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Tanger Free Zone se découvre de nouvelles vocations

Par L'Economiste | Edition N°:2407 Le 23/11/2006 | Partager

. Le site accueillera le projet de TangerShore. Le marché hispanophone, principale cible L’offshoring représente l’un des futurs paris du Maroc. Dans la région, c’est Tanger Free Zone (TFZ) qui en sera le récipiendaire. TangerShore, comme a été baptisé l’offshoring dans sa version régionale, sera donc logé à la Tanger Free Zone. «Tanger aura sans doute, un important rôle à jouer dans l’offshoring, ne serait-ce que par sa position géographique», explique Jamal Mikou, directeur de la TFZ. Les marchés visés sont naturellement le marché hispanophone, vu la proximité de l’Espagne mais aussi en particulier par les affinités culturelles de la Région. La ville a déjà fait une percée importante dans le domaine des call-centers entre autres aspects avec l’installation d’une imposante plate-forme d’Atento, la filiale de Telefonica. Cette dernière a mis en place en 2001 un important centre pour le compte de clients espagnols mais aussi internationaux. L’entreprise, bien avant l’heure, a démontré la solidité des arguments en mettant en relief la disponibilité d’une main-d’œuvre disposant de l’outil nécessaire, la langue de Cervantès. C’est ce même constat qui sert de base à la volonté de lancer TangerShore sur les traces du marché hispanophone. TangerShore devra pleinement profiter de l’expérience de TFZ. «La base est là», note Mikou, pour qui la réussite de ce concept ne fait pas de doute. Déjà, en atteste la forte demande. En effet, des sociétés ont déjà fait l’approche. «Une importante demande est celle des entreprises espagnoles voulant délocaliser leur back-office», ajoute le directeur de la TFZ. Pour le lancement de TangerShore, les responsables préfèrent attendre de voir ce que va donner le lancement de CasaShore. Une réflexion est en cours pour mettre en place la structure de TangerShore. Pour Tanger Free Zone, il s’agit d’un défi majeur. En plus d’assurer la commercialisation d’une vingtaine d’hectares, TangerShore permettra de repositionner l’image de TFZ centrée actuellement sur l’industrie. La Zone pourrait alors recevoir d’autres centres d’appels, des centres logistiques pour de grandes entreprises ou même, des centres de traitement comptable délocalisés. La Zone vient en outre de lancer les travaux de son extension. Il s’agira de mettre en place une nouvelle tranche de 60 hectares de terrains sous douane. Ils viendront épauler les 105 hectares de la première tranche. La livraison devra démarrer vers la mi-2007. D’autre part, la zone a entamé la construction d’un parc logistique TIR de près de 5 hectares. Il sera géré par la société San Jose Lopez. Ce parc servira à assurer un service complémentaire pour le nombre grandissant de camions TIR que draine la Zone, mais aussi pour ceux empruntant la route Casa-Tanger. A quelques centaines de mètres, une clinique multidisciplinaire devra voir le jour en 2007. Il s’agira de compléter l’équipement de la TFZ par des installations hospitalières de qualité, spécialisées dans les accidents du travail, note-t-on auprès de la Zone. Actuellement, pour un simple cas d’évanouissement, il fallait appeler une ambulance de Tanger avec des délais allant jusqu’à une demi-heure. La clinique permettra aussi de servir la zone industrielle mitoyenne de Gzenaya ainsi que la commune de Boukhalef. La commercialisation de la zone ne s’arrête pas à ce niveau. La TFZ dispose d’une importante façade sur la route de Rabat. La demande pour la commercialisation de cette façade est en croissance accélérée. L’idée est de l’aménager et d’accueillir des projets pour des show-rooms ou carrément des hôtels, avance Mikou, ce qui ne manquera pas d’épauler l’attractivité de la zone.


3,4 milliards d’investissements à la TFZ

LA zone connaît ces dernières années une nette augmentation de la demande en lots. A fin septembre, la TFZ accueillait 247 sociétés de différents pays. Le total des investissements prévus est de près de 3,4 milliards de DH avec à la clé la création de plus de 27.000 postes d’emploi. Le champion toutes catégories reste le Japon. Avec trois entreprises seulement, il totalise un investissement global de plus de 600 millions de DH. La France fait mieux avec 640 millions de DH d’investissement, mais amenés par 68 entreprises. L’attractivité de la zone semble à première approche plus grande envers les entreprises de taille moyenne en Europe. L’Espagne est représentée à travers 44 localisations et un investissement global de plus de 614 millions de DH. Le Maroc n’est pas en reste avec 39 entreprises et 336 millions d’investissements. Des 247 sociétés installées, plus de la moitié sont actuellement en activité. Le reste est soit en cours de construction, soit en cours d’étude.A. A.

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