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Economie

Système d’information géographique
Une expérience pilote à Tadla

Par L'Economiste | Edition N°:2737 Le 18/03/2008 | Partager

. L’habitat, les routes, l’agriculture et l’environnement sous la loupe. Meilleure visibilité pour les investisseurs Un système d’information géographique et de télédétection par satellite, un guichet unique pour gérer l’octroi des subventions aux agriculteurs et un plan d’économie d’eau et de renforcement des organisations professionnelles. Voilà, les nouveaux instruments de gestion mis en place par l’Office régional de mise en valeur agricole du Tadal (Ormvat) pour accompagner le monde agricole. Ceci s’inscrit dans la droite ligne du nouveau contexte caractérisé par le désengagement de l’Etat. Même la mission de vulgarisation et d’encadrement est désormais dispensée à la carte. Elle est fournie selon les besoins et spécificités de l’exploitation et des cultures qui y sont pratiquées. Car, le SIG, tel que communément désigné, permet, une fois jumelé avec les données du laboratoire d’analyses, d’avoir des informations aussi précises que ponctuelles sur la qualité de l’eau et de la terre. Mieux encore, l’apparition des maladies tout comme la pullulation des ravageurs des cultures sont détectées à temps. C’est donc un système à la fois de gestion et d’aide à la décision. Mais au-delà c’est un véritable vent de dynamisme qui semble désormais souffler sur la région de Tadla-Azilal. C’est d’abord l’afflux de grands groupes comme Oléa capital, Kettani, Aït mena et d’autres groupements en partenariat avec des investisseurs étrangers qui s’ y installent avec de mégaprojets intégrés. Le tout moyennant des superficies variant entre 500 et 2.000 ha. Et les créneaux investis n’en demeurent pas moins gros porteurs: oléiculture, arboriculture fruitière, betterave sucrière, élevage et céréales de multiplication. «C’est le super intensif qui est en train de se développer», constate allégrement Abderrahman Naili, chef du département du développement agricole à l’Ormvat. Pourquoi un tel engouement ? D’abord, les atouts ne manquent pas. «A lui seul, le potentiel exploitable dans l’immédiat permet de nourrir 17 millions d’habitants et les réserves hydriques souterraines prouvées d’étancher la soif de 10 millions d’âmes», précise Naili. D’où le surnom de «château d’eau du Maroc», qui distingue la région. En effet, elle assure l’irrigation de 40.000 ha du périmètre du Haouz et participe à l’arrosage des Doukkala via l’alimentation du barrage Al Massira. De même qu’elle approvisionne le Grand Casablanca en viandes rouges, produits laitiers, fruits et légumes et autres produits destinés à l’agroalimentaire. Malheureusement sous forme de matière première. Car, la valorisation se fait, pour l’essentiel, au-delà des frontières de la région. Les agrumes tout comme les olives sont transformés ou conditionnés ailleurs avant d’emprunter les chemins de l’exportation. Et les exemples peuvent être multipliés à volonté. C’est dire le manque à gagner au niveau de la valorisation. Or, à l’évidence les groupes qui s’installent avec de grandes exploitations agricoles intégrées à des unités industrielles n’entendent pas limiter la transformation à leur seule production. Mais feront aussi appel aux autres fournisseurs agricoles de la région. A ce sujet, une meilleure visibilité est désormais offerte. Et c’est ce qui motive ensuite l’intérêt de gros investisseurs. L’Ormvat a, en effet, ouvert des chantiers qui commencent à donner leurs fruits. A commencer, comme signalé, par la mise en place du système d’information géographique et de télédétection. Le SIG de l’Ormvat a été mis en place, vers la fin des années 1990, dans le cadre d’un projet de coopération maroco- américaine. Il a été conçu au départ pour aider à la planification de l’irrigation et l’évaluation de l’impact des activités agricoles sur l’environnement. Depuis lors, de nombreuses améliorations y ont été introduites. Au point que le système est désormais utilisé pour gérer l’espace territorial dans sa globalité. Il est passé depuis le début de cette année au service d’une gestion transversale qui met en équation plusieurs intervenants dans des domaines aussi variés que l’urbanisme, l’agriculture, les routes, les réseaux (électricité, eau potable, assainissement) et routes. Certes, il existe plusieurs projets SIG sectoriels et thématiques au Maroc mais les systèmes territoriaux au service des régions et provinces sont toujours au stade de la réflexion. Et la région du Tadla-Azilal est précurseur dans la domaine. Le système a été conçu autour d’une vision stratégique reposant sur la mise en place des pôles de développement économique.


Un guichet unique pour les subventions

Désormais, les dossiers déposés pour bénéficier des subventions accordées au matériel agricole, d’irrigation, à l’activité d’élevage et à l’oléiculture sont traités dans un délai maximum d’un mois. C’est à l’Ormvat qu’incombe la tâche de transmettre les dossiers pour déblocage d’argent. Depuis sa mise en œuvre le 3 mars, le guichet a réceptionné 21dossiers pour un montant d’investissement global de 10 millions de DH dont 4,2 millions comme montant prévisionnel d’aide financière.


50.000 ha reconvertibles en irrigation localisée

50.000 ha est la superficie irriguée actuellement par le système gravitaire et dont l’objectif est de la reconvertir en irrigation localisée. Pour cela, l’Ormvat n’est pas allé par quatre chemins. Toutes les exploitations d’une superficie supérieure à 5 ha doivent s’inscrire dans le programme. Avec à la clé le bénéfice de la subvention qui atteint 60% du coût de l’équipement. Et, dans le cas des betteraviers, le complément est fourni par le partenaire industriel. A. G.

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