestre 2008 dans 110 projets. Le montant est en hausse de 273%, par rapport à la même période de l’année passée, indique le CRI. Mais le mérite revient à l’investissement colossal que réalise actuellement l’Alliance Renault-Nissan à Melloussa à la sortie de Tanger. Il s’agit de l’usine de montage de véhicules dont l’investissement annoncé est de 11 milliards de DH. Pour rappel, Renault-Tanger fabriquera 200.000 véhicules de marque Dacia dont plus de 90% pour l’export. Son entrée en service est prévue à l’horizon 2010. l’Alliance Renault-Nissan a signé en septembre dernier un accord avec le gouvernement marocain pour la mise en place de son usine dans la zone de Melloussa. Elle s’étendra sur plus de 300 hectares et devra créer près de 6.000 emplois directs et 30.000 autres indirects. Cette implantation devra profiter des capacités logistiques de la région offertes par l’entrée en service du port TangerMed. A noter que le second semestre sera lui aussi placé sous le signe de Renault-Nissan, la future entrée en service de l’usine aura pour effet de drainer de nombreux sous-traitants, dont de grands noms tels Faurecia.La dynamique ainsi créée a profité à l’investissement industriel durant la même période. Ce secteur accapare plus de 46% du total des investissements, suivi par le secteur du BTP avec 26% (environ 6,5 milliards de DH) et du tourisme, avec 18%, (soit environ 4,7milliards de DH). Dans les secteurs de l’immobilier et du tourisme, la région a connu d’importants investissements. C’est le cas de Tanger City Center, dont les travaux ont démarré en mai dernier. L’investissement prévu est de 1,8 milliard de DH, soit une hausse de 80% par rapport aux prévisions initiales. Il s’étale sur plus de 3 hectares dans l’un des quartiers les plus prometteurs de la ville. Un autre projet pharaonique en cours est celui d’Emaar. Le projet Tinja annonce un investissement d’environ 650 millions de dollars, soit un peu plus de 5 milliards de DH. La superficie dédiée à ce projet est de 230 hectares sur le littoral atlantique. Au menu, une marina, plusieurs hôtels de standing moyen et de luxe ainsi que divers équipements tels que des espaces d’animation, golfs et autres attractions. Non loin de là, se situe le projet Al Houara. C’est Qatari Diar qui en est en charge. D’autres chantiers non moins importants sont lancés par la Gulf Finance House (GFH) à Cap Malabata: Royal Resort Cap Malabata est un projet de cité balnéaire intégrée entièrement aménagé par la GFH pour un montant total de près de 5,4 milliards de DH. Il s’étale sur 127 hectares.


    Origine

    S’agissant de l’origine de l’investissement, les responsables du CRI indiquent que le capital national arrive en tête avec 46,62% des réalisations, soit 11,7 milliards de DH. La France est en seconde position avec 11,4 milliards (42,62%). Outre l’Espagne qui occupe la troisième position (5,3%) des investissements, le reste est départagé entre des capitaux de diverses origines, européennes et arabes. De notre correspondant,Ali ABJIOU

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc