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Economie

Tanger: La traque aux clandestins s'accentue

Par L'Economiste | Edition N°:1442 Le 22/01/2003 | Partager

. Des descentes de la Gendarmerie royale dans les forêts avoisinantes ont permis l'arrestation de 13 Subsahariens hier mardiC'est une vraie “guerre” qui a été déclarée à l'émigration clandestine. Les forces de l'ordre se lancent dans une lutte acharnée contre ce fléau. Le drame du week-end dernier oblige (19 cadavres de candidats à l'émigration clandestine ont été trouvés dans la forêt des ambassadeurs). Encore hier, la Gendarmerie royale a effectué une descente dans les forêts aux abords de la ville. Pour les clandestins, c'est le bon endroit pour se cacher, le temps d'organiser la traversée. 13 clandestins (Nigérians, Gambiens, Sierra-Léonais et Béninois) ont été arrêtés, dont 5 femmes. D'après les premiers éléments de l'enquête, ils seraient tous venus d'Algérie. Certains disposent même d'une carte de vaccination de l'Institut Pasteur d'Alger. Selon les statistiques de la Gendarmerie royale, l'année 2002 n'a pas vraiment connu une progression du phénomène. Il y a eu plutôt une légère baisse du nombre d'arrestations. En effet, il y a eu l'arrestation de près de 456 étrangers dans la région de Tanger en 2002, contre 488 en 2001. Par nationalité, ce sont les candidats du Niger qui viennent en tête, avec 88 arrestations, suivis du Sierra Leone avec 69 et le Sénégal avec 64. Ce recul des arrestations s'explique, non pas par un relâchement des actions de la Gendarmerie, comme le soulignent ses responsables, mais d'une réelle diminution des flux. Concernant les Marocains, le recul est encore plus marqué. Les arrestations ont porté en 2002 sur plus de 840 personnes, dont plus du tiers de la région de Béni Mellal, alors qu'en 2001, ils étaient plus de 1.670 personnes, soit près du double. Les étrangers ont ainsi même changé de comportement. Ils étaient avant très peu enclins à sortir des murs de la ville, par peur ou par méconnaissance de l'arrière-pays. Actuellement, ils sont obligés de se refugier dans les bois environnants et dans certaines maisons rurales. La cause n'est autre que l'interdiction aux propriétaires des pensions de les héberger sous peine d'être poursuivis pour complicité. Ces actions ont été aussi menées contre des autocars qui auraient transporté des Subsahariens. Même au centre-ville, les clandestins subsahariens deviennent de plus en plus rares. Auparavant, ils se promenaient par groupe de deux ou trois, ou se postaient aux principales artères, demandant l'aumône. «Maintenant, le temps n'est plus à la permissivité«, note un responsable de la police. Tous ceux qui ne sont pas en règle ou qui ont pénétré au Maroc de façon irrégulière sont présentés au Parquet pour vagabondage ou tentative d'émigration clandestine. Les Marocains, pour leur part, ne peuvent être poursuivis que s'ils sont pris en flagrant délit.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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