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Economie

Tanger: Assez de médecins et peu d'hôpitaux

Par L'Economiste | Edition N°:1536 Le 10/06/2003 | Partager

. Un rapport sur la santé dans la région a été dévoilé lors de la visite du ministre C'est un rapport alarmant sur la situation du secteur de la santé dans la région de Tanger-Tétouan, qui a été présenté le week-end dernier à la wilaya de Tanger. Elaboré par les services régionaux de la Santé, il met en évidence la faiblesse des infrastructures et moyens disponibles. Le faible nombre d'établissements de santé constitue l'un des points marquants de cette étude. Si la moyenne nationale se place à un établissement pour toutes les 14.000 personnes, pour la région, ce ratio est d'un centre pour 17.700 personnes. Côté capacité d'accueil, c'est un lit toutes les 1.500 personnes, alors que la moyenne nationale se place à 1/1.200. Le nombre d'hôpitaux ne dépasse pas les 11, avec 4 autres en chantier et qui devraient entrer en fonctionnement avant la fin de l'année. Concernant les infirmiers, ce n'est pas tant leur manque qui dérange (ils sont actuellement de près de 1.552, alors que pour être dans la norme nationale, ils devraient atteindre le nombre de 2.484), mais plutôt leur âge. “La moyenne d'âge des infirmiers de la région dépasse les 40 ans”, précise le Dr Driss Bakkali, délégué régional de la Santé. Une moyenne qui se répercute tant sur l'efficacité que sur les perspectives de remplacement. Le seul score positif reste celui des médecins. La région Tanger-Tétouan dispose d'un médecin pour 5.700 personnes, alors que la moyenne nationale est d'un pour 6.000. Mais dans ce cas, ce sont certaines spécialités, telle la psychiatrie, qui font défaut, en plus du problème de la répartition qui se pose même en milieu urbain. A Fahs-Bni Makada, il n'y a que 26 médecins, alors que cette commune, faisant partie de la ville de Tanger, compte plus du dixième de la population de la région. Outre la faiblesse de ses moyens, le secteur est pointé du doigt en ce qui concerne la qualité de ses prestations, en plus d'une corruption galopante, selon certains parlementaires. “Dans les cas de corruption, il faut avoir recours à la justice”, a noté Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la santé, tout en se montrant conscient de l'ampleur du problème. Ce dernier n'a pas manqué de mettre en relief la faiblesse du budget de ce secteur, expliquant entre autres le manque de médicaments et d'entretien au sein des hôpitaux. D'un autre côté, le ministre a annoncé la prochaine construction d'une polyclinique à Fahs-Bni Makada. Elle viendra s'ajouter à celle déjà existante à Tanjah Balia.


La polyclinique innove

La polyclinique de la CNSS de Tanger veut innover. Elle vient de mettre en place un service de navettes en direction de la ville. Cette polyclinique, construite sur le sommet d'une colline à Tanjah Balia, dispose d'une vue imprenable, mais se trouve loin des usagers. Pour les personnes non motorisées, cela s'avère handicapant. La navette aura six départs quotidiens entre le site de la direction régionale de la CNSS et la polyclinique. Cette action rentre dans le cadre de l'amélioration des services envers les assurés non couverts par un organisme d'assurance-maladie.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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