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    Tanger renforce ses unités de protectionde l’enfance

    Par L'Economiste | Edition N°:2824 Le 21/07/2008 | Partager

    . Un projet soutenu par la coopération espagnole. Objectif: Porter assistance aux enfants victimes de maltraitanceDes centres d’accueil pour les enfants en situation difficile. C’est le projet lancé récemment à Tanger par le ministère du Développement social, de la Solidarité et de l’Enfance en partenariat avec l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement. Une enveloppe de 1,8 millions de DH (156.000 euros) est consacrée pour leur réalisation. Ces unités de protection de l’enfance (UPE) ont pour mission la protection des enfants contre toutes les formes de violence et d’exploitation. Mais au-delà de ces structures, le mémorandum d’entente conclu entre les deux parties a de larges ambitions: «La mise en place au niveau local d’un système référentiel des services sociaux de proximité programmés à travers les 16 régions du Royaume d’ici 2009», explique Nouzha Skalli, ministre de tutelle. La protection de l’enfance cible en priorité des catégories définies dans le Plan d’action national pour l’enfance. En clair, les orphelins, les enfants victimes de violences et d’exploitations sous toutes leurs formes (travail, abus sexuels, etc.). Les jeunes immigrants clandestins sont également ciblés. Des équipes spécialisées dans la prise en charge des enfants en situation difficile sont en cours de constitution. Grâce à un programme transnational de formation. Les UPE ont ainsi une mission bien délimitée: ces structures doivent accueillir, écouter et offrir des programmes de réinsertion. Elles doivent opérer la médiation entre enfants et vis-à-vis de leurs parents. Mais ce qui importe le plus, c’est qu’elles leur fourniront des assistances médico-légales et informeront la police et la justice en cas de violences exercées contre eux. Si nombre d’acteurs associatifs travaillant dans le domaine de l’enfance ont accueilli favorablement le projet, d’autres «attendent de voir». Pour justifier leur position, ils citent l’exemple des centres de lutte contre la mendicité professionnelle, expérience pilote initiée à Casablanca par l’ex-ministre du social. Expérience qui n’a pas eu l’effet escompté. Nouzha Skalli promet de rectifier le tir des ces unités pour une plus grands efficacité. Il faut noter aussi que le compromis de coopération et de partenariat entre le département en charge de développement social et l’Agence de coopération espagnole qui soutiendra également le renforcement institutionnel du ministère et des établissements affiliés. Parmi eux, l’Agence de développement social, l’Entraide nationale, l’Institut national d’action sociale et l’Observatoire national de l’enfant. Car, pour la ministre, «il vaut mieux capitaliser sur l’existant, à savoir les Agences de développement social et les Entraides nationales que de verser dans la création de délégations».


    Priorité

    La Coopération espagnole élève au rang de priorité la protection de l’enfance dans son document «Stratégie pays» élaboré en 2005. L’Espagne a même consacré un programme pour le Maroc : Stratégie globale pour la protection de l’enfance en risque au Maroc. Une stratégie qui s’étale sur 5 ans (2006-2010) et est dotée d’un budget de 17,5 millions euros. En gros, la stratégie appuiera les politiques publiques marocaines en matière de protection, de formation et d’insertion des mineurs vulnérables. Ali JAFRY

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