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Tanger: Les sinistrés de Marsham refusent l’aide de l’Etat

Par L'Economiste | Edition N°:2416 Le 06/12/2006 | Partager

. Ils la qualifient d’insuffisante . Les voisins solidairesAprès le drame qui a frappé le quartier de Ghersa Hsissen, près de Marsham, la semaine dernière, la vie reprend peu à peu. Mais la galère continue pour les habitants des maisons effondrées et de celles qui menacent de l’être. Soit 65 familles qui ont tout perdu dans la nuit de dimanche 26 novembre (cf. www.leconomiste.com). Une aide d’urgence de 1.500 DH/mois leur a été proposée pour trouver un loyer en attendant mieux. Aide refusée. Selon leur porte-parole, les familles apprécient le geste de l’Etat mais refusent le principe d’avoir à se débrouiller par eux-mêmes. «Nous ne sommes pas fautifs, nous sommes des victimes; c’est à l’Etat de trouver une solution convenable», affirme le représentant de l’Association des riverains. Certains voisins refutent même l’idée de devoir s’installer loin de leur quartier, à cause de la scolarisation de leurs enfants. Installés sous une tente ou sous des baraques construites à la va-vite, ils restent dans le quartier l’œil rivé sur ce qui reste de leurs maisons. La nuit du drame, ils ne sont pas près de l’oublier. Quand la première maison a commencé à craquer, les autres ont suivi comme dans un jeu de dominos. Les habitants ont eu miraculeusement le temps de sortir pour voir le labeur de toute une vie s’effondrer en quelques heures. Lundi matin, le désastre était encore plus flagrant. Des murs écroulés, des gens hagards tentant de sauver des décombres quelques biens, des camions chargeant des meubles souvent endommagés… Bref, une image de désespoir que l’on voit souvent en période de guerre. Pourtant, aucun conflit n’est à l’origine du malheur des gens de Marsham. La négligence des uns a fait le malheur des autres. Sises sur le flanc d’une des falaises surplombant la plage de Merkala, les maisons se sont dangereusement inclinées sous l’effet d’un affaissement du sol. En effet, des travaux de creusement et de terrassement effectués par une entreprise de travaux public, la société Tre Cantos, en contrebas de la falaise, seraient à l’origine du sinistre. Les précipitations n’ont pas arrangé les choses. Pourtant, la sonnette d’alarme avait été tirée. Dès les premiers coup de pioche du projet immobilier, en bas de la falaise, les habitants avaient remarqué des fissures dans les murs. Mais on a fait la sourde oreille à leur inquiétude. Inquiétude justifiée d’autant plus que la zone, connue pour ses risques de glissement, avait été déclarée «non aedificandi». En clair: non constructible. Mais une dérogation a permis il y a 4 mois au projet d’habitation de démarrer... Le 3 novembre, les habitants ont reçu un courrier leur demandant d’évacuer les lieux, sans offrir aucune solution en contrepartie. Trois semaines plus tard, les fortes pluies aidant, un glissement de terrains se produit, vidant quasiment le quartier de son sous-sol. La colline a heureusement tenu sur sa partie supérieure, limitant les dégâts. Une demi-douzaine d’arbres aux fortes racines ont retenu le sol et empêché ce qui aurait pu être une catastrophe d’une autre magnitude. Alors que les adultes semblent désœuvrés face à leur tragédie, les enfants ne semblent pas trop s’en faire. Déjà, ils ont repris leurs jeux d’enfants… une façon de rappeler que la vie continue. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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