×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Tanger: Des élus réclament plus de pouvoir

Par L'Economiste | Edition N°:1723 Le 11/03/2004 | Partager

. La régionalisation bute sur le manque de compétences . Le juriste français Michel Rousset a fait le déplacement pour un débat. Pour le président de la région, le rythme des réformes devrait être accéléréLA récente visite de Michel Rousset à Tanger n'a pas manqué d'attirer les intellectuels de la ville. Ces derniers étaient nombreux à venir écouter le professeur en droit administratif, qui a animé un débat sur la région comme espace de développement. Ouvrant le bal, Abdelhadi Benallal, président de la région de Tanger-Tétouan, a saisi l'occasion pour réclamer plus de pouvoir au profit des élus, “sans atteindre pour autant les limites du fédéralisme”, dit-il. Pour lui, l'Etat devrait faire un effort supplémentaire en matière de décentralisation. Les régions continuent de subir le contrôle des walis, chefs d'orchestre de fait de l'action régionale. Pour Benallal, le rythme des réformes devrait être accéléré. A ceux qui demandaient plus de pouvoir et de moyens, Rousset rappelle que les efforts de décentralisation et de régionalisation ont occupé les 150 dernières années en France. Et ce n'est pas encore fini, note-t-il. Prochainement, les Français devront se pencher sur de nouveaux changements en matière de politique régionale. Mais les changements territoriaux ne doivent pas être trop nombreux ou arbitraires. Le Maroc, en passant de 7 régions en 1974 à 16, risque de faire perdre aux acteurs régionaux leurs repères. “Le découpage régional doit être stabilisé, on ne peut le modifier constamment car les intervenants doivent se reconnaître dans leur espace d'échange”, note Rousset. D'un autre côté, on doit veiller aux attributions des cadres régionaux. “L'administration des régions doit être une administration de mission et non un 4e degré de l'administration centrale”, explique Rousset. Ce ce qui implique des compétences et des profils qui dépassent de loin la moyenne des élus actuels. Il faut se fixer des objectifs et se doter des moyens humains pour les atteindre. Quant aux moyens financiers, il doit y avoir un minimum pérenne à exiger, ce qui ne semble pas être le cas au Maroc, pour le budget actuel, le fonds de péréquation interrégional n'est cité que pour mémoire, indique encore Rousset. Pour Mehdi Yahia, chef du département de Droit public à l'Université Abdelmalek Essaâdi, l'expérience marocaine est trop calquée sur le modèle français. “La région ne s'impose pas par les lois, mais plutôt par le temps”, précise-t-il. En France, la loi n'a fait qu'officialiser une situation qui existait déjà de fait. Avant de réussir l'expérience régionale, il faut d'abord réussir l'expérience communale. Le flou qui entoure la notion de représentation légale ne fait que compliquer les choses. Il crée un déséquilibre entre les compétences dévolues aux walis, représentants de l'exécutif et celles dévolues aux élus, note un intervenant.


Un connaisseur du droit marocain

Professeur émérite et président de l'Université des Sciences sociales de Grenoble, Michel Rousset a occupé aussi le poste de doyen de la Faculté de Droit. Il a enseigné au Maroc le droit pendant plus de trente ans. Il est l'auteur de “la bible” du droit administratif marocain. Michel Rousset, juriste français, était à l'honneur samedi à l'hôtel El Minzah. C'était à l'initiative de l'Institut français de Tanger-Tétouan et l'Inspection régionale du territoire.De notre correspondant,Ali ABJIOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc