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Tanger Free Zone: Les sous-traitants auto veulent embarquer dans la Logan

Par L'Economiste | Edition N°:2215 Le 16/02/2006 | Partager

. Après la circulation du dirham, l’ouverture du marché local. Comment se fera la cohabitation entre les zones franches?La région de Tanger-Tétouan est engagée dans une refondation urbanistique. L’«avalanche» des projets d’infrastructure devrait lui permettre de prétendre au rang de grande métropolitaine urbaine. Ce «renouveau» et les équipements qui s’y greffent vont contribuer à l’émergence d’une triple vocation économique: industrielle, touristique et de services. Ainsi, la région se positionnerait le deuxième pôle industriel du pays et gagnerait en attractivité par la présence d’un port de transbordement. Cette plateforme logistique est la rampe de lancement du rayonnement international auquel aspire la région. Tanger et son arrière-pays ont par ailleurs des arguments à faire valoir dans le tourisme balnéaire et l’écotourisme. Pour peu que l’infrastructure suive, Chefchaouen est, de ce point de vue, une locomotive. L’industrie locale, longtemps assimilée à la sous-traitance textile, attire aussi les composants aéronautiques et automobiles et l’énergie. La plupart des filiales des groupes internationaux -220 entreprises au total- sont implantées dans la zone franche aéroportuaire, Tanger Free Zone (TFZ). Celle-ci, qui s’étend sur 345 hectares, n’est exploitée qu’à un peu plus de la moitié de sa capacité (220 ha). Cette sous-exploitation est commune à tous les sites aménagés pour l’industrie et peut soulever des interrogations sur la manière dont ces zones sont vendues alors que l’offre de locaux commerciaux pour certains services souffre d’un déficit structurel. «Une nouvelle tranche de 60 hectares va être ouverte prochainement», confirme Jamal Mikou, directeur général de Tanger Free Zone, qui se dit optimiste pour l’avenir. Il y a de quoi, il est vrai, car les industriels installés sur le site ont obtenu que la circulation du dirham y soit autorisée. «Cela peut paraître anodin, mais je peux vous assurer que cette mesure va soulager les opérateurs économiques de petits (voire, de grands) ennuis au quotidien, concède le management de la TFZ. La deuxième évolution attendue par les entreprises de la TFZ est la possibilité de vendre sur le marché local. Le site abrite une soixantaine de PME spécialisées dans les composants automobiles. Avec le développement de la Logan au Maroc, elles ne comprennent pas que la société de montage locale (Somaca) soit interdite de s’approvisionner de la zone, quitte à soumettre les marchandises écoulées aux règles fiscales de droit commun. Et cela n’a rien d’une concurrence déloyale, argument que brandissent les détracteurs de cette mesure. Il serait raisonnable de pouvoir écouler 20% des composants produits à TFZ, remarque Jamal Mikou. Cette requête mérite réflexion et débat à la veille de l’ouverture des quatre nouvelles zones franches, qui seront en concurrence directe avec TFZ. Le site d’Oued R’mel, une zone logistique de 135 ha, devrait voir le jour à l’été 2007. Située à proximité du port, cette plateforme servira exclusivement aux activités logistiques ou post-manufacturières de petite échelle, d’assemblage et de packaging. Les zones franches industrielles de Meloussa I et II, situées à une vingtaine de kilomètres de Tanger, s’étaleront sur environ 900 ha (lancement prévu en 2010). Elles sont destinées à l’industrie légère orientée vers l’export. Enfin, la zone commerciale de Fnideq (200 ha), spécialisée «B to B», comportera des centres commerciaux avec une large gamme de produits (duty free pour les voyageurs en partance pour l’étranger). Sont ciblés, les hommes d’affaires et la clientèle de touristes et Marocains résidents à l’étranger (MRE). Lorsque ces zones franches seront opérationnelles, le défi sera de constituer un hub international pour les flux logistiques régionaux et internationaux. Reste à faire cohabiter toutes ces infrastructures d’accueil des entreprises, en faisant en sorte que les synergies soient maximales plutôt qu’elles ne se canibalisent. Chez TFZ, le management est plutôt serein. Le directeur général affirme que «tant que les 345 ha de Tanger Free Zone ne seront pas totalement occupés, il n’y aura pas de lancement de nouveaux sites». Ah bon?R. H.

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